Pour une ville habitable. De l'espace-temps comme enjeu démocratique
Luxembourg Corinne
TEMPS CERISES
10,00 €
Epuisé
EAN :9782370710659
Depuis plus de 10 ans, les ouvrages analysant la ville se succèdent. Les fractures françaises de Christophe Guilluy et Le Mystère français d'Emmanuel Todd et Hervé Le Bras parus respectivement en 2010 et 2013 sont peu à peu devenus des références dans l'ensemble du monde politique et plus largement pour tous ceux et toutes celles qui cherchent des éléments de réflexion et de réponse dans un contexte de crise. Les analyses de l'un et de l'autre s'appuient sur une fragilisation des classes moyennes, et sur une ethnicisation systématique des questions sociales, rencontrant un écho d'autant plus large que les débats politiques tendent à ne tourner qu'au débat identitaire et à la communautarisation des territoires. Les rapports de classes, les incidences du système capitaliste sur l'aménagement et le vécu des territoires en sont complètement absents. Ceci est le point de départ de ce texte qui n'a d'autre ambition que d'être un partage de réflexions sur la ville contemporaine autant que de porter une réaction à ces propos médiatiques, par trop catégoriques, discutables sur le fond comme sur la méthode. Il s'agit alors de lire l'aménagement des territoires, l'urbanisme comme la traduction de rapports de dominations sociales et d'idéologies politiques et économiques fortes.
Nombre de pages
190
Date de parution
19/10/2015
Poids
170g
Largeur
120mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782370710659
Titre
Pour une ville habitable. De l'espace-temps comme enjeu démocratique
Auteur
Luxembourg Corinne
Editeur
TEMPS CERISES
Largeur
120
Poids
170
Date de parution
20151019
Nombre de pages
190,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Depuis plus de quarante ans, les villes industrielles connaissent de profonds bouleversements socio-économiques et politiques. Petite ou moyenne, la ville industrielle est abordée par une réflexion sur l'habiter. Souvent réduite à des fonctions essentielles (travailler, se loger), la ville de la désindustrialisation est le témoin du recul du rôle structurant du travail à toutes les échelles pour l'existence d'une urbanité. La disparition des activités de productions entraînant la perte des emplois des habitants fragilise non seulement l'organisation du tissu urbain mais aussi l'identité des territoires. Après la désindustrialisation comment habite-t-on encore la ville industrielle ? Les options sont diverses allant de la revitalisation industrielle au passage à un nouveau profil économique en passant par la patrimonisalisation ou muséification. Les enjeux liés à la mémoire collective des activités de production participent à la réflexion sur la reconstruction d'un espace vécu commun.
« La liberté seulement pour les partisans du gouvernement, pour les membres d un parti, aussi nombreux soient-ils, ce n'est pas la liberté. La liberté, c'est toujours la liberté de celui qui pense autrement. »Emprisonnée, Rosa Luxemburg étudie le déroulement de la Révolution russe et en tire des leçons. Son enthousiasme, et son soutien total au bolchévisme, ne sont néanmoins pas exempts de critiques, notamment en ce qui concerne l'autoritarisme du régime mis en place par Lénine. Ce travail d'analyse ne sera pas achevé, et ses notes ne seront publiées qu'après sa mort.
Kalantar Yechoua délire sur son lit de malade dans une clinique de Jérusalem. Son médecin et une jeune femme des services secrets israéliens, Ilana, tentent de lui soutirer le plus de détails possible sur son passé et de comprendre son histoire, étrange et inquiétante. Kalantar, âgé de vingt-six ans a été trouvé, épuisé et tout seul, dans le désert de Judée. Il soutient qu'il est né à Boukhara, en Asie centrale, et qu'il est arrivé en Terre sainte par une route exclusivement souterraine, avec un groupe de fugitifs guidés par un rabbin faiseur de miracles, et un parchemin arabe qu'il tient toujours serré contre lui et dont il ne veut jamais se séparer. Qualifié de " détective mystique " par la critique, Eli Luxembourg construit un roman fantastique et réaliste à la fois. Les anecdotes et intrigues s'y enchevêtrent, les tableaux pittoresques disputent la magie de l'Orient à des personnages hauts en couleur, la sagesse du Talmud se mire dans les beautés du Coran. Qui est Kalantar et quel est le vrai sens de son destin ? En cherchant des réponses à travers une histoire pleine de suspense et de mystère, Luxembourg dépeint la condition contemporaine de l'homme : cette dixième famine biblique qui guette l'humanité, faim spirituelle et quête éternelle de l'idéal.
Depuis qu'il existe des sociétés de classe et que la lutte des classes constitue le moteur essentiel de l'histoire, la conquête du pouvoir politique a toujours été le but de toutes les classes ascendantes ainsi que le point de départ et le point d'aboutissement de toute période historique. C'est ce que nous constatons dans les longues luttes de la paysannerie contre les financiers et contre la noblesse dans l'ancienne Rome, dans les luttes du patriciat contre les évêques et dans celles de l'artisanat contre les patriciens dans les villes du Moyen Age, ainsi que dans celles de la bourgeoisie contre le féodalisme dans les temps modernes. La réforme légale et la révolution ne sont donc pas des méthodes différentes de progrès historique que l'on pourrait choisir à volonté comme on choisirait des saucisses chaudes ou des viandes froides au buffet, mais des facteurs différents de l'évolution de la société de classe, qui se conditionnent et se complètent réciproquement, tout en s'excluant, comme par exemple le pôle Sud et le pôle Nord, la bourgeoisie et le prolétariat. R. L.
A sa parution, en 1947, ce roman fit scandale. "Les uns ne voulaient y voir qu'un invraisemblable tissu d'histoires de haute fantaisie, d'autres n'y trouvaient que trop de vraisemblance Ce roman où j'essaie de dire la drôle de paix que nous vivions. Ce roman qui raconte la vie quotidienne de l'époque devrait me rappeler que rien n'est jamais gagné, ni tout à fait ni pour toujours". Anne-Marie est retournée aux îles, mais son mari et ses enfants lui sont devenus des étrangers. Son mari, collaborateur, la hait, sa fille a épousé les idées du père, son fils est un petit voyou qui l'aime toujours, mais son père ne le laissera pas partir. Anne-Marie n'a plus de famille, elle rentre donc à Paris. Elle se rend compte que la guerre, l'occupation, l'ont fait sortir des rails de sa vie de petite bourgeoise pour vivre une vie comme elle n'en avait jamais imaginé une.
Poète et essayiste, il est certainement l'une des figures majeures non seulement de Cuba mais de toute l'Amérique latine. Il a publié une trentaine de recueils qui forment comme le journal intime et public d'une vie à travers les événements du siècle. Retamar a côtoyé les grandes figures de la poésie et de la littérature cubaine (Lezama Lima, Alejo Carpentier, Nicolas Guillén). Influencé aussi par la poésie anglaise et notamment par TS Eliot, il a développé une écriture à la fois savante et accessible qui rapproche la langue poétique de la langue parlée. On peut rattacher son écriture à la "poésie conversationnelle" qui a eu une grande influence dans la poésie hispano-américaine. Cette tendance évoque les poètes de la Beat generation, mais aussi le grand poète nicaraguayen Ernesto Cardenal, voire le Salvadorien Roque Dalton. Poète de grande culture, Retamar se montre sensible et attentif à la vie dans sa précieuse simplicité, aux êtres humains réels, qu'il s'agisse de ses propres filles, d'amis écrivains, de révolutionnaires, ou d'inconnus.
Ce livre réunit les trois derniers recueils de Ritsos : Les négatifs du silence, L'arbre nu et Tard bien tard dans la nuit, qui donne son titre à l'ensemble. Yannis Ritsos a écrit ces poèmes entre juin 1987 et mai 1988. La période où ils ont été écrits leur confère une valeur testamentaire. Ritsos y dresse le bilan de sa vie, de ses engagements poétiques et politiques. Il se montre comme à son accoutumée toujours amoureux de la vie et lucide, sans complaisance pour lui-même. Mais il ne renie rien. Et au lieu que l'approche de la fin assombrisse le climat des poèmes, ceux-ci baignent dans une atmosphère sereine, teintée d'humour, avec toujours ce mélange de réalisme et de merveilleux qui caractérise la parole de celui qui fut, au-delà de la Grèce, l'un des plus grands poètes du XXe siècle.