Traduit de l'allemand et du latin par Matthieu Arnold, Jean Bosc, René-H. Esnault, Roger Foehrlé, Maurice Gravier, Albert Greiner, Franck Gueutal, Hubert Guicharrousse, Gustave Hentz, Pascal Hickel, Pierre Jundt, Georges Lagarrigue, Nicole de Laharpe, Annemarie et Marc Lienhard et Michel Weyer. Édition publiée sous la direction de Marc Lienhard et de Matthieu Arnold. Avec, pour ce volume, la collaboration de Jean Bosc, René-H. Esnault, Roger Foehrlé, Maurice Gravier, Albert Greiner, Franck Gueutal, Hubert Guicharrousse, Gustave Hentz, Pascal Hickel, Pierre Jundt, Georges Lagarrigue, Nicole de Laharpe, Annemarie Lienhard et Michel Weyer. Ce volume contient les oeuvres suivantes: Cours sur l'Épître aux Romains - Lettre à Georg Spenlein - Controverse au sujet des forces et de la volonté de l'homme sans la grâce - Lettres à Johann Lang - Controverse sur la théologie scolastique - Controverse destinée à montrer la vertu des indulgences [Les Quatre-vingt-quinze Thèses] - Sermon sur les indulgences et la grâce - Lettres à Spalatin et à Staupitz - Controverse tenue à Heidelberg - Lettres au pape Léon X - Sermons sur la double justice, sur la contemplation de la Passion, sur l'état conjugal, sur la prière et les processions pendant la semaine des Rogations, sur la préparation à la mort, sur le sacrement de la pénitence, sur le sacrement du baptême, sur le sacrement du corps du Christ et sur les confréries, sur l'usure - Brève explication des Dix Commandements, de la Foi, du Notre-Père - Des bonnes Oeuvres - De la papauté de Rome - À la noblesse de la nation allemande - Sermon sur le Nouveau Testament, à savoir la messe - Prélude sur la captivité babylonienne de l'Église - De la liberté du chrétien - Appel à un concile - Discours à Worms - Jugement sur les voeux monastiques - Brève instruction sur ce qu'on doit chercher dans les Évangiles et ce qu'il faut en attendre - Préfaces au Nouveau Testament et à l'Épître aux Romains - Lettres à Frédéric le Sage - Sept sermons - Sincère admonestation à tous les chrétiens pour qu'ils se gardent de la révolte et de la sédition - De la vie conjugale - Que Jésus-Christ est né Juif.
Nombre de pages
1599
Date de parution
04/05/1999
Poids
657g
Largeur
116mm
Plus d'informations
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EAN
9782070113255
Titre
Oeuvres . Tome 1
Auteur
Luther Martin
Editeur
GALLIMARD
Largeur
116
Poids
657
Date de parution
19990504
Nombre de pages
1 599,00 €
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L'homme parle d'une façon et Dieu d'une autre", affirme Erasme en septembre 1524. "Dieu est saint avec le saint et il est dévoyé avec le dévoyé", rétorque Luther en décembre 1525. Le différend éclate, la violence de la controverse théologique sur la liberté humaine et la grâce divine atteint ici son paroxysme. L'ampleur des effets immédiats du débat, en ces temps de Réformation et bientôt de Réforme catholique, permet d'y voir un moment historique de la conscience religieuse occidentale. Demeurent en héritage, par-delà la tournure confessionnelle de ces deux écrits, alors que le monde passe désormais pour être désenchanté, deux textes qui posent aujourd'hui encore une question constitutive de la conscience morale et de l'éthique.
Extrait WITTEMBERG OU LES ANGES DE LA NUIT Si Dieu revient, nous ne sommes pas sûrs qu'il soit encore le même; il se peut que comme tout le monde il croisse et se développe. Et même s'il est devenu plus sévère, il doit pardonner aux agnostiques et à ceux qui le cherchent dans l'obscurité de ne pas l'avoir trouvé car il n'était pas là ou ne les a pas accueillis. AUGUST STRINDBERG «Nous nous trouvons à l'entrée d'une ère nouvelle où les esprits s'éveillent et c'est une joie de la vivre», écrit Strindberg dans Légendes, et c'est ce même cri que Michelet pouvait prêter à Luther en voyant en lui le magique porteur de flammes où la Renaissance découvrait sa passion et sa nécessité. Car la rencontre de Michelet et de Luther, c'est la rencontre de deux obsessions identiques : inventer dans la joie un Dieu nouveau qui, dans l'usure ou l'écroulement d'un monde fatigué, apporte à la terre une autre faim, une autre soif et d'autres nourritures pour répondre à cette faim et à cette soif. Ce que le réformateur murmure au jeune Michelet, qui vient à peine d'entreprendre sa longue exploration du peuple français, c'est que la terre est le bien des hommes, un royaume de toute éternité façonné pour l'accomplissement d'une vie dont l'homme est la figure majeure. Mais cette vie a été souillée par un dieu usurpateur, cruel et injuste, et refaire la vie c'est refaire Dieu, fût-ce avec l'aide de Satan. Ce dialogue de Luther avec Satan fascine Michelet, et ce qui est en jeu dans ce dialogue c'est la souillure de la création et les chemins de sa nécessaire purification. Mais où sont les racines du mal ? Où se cache la nouvelle lumière ? À travers cette biographie de Luther, c'est la question que Michelet adresse à la Renaissance et, au-delà de la Renaissance, à l'histoire tout entière. Avec la vie, apparaît la souillure. Le corps de l'homme comme celui de l'univers est un corps d'amour, et l'amour est ce long chemin où, de pourrissement en pourrissement, s'accomplissent de lumineuses métamorphoses. La créature naît dans l'eau et le sang, comme la plante surgit de la boue. Et depuis qu'elle émergea de la pure animalité, depuis qu'elle s'attacha à lire en elle-même les reflets de son angoisse et les promesses de son futur, l'humanité est confrontée à cette souillure originelle. Pactiser avec cette souillure, l'enfermer dans une architecture qui en élimine le poison, tel fut peut-être le sens de la religiosité primitive : cultes, règles et interdits dessinent les frontières d'un territoire où les vivants se sentent protégés de l'élément corrupteur qui érode la création. Ne pouvant regarder en face cette énergie destructrice qui, sans cesse, renvoie le jour à la nuit, la matière à la décomposition, la vie à la mort, notre espèce a tenté de substituer au désordre originel un ordre qui ne fût qu'à elle et où les hommes puissent avancer et s'accomplir en échappant pour une part au cauchemar de la pourriture.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.