Lusotopie 2001 : Timor. Les défis de l'indépendance
KARTHALA
29,00 €
Epuisé
EAN :9782845862326
Timor oriental sera indépendant le 20 mai 2002. Il s'agira alors du huitième Etat de la Communauté des pays de langue portugaise (la CPLP). Cette indépendance, supervisée par l'ONU, aura coûté un prix terrible à la population. Après la décolonisation, tardive et ratée, de 1975, le pays a souffert d'une recolonisation atypique par l'Indonésie, avec le soutien explicite des Etats-Unis et de l'Australie, et grâce au silence complice de la plupart des pays européens, en particulier la France. Plus d'un tiers de la population a disparu dans les combats, les déplacements forcés et les massacres. La honte nationale ressentie au Portugal autour de cette tragédie obligea Lisbonne à opposer son veto aux divers accords d'association économique de l'Indonésie souhaités par l'Union européenne : Timor redevint par ce biais un enjeu international pour le régime indonésien. La reconnaissance de l'autodétermination par le nouveau régime en place Djakarta ne signifia nullement un contrôle du pouvoir politique sur l'institution militaire, habituée depuis près de vingt-cinq ans à vivre à Timor en pays conquis. Après le référendum d'août 1999 rejetant l'autonomie et se prononçant pour l'indépendance, les exactions des milices pro-intégration jetèrent le pays dans le chaos et impliquèrent enfin une intervention de l'ONU. Deux ans après le référendum historique de 1999, les Timorais, à nouveau appelés aux urnes, donnèrent la majorité absolue au parti issu de la lutte armée, le Fretilin. Le pays s'achemine-t-il donc vers une indépendance paisible ? Rien n'est moins sûr. La misère est profonde, pendant que les étrangers ayant afflué en nombre affichent un niveau de vie infiniment supérieur à celui de la population. Dans un pays détruit et hétérogène, tant sur le plan ethnique que linguistique et religieux, la plus grande attention à la diversité devra guider les nouveaux dirigeants.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.
Cent ans ont passé depuis la fondation de la République de Turquie. Les différents partis politiques qui se sont succédé au pouvoir, au rythme des élections et des coups d'Etat, ont imposé leurs politiques mémorielles. Dans le même temps, on a assisté à la publication quasi ininterrompue de mémoires des chefs du Comité Union et Progrès qui prirent le pouvoir dans l'Empire ottoman à la veille du Premier conflit mondial et furent les principaux responsables du génocide des Arméniens. Aujourd'hui, plus que jamais, ces livres constituent des succès de librairie, et leurs auteurs sont largement considérés en Turquie comme des héros, pères fondateurs de la nation. Duygu Tasalp propose de considérer ces ouvrages comme supports de la construction d'une mémoire publique en Turquie. La mise en contexte des différentes vagues de publications au cours du XXe siècle, associée à une analyse de discours, permet de repérer trois tournants - dans les années 1920, 1940 et 1990 correspondant à l'avènement de trois grands régimes mémoriels : kémaliste, inönüiste et, enfin, islamiste, qui se succèdent et se superposent. Le rôle fondamental des mémoires d'unionistes dans l'élaboration du discours officiel sur le passé témoigne de la force et de la persistance du négationnisme au fil des décennies. Au-delà de la Turquie, ce livre apporte une réflexion de sciences sociales sur les notions de secret et de mensonge, comme sur les effets durables des violences exterminatrices sur leurs auteurs et leurs descendants.
Il fut un temps où, de la Chine et de l'Inde à la Grèce, à l'Egypte et à Rome, les relations étaient constantes: échanges de marchandises, contacts d'idées, de philosophies et de religions. Les régions formant l'actuel Afghanistan se situaient au confluent de ces courants d'échanges. L'Afghanistan, carrefour de civilisations, labouré par les rencontres et les invasions successives, a vu naître sur son sol une diversité incroyable d'oeuvres d'art aujourd'hui dispersées de par le vaste monde. C'est cette tradition millénaire que les tâlebân prétendirent abolir en mars 2001.Il fut un temps, celui des impérialismes à la fin du XIXe siècle, où l'Afghanistan naquit des rivalités entre la Perse, les Britanniques et les Russes. Ses frontières sont artificielles: arbitrairement délimitées, elles ne correspondent à aucune réalité géographique ni ethnique. On ne saurait parler d'une "nation" afghane, pourtant un Etat s'est construit et ses populations dans l'ensemble de leur diversité manifestent l'envie de vivre ensemble. Fragile, mais réel, le consensus afghan a été brisé par le coup d'Etat communiste d'avril 1978.Aujourd'hui, après un quart de siècle de tragédies, l'Afghanistan existe-t-il encore... Quatrième de couverture Il fut un temps où, de la Chine et de l'Inde à la Grèce, à l'Égypte et à Rome, les relations étaient constantes: échanges de marchandises, contacts d'idées, de philosophies et de religions. Les régions formant l'actuel Afghanistan se situaient au confluent de ces courants d'échanges. L'Afghanistan, carrefour de civilisations, labouré par les rencontres et les invasions successives, a vu naître sur son sol une diversité incroyable d'oeuvres d'art aujourd'hui dispersées de par le vaste monde. C'est cette tradition millénaire que les tâlebân prétendirent abolir en mars 2001. Il fut un temps, celui des impérialismes à la fin du XIXe siècle, où l'Afghanistan naquit des rivalités entre la Perse, les Britanniques et les Russes. Ses frontières sont artificielles: arbitrairement délimitées, elles ne correspondent à aucune réalité géographique ni ethnique. On ne saurait parler d'une « nation » afghane; pourtant un État s'est construit et ses populations dans l'ensemble de leur diversité manifestent l'envie de vivre ensemble. Fragile, mais réel, le consensus afghan a été brisé par le coup d'État communiste d'avril 1978. Aujourd'hui, après un quart de siècle de tragédies, l'Afghanistan existe-t-il encore...
L'Occident n'a pas su voir que du crime de Tiananmen surgissait la Chine d'aujourd'hui. En 1989, après la répression du mouvement démocratique, nombreux sont ceux qui prédisent la chute du régime communiste chinois. " Un pouvoir qui tire sur sa jeunesse n'a pas d'avenir ", déclare le président François Mitterrand. Trente ans plus tard, le régime de Pékin lui donne tort. De la tragédie est né un nouveau modèle : Tiananmen est le terreau - et le secret de famille - de la dictature qui se déploie sous nos yeux. Dans le sillage de juin 1989 triomphe un courant d'idées connu sous le nom de néo-autoritarisme chinois. D'abord conceptualisé à des fins de justification du massacre puis comme étape nécessaire avant la démocratisation, il n'a cessé de monter en puissance jusqu'à la version " dure " qui est celle d'aujourd'hui. " Il existe une solution chinoise ", a déclaré Xi Jinping. Il est temps que les démocraties occidentales comprennent la logique à l'oeuvre dans ce pays depuis trente ans pour éventuellement la contrer.
Aucun Occidental n'a jamais révélé les ressorts de l'âme japonaise comme le fait Ivan Morris dans ce livre brillant (sa dernière ouvre) qui éclaire pour nous d'un jour inattendu l'histoire et la culture d'un peuple mal connu, à travers l'existence de ses héros légendaires, héros vaincus et comme tels traditionnellement vénérés dans la mémoire populaire. La Noblesse de l'échec raconte la vie tragique de neuf personnages authentiques qui tous se dressèrent contre des forces supérieures aux leurs, et finirent par succomber malgré les ressources immenses de leur courage et de leur volonté. A la différence des chevaliers superbes et conquérants de la civilisation occidentale, ces hommes solitaires et pathétiques se firent toujours les défenseurs de causes perdues et, comme le voulait leur destin, terminèrent leur vie de fugitifs pourchassés dans un exil cruel ou dans l'apothéose du suicide rituel. Parmi eux un prince de 19 ans, victime d'une intrigue de cour, frère lointain de Hamlet ; un samouraï hors la loi poursuivi et massacré par son frère aîné ; un adolescent énigmatique qui prit la tête d'une insurrection de chrétiens japonais, et l'imposant Saigo Takamori qu catalysa la restauration impériale Meiji. Cette lignée s'achève par un groupe d'hommes dont le nom nous est familier, les pilotes kamikazes de la Seconde Guerre mondiale.
Le Viêt-Nam, connu pour sa lutte héroïque pour l'indépendance, fut un des grands mythes du XXe siècle. Entre décolonisation et guerre fratricide, son histoire apparaît comme exemplaire, mais que sait-on de ses fractures internes ? Quels furent les chemins des possibles pour ce pays colonisé et décolonisé dans la violence ? Quelles furent ses sources d'inspiration ? Quels types de révolutions et de guerres ce pays a-t-il traversés au cours du XXe siècle ? Cet ouvrage nous convie à une exploration Inédite du Viêt-Nam, "vu de l'intérieur", de l'empire démantelé pendant le XIXe siècle à l'Etat-nation réunifié d'aujourd'hui. Cette perspective permet de mieux comprendre le fonctionnement du pays, dirigé par un Etat-Parti, et de penser plus largement le Viêt-Nam contemporain dans un monde asiatique confronté à la puissance chinoise et à la mondialisation.