Mariana est une artiste, déjà d'un certain âge, qui aime la solitude et la nature. Elle vit dans la forêt atlantique brésilienne où elle s'est retirée après la mort de son frère, José. Passionnée par son art, elle s'applique à dessiner une plante très rare, la bromélie, qui ne fleurit qu'une seule fois. Mais il lui manque une couleur pour achever son dessin... C'est de celte façon qu'elle va rencontrer Manu, photographe chargée de lui apporter le tube de peinture manquant. Manu sort d'une relation toxique qui l'oblige à être hébergée par Paulo, son galeriste, qui n'est autre que l'ancien amant de José... La rencontre de ces trois personnages peu désireux d'avoir affaire les uns aux autres les contraint, en un week-end, à des décisions qui vont influer sur leur destin et les conduire, en même temps qu'ils se libèrent du passé, à affronter les temps à venir.
Vésperas parle de la finitude et de l'éternité à partir d'un thème : la mort de certaines des romancières parmi les plus brillantes de la littérature mondiale, Dorothy Parker, Virginia Woolf, Clarisse Lispector, Colette, Katherine Mansfield, Sylvia Plath, Zelda Fitzgerald, Ana Cristina César, Julia da Costa. Il s'agit de neuf textes décrivant des moments extrêmes, où, utilisant la littérature comme thème et source d'inspiration, l'auteur s'emploie avec finesse à dissoudre les limites entre fiction et biographie.
Dans une Floride appartenant à un futur proche, un "meilleur des mondes" à la fois sombre et extrêmement vivant - finalement assez peu différent du nôtre -, quelques personnes âgées habitent dans les caravanes d'un village pour retraités. Parmi eux Vincent Margiotta et son épouse Lillian, un couple de septuagénaires qui ne cessent de se quereller depuis que cette dernière a décrété vouloir vivre seule. Ils reçoivent la visite de Denise, leur petite-fille, et de son ami Tink qui vont emmener Vince et l'une de ses amantes, Vola Byrd, dans un voyage vers Key West, pour tenter d'escroquer des trafiquants de drogue... Joe Ashby Porter invite le lecteur dans un feu d'artifice où l'on croise les figures d'Hemingway et de Gertrude Stein, de Fidel Castro, ou encore de Winnie Mandela. Dans ce roman plein d'humour, la vie, l'amour et la mort sont étroitement mêlés.
Revue de presse Christian Wacrenier habite au pied de la butte Montmartre. Les chats de Louise Michel est le premier de ses romans publié aux Éditions Joëlle Losfeld.
Au fin fond de la campagne galloise, un fermier traverse avec difficulté la saison de l'agnelage tout en essayant de faire le deuil de sa femme. Malgré la solitude et les pressions de la vie moderne, Daniel reste en symbiose avec sa terre, seule façon pour lui de survivre à son chagrin. Un Gitan déterre les blaireaux des environs et les revend à prix d'or à des organisateurs de combats illégaux. Daniel et le Gitan se connaissent mais ne se côtoient pas, la violence de l'un étant aux antipodes de l'humanité de l'autre. Alors que le Gitan a repéré un blaireau sur les terres du fermier, leur confrontation devient inéluctable. Ce court roman décrit les pulsions de vie et de mort des deux personnages. Cynan Jones parle de perte et de cruauté, des difficultés de la vie rurale et des violences infligées aux animaux. À coups de pelle est un roman intense et engagé, d'une délicatesse et d'une finesse remarquables même dans les scènes les plus sanglantes ou tragiques.
Quelque part en France, deux femmes qui ne se connaissent pas vont se rencontrer le temps d'une nuit. Ensemble, elles vont lutter pour résister à l'assaut d'un commando terroriste. La première endure depuis plusieurs mois le deuil de la plus jeune de ses filles. Elle raconte la douleur, les nuits sans sommeil et les mille gestes du quotidien. La seconde est une tireuse d'élite chargée d'éliminer des criminels de guerre. Entrée dans les services secrets en 1981, elle raconte la fièvre et l'enthousiasme des premiers jours de l'alternance politique puis la lente et cruelle perte des idéaux de sa jeunesse. Sa mission la ramène sur les terres de son enfance à la poursuite de l'auteur d'un attentat. Dans ce roman, Denis Soula poursuit le travail entrepris avec Mektoub et Les frangines. Il continue d'écouter des femmes raconter comment elles ont grandi, aimé, souffert, tenu bon et comment elles survivent au chagrin et au malheur sans s'abandonner au désespoir. Une fois l'obscurité dissipée, c'est un livre empreint d'un grand optimisme.