Les premiers rayons de soleil s'insinuent sournoisement à travers le voile de mousseline blanche, douce intrusion matinale qui me dérobe au temps, à l'espace et me livre ainsi vêtue de ma seule sensualité à un bal envoûtant d'émotions charnelles. L'odeur si particulière de ta peau imprégnée dans le moindre de mes pores, un silence agréablement perturbé par ton toussotement de fumeur, le goût de ta bouche, de ta verge, cette sensation désagréablement délicieuse de tes doigts effleurant le bout de mes seins... la caresse gourmande de ta langue s'engouffrant dans mon intimité. Mon corps, esclave d'une libido capricieuse, commence à se tendre, répond à mes fantasmes. Je peux ressentir ton pénis absent remplissant vigoureusement ma chatte... je ne peux résister à la vague d'une sublime jouissance. À l'âge de la puberté je rêvais d'être une écrivaine, de celles qui philosophent sur l'art mystérieux de faire l'amour, mais la vie a implanté en moi une fibre maladivement perverse, je m'adonne à la baise pure et dure, aux ressentis du corps et de l'âme plutôt qu'à ceux de l'esprit. C'est la chatte humide, chaude et haletante que je sors mon corps pulpeux de ce lit encore tiède de nos ébats sauvages. En marchant vers la salle de bains, j'aperçois mon image dans le grand miroir du dressing, mon sein pointant son téton de façon lubrique à travers la fine dentelle de mon déshabillé en satin gris perle. Je marque une pause, qui est cette femme sensuelle et pulpeuse qui me scrute? Est-ce mon désir de me voir ainsi ou est-ce une image fidèle de la réalité? Quoi qu'il en soit je ne peux lui résister, je relève le fin tissu de satin juste assez pour qu'elle puisse entrevoir la naissance de mon sexe lisse, un trait de poils ébène couvrant timidement le bord des grandes lèvres. Il ne demande qu'à être caressé, ce que j'entreprends de faire fébrilement comme si la femme en face de moi en était une autre et que mon seul désir était de l'amener au summum du plaisir. Mes paupières menacent de se clore pour mieux m'abandonner au langage du corps, mais je veux la voir, la fixer droit dans les yeux jusqu'au fond de son âme, cette femme avec laquelle je brûle de faire l'amour, cette superbe femme aux seins charnus et au bas-ventre généreux. Je veux la voir se noyer dans mon plaisir. Je l'observe, chevauchant une chaise, adossée au miroir, les fesses bien écartées, elle en épouse l'assise en velours dont les doux frottements décuplent ses sensations. Mon sexe dégorge de cyprine, je peux aisément y glisser mon majeur jusqu'à la racine, tout en fixant droit dans les yeux celle à qui je fais subir cet ignoble mais délicieux traitement. Emportée par le soubresaut de mes épaules, le déshabillé glisse malicieusement sur mes seins, les tétons en sortent dressés entre les barreaux de la chaise dans la vaine attente qu'une langue les lèche. (...)
Nombre de pages
152
Date de parution
21/10/2011
Poids
137g
Largeur
111mm
Plus d'informations
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EAN
9782915635898
Titre
La femme du miroir
Auteur
LUDIVINE
Editeur
TABOU
Largeur
111
Poids
137
Date de parution
20111021
Nombre de pages
152,00 €
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