Crois à toute mon amitié. La Fresnay à Lotiron corrspondance (1908-1924). Suivi de quelques témoig
Lucbert Françoise ; La Fresnaye Roger de ; Lotiron
FAGE
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EAN :9782849758168
« Je compris la tristesse de sa solitude », écrivait Robert Lotiron (1886-1966) à propos de Roger de La Fresnaye (1885-1925), mort à 40 ans il y a tout juste cent ans. Avec un siècle de recul, la correspondance de La Fresnaye à Lotiron laisse entrevoir la profondeur des liens qui unirent ces deux peintres.S'étant connus à l'Académie Julian avant leur vingtième année, ils apprirent ensemble les règles de l'art académique, avant de découvrir, chacun à sa manière, la voie permettant de s'en affranchir. Camarades avant la guerre, mais séparés par celle-ci, ils se retrouvèrent à partir de 1920, l'un à Grasse, l'autre à Paris, reprenant le fil de leurs échanges, toujours en bonne intelligence et avec une rare complicité.Atteint du mal qui allait l'emporter en novembre 1925, et plongé dans un tragique exil intérieur, La Fresnaye se confiait sincèrement, alternant pudeur et franchise, tandis que Lotiron tentait, selon son expression, de « maintenir [son ami] en liaison avec Paris ».Seules les lettres de La Fresnaye ont été conservées. Ayant donné lieu à quelques éditions partielles, ces échanges font pour la première fois l'objet d'une publication plus systématique.Françoise Lucbert, professeure titulaire d'histoire de l'art à l'Université Laval (Québec) et spécialiste de Roger de La Fresnaye, en assure la présentation.
Nombre de pages
95
Date de parution
21/11/2025
Poids
170g
Largeur
147mm
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EAN
9782849758168
Auteur
Lucbert Françoise ; La Fresnaye Roger de ; Lotiron
Editeur
FAGE
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Date de parution
20251121
Nombre de pages
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Si la peinture a toujours exercé un ascendant sur les gens de lettres, les écrivains symbolistes ont nourri une véritable passion à son égard. L'ouvrage démontre que l'exercice de la critique d'art dans les nombreux périodiques éphémères fondés à l'époque du symbolisme témoigne d'une fascination durable et profonde pour l'univers pictural, qu'il s'agisse du milieu de l'art indépendant, des peintres eux-mêmes ou de leurs modes d'expression. L'analyse des chroniques d'art publiées par 150 auteurs dans une cinquantaine de "petites revues" de la fin du XIXe siècle permet de mener une enquête approfondie sur les horizons spécifiques de cette forme écrite: ses supports et ses auteurs, ses théories esthétiques et son inscription dans le milieu de l'art, ses fonctions et son statut théorique, son langage enfin. D'essence littéraire, les écrits sur la peinture sont les témoins d'une médiation entre le voir et le dire. La critique d'art des écrivains symbolistes soulève ainsi le problème le plus fondamental de tout discours critique: le rapport extrêmement complexe entre le commentaire et son objet.
L'histoire a principalement retenu Gustave Kahn (1859-1936) pour sa contribution au symbolisme littéraire et pour son oeuvre de critique d'art. Or, c'est la nature même de son implication dans la vie culturelle de son époque qui fut exceptionnelle. Les études rassemblées ici développent une vision de l'auteur centrée sur son engagement artistique et social, tout en précisant des questions encore peu approfondies, comme la place de l'écrivain dans les milieux intellectuels de gauche ou encore son rôle dans la renaissance culturelle juive, en France, à partir des années 1910. L'ouvrage rend compte de la richesse d'un parcours singulier : si Kahn s'est illustré en tant que poète, son influence dépasse largement le domaine littéraire puisqu'il a été fondateur de revues, critique d'art, romancier, conteur, chroniqueur, préfacier, soutien aux artistes, libre penseur, homme de gauche convaincu et intellectuel juif. Le recueil démontre une cohérence profonde entre ces diverses formes d'engagement car, loin de la vision stéréotypée de l'écrivain symboliste dans sa tour d'ivoire, Kahn apparaît comme un auteur engagé qui défendait l'idée de la responsabilité du poète au sein de la société.
L?apparition de l?aviation au début du XXe siècle a profondément bouleversé les sociétés humaines, bien entendu d?un point de vue technique, mais également dans leurs relations, que celles-ci soient guerrières ou pacifiques. Plus profondément encore, cette invention a vraisemblablement suscité la naissance d?une nouvelle façon de concevoir la réalité, l?espace, les rapports entre les hommes. C?est sur l?apparition de ce nouvel imaginaire que ce livre propose de réfléchir dans une approche d?histoire culturelle et anthropologique. Dans quelle mesure la conquête de l?air a-t-elle suscité un imaginaire instaurant une nouvelle façon de penser la société, de même que le rôle et la place de l?être humain dans le monde ? L?imaginaire moderne est ici source de questionnements, permettant de mieux définir au final cette notion difficile et souvent galvaudée de " modernité " en cherchant à donner une définition anthropologique d?une notion inscrite historiquement dans un contexte spécifique. Le livre propose une réflexion à la fois culturelle et anthropologique sur la conquête de l?air. L?approche est internationale et comparatiste, afin que les enjeux de la période soient compris au-delà d?un cadre national trop longtemps mis en valeur.
Composé de deux parties distinctes, complémentaires l'une de l'autre, l'ouvrage situe Roger de La Fresnaye (1885-1925) dans ses interactions avec la scène culturelle européenne des années 1910-1925. Les correspondances éditées dans la deuxième partie du volume dévoilent beaucoup de faits et de documents inédits qui viennent étayer les études qui en forment la première. La confrontation du discours de l'artiste avec les analyses de chercheurs actuels, issus de diverses disciplines, donne une image prismatique qui rend compte de la singularité du personnage et de la complexité intrinsèque de son uvre.
Le noir est antérieur à la lumière. Avant la lumière, le monde et les choses étaient dans la plus totale obscurité. Avec la lumière sont nées les couleurs. Le noir leur est antérieur.
Les arbres sont des oeuvres d'art, à la différence près qu'ils ne sont pas signés. Les pratiques portant atteinte à leur harmonie sont désolantes. Qui accepterait de voir saccager La Joconde, lacérer Les Tournesols de Van Gogh ou barbouiller un Renoir ? Sans éducation au beau, comment s'opposer aux dégradations esthétiques de notre environnement ? Les peintres savent nous ouvrir les yeux sur la beauté des arbres, leur complexité, leur mystère et leur fragilité. Ils s'appliquent non seulement à les représenter, mais ils cherchent aussi à les comprendre, les penser et les sublimer. Et ils le font très bien ! Sans le savoir, ils précèdent parfois les chercheurs et ouvrent la voie à de nouvelles recherches scientifiques. Avec ce livre, chaque tableau donne l'occasion de découvrir un peintre, une oeuvre et un trait de la vie des arbres. Pour tous ceux qui passent devant les arbres sans les voir ou pour ceux qui ne les regardent plus pensant tout savoir, il reste l'art pour s'émouvoir.
Peter Lindbergh, l'un des photographes les plus importants de sa génération, a réalisé des photographies Inédites d'oeuvres d'Alberto Giacometti sélectionnées dans la collection de la Fondation Giacometti. Cet ouvrage richement illustré présente le résultat de ce travail singulier, en lien avec des sculptures et de nombreux dessins inédits de Giacometti. Ce face-a-face montre le dialogue très intime qui s'est établi entre le photographe et les oeuvres du sculpteur, tout en révélant de nombreux points communs dans leurs manières d'appréhender la représentation du réel.