Janvier 1925 : tandis que Mussolini prononce son discours à la Chambre assumant la responsabilité politique, morale et historique du crime Matteotti, dans une petite île italienne hors du temps, on retrouve le cadavre d'un homme, au pied d'une falaise. Il s'agit d'une chemise noire, un milicien appartenant à la colonie pénitentiaire de file où sont détenus des délinquants communs et des prisonniers politiques. Celui qui va enquêter sur cette mort suspecte et sur les deux autres qui vont suivre est un jeune commissaire sans illusions, ni fasciste ni antifasciste, petit héros involontaire, triste, un peu mou mais encore décidé à penser avec sa tète. Il est marié avec une femme rendue folle par la tristesse, la solitude et les influences maléfiques qui semblent souffler sur file. Le seul moyen de la sauver serait de clore rapidement l'affaire et de se faire muter. Mais cette histoire devient encore plus visqueuse que file même. A la fin de l'enquête on découvrira une vérité incroyable, terrible et diabolique comme file qui l'a engendrée : l'île de l'Ange Déchu, un lieu où soufflent tous les vents du monde, où les saisons coexistent, où le brouillard est noir, un lieu d'où les hommes ne réussissent pas à prendre leur essor, un lieu oublié de Dieu et du monde.
Nombre de pages
253
Date de parution
20/03/2002
Poids
315g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070412471
Titre
L'île de l'Ange Déchu
Auteur
Lucarelli Carlo
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
315
Date de parution
20020320
Nombre de pages
253,00 €
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Laure n'aime pas les polars mais elle en vit un. Un thriller qui a le ton d'un pulp et la cadence d'un noir. Tout tourne autour d'un petit sac à dos noir qui a atterri sur les mauvaises épaules. Et une foule déglinguée le poursuit: bandits fans de Disney portant les masques de Mickey, Donald et Picsous, mafieux cinéphiles en crise d'identité, policiers corrompus et un assassin insoupçonnable.
Dans la journée, c'est un ingénieur et politicien défenseur de la famille et de l'ordre. La nuit, c'est le Loup-Garou, tueur en série de prostituées toxicomanes. Le tout est un polar sec, pervers, fiévreux dans l'Italie riche et malade du début des années 90, avec, en prime, la première apparition de Grazia, la jeune fille au pistolet d'Almost Blue.
Qu'est-ce qui est le plus dangereux pour l'Etat italien ? Les Phalanges armées qui veulent restaurer les valeurs de l'Occident chrétien grâce à une bande d'allumés aux crânes rasés, ou la stupidité du seul flic qui s'attaque à elles ? C'est assurément l'inspecteur Coliandro le plus redoutable, mais sa navrante incompétence alliée à sa consternante vantardise finissent par décourager le mal à défaut de le vaincre. Pas la moindre trace de grandeur chez l'inspecteur Coliandro, simplement une bêtise et une obstination si humaines qu'elles finissent par forcer la compassion.
Un souteneur suicidé avec une corde trop courte, un photographe d'art communiste Poignardé en pleine rue, quelques putes qui changent de maison et de ville sans raison apparente, il se passe beaucoup de choses Via delle Oche, la rue des bordels dans la Bologne d'après-guerre. Mais allez mener une simple enquête criminelle dans une Italie agitée. par les élections de 1948, la tentative d'assassinat de Togliatti et le maillot jaune de Bartali... Comme d'habitude, De Luca entrevoit la vérité au moment où la raison d'État et l'histoire de l'Italie viennent l'engloutir.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.