La renommée du vignoble de Bourgogne n'est pas seulement, comme on le croit trop souvent, le fruit d'un privilège naturel consacré par les dons généreusement accordés par le ciel et habilement interprétés par les hommes. Cinquante ans après les travaux pionniers de Roger Dion et de Robert Laurent, Christophe Lucand montre dans cet ouvrage issu de sa thèse de doctorat d'histoire que les négociants, acteurs méconnus du vignoble, sont à l'origine d'un modèle vitivinicole original qui a contribué à assurer le prestige et l'excellence des vins de Bourgogne à travers le monde durant des décennies. Exerçant dès la seconde moitié du XIXe siècle une domination sans partage sur l'ensemble du vignoble, les négociants de Bourgogne ont longtemps assuré la quasi-totalité des achats à la propriété, contrôlé les modes et les procédés d'élaboration des vins et monopolisé tous les circuits de distribution pour façonner l'image et la conception même des vins qu'ils vendaient. Pourtant, de ce monde où les grands négociants et leurs puissantes maisons dominaient l'ensemble du commerce par des pratiques exclusives qui leur assuraient fortune et réussite, il ne reste, en apparence aujourd'hui, presque rien. Cette lecture brute et immédiate s'appuie sur un contraste stupéfiant à l'origine de l'une des plus grandes énigmes de l'histoire du vignoble de Bourgogne. Comment l'âge d'or d'un monde vitivinicole dirigé par les acteurs d'un commerce prospère a-t-il laissé la place au triomphe d'un ordre foncier porté par les propriétaires et la viticulture à l'origine des vins de terroir ? La saga des négociants en vins de Bourgogne qui nous est révélée ici sur plus de 150 ans retrace le temps jusqu'alors inexploré des crises et des conflits qui, avec le choc du phylloxéra, la montée des fraudes et des falsifications, les dépressions économiques, les deux guerres mondiales, l'occupation allemande et l'internationalisation des échanges, sont à la source de la reconfiguration complète du vignoble bourguignon.
Date de parution
09/06/2011
Poids
860g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782351560730
Titre
NEGOCIANTS EN VINS DE BOURGOGNE (LES)
ISBN
2351560736
Auteur
LUCAND CHRISTOPHE
Editeur
FERET
Largeur
160
Poids
860
Date de parution
20110609
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Durant la Seconde Guerre mondiale, le vin français n'a pas été un produit anodin : il s'est révélé être, avec la défaite, le butin le plus précieux de France aux yeux des dirigeants nazis. Dès 1940, des "Weinführer" , délégués officiels désignés experts en vin et nommés par Berlin, prennent place dans toutes les régions viticoles de France pour coordonner le plus intense pillage que le pays ait connu jusqu'alors. Avec le relais très ambigu de l'Etat de Vichy et la collaboration de bien des professionnels français avec l'occupant, cet immense dispositif de captation de vin fut un drame que l'on a préféré oublier. Plus de soixante-dix ans après la fin du conflit, le temps est venu de livrer ce qu'il s'est vraiment passé. Au terme d'une enquête minutieuse, et s'appuyant exclusivement sur des sources inédites restées jusqu'alors inexploitées, Christophe Lucand nous révèle l'histoire d'un monde viticole français soumis à l'épreuve de la guerre, de l'occupation et de toutes les compromissions.
Printemps 1919, il y a un siècle. La France sort à peine de la guerre la plus meurtrière de son histoire. Alors que le pays accueille la grande conférence de la Paix, le Président Poincaré promulgue une loi inédite instaurant une reconfiguration complète des vignobles. Désormais, c'est par une v appellation d'origine" que les producteurs pourront identifier leurs vins en revendiquant leur délimitation géographique. Bordeaux, bourgogne, champagne, mais aussi arbois ou saint-émilion, nos vins se sont depuis emparés de ces noms de lieux, exprimant leurs caractères, leur réputation et leur valeur. En remontant le temps jusqu'à la découverte de la vigne par les premiers hommes, Christophe Lucand nous dresse un récit surprenant et inattendu des liens entre le vin et ses lieux de production. Ce retour inédit sur la genèse des vins d'appellation d'origine, devenus " vins de terroir ", nous offre les clefs de compréhension d'un modèle vitivinicole qui a largement concouru au succès des vins français partout dans le monde.
Résumé : Durant la Seconde Guerre mondiale, le vin français n'a pas été un produit anodin : il s'est révélé être, avec la défaite, le butin le plus précieux de France aux yeux des dirigeants nazis. Dès 1940, des " Weinführer ", délégués officiels désignés experts en vin et nommés par Berlin, prennent place dans toutes les régions viticoles de France pour coordonner le plus intense pillage que le pays ait connu jusqu'alors. Avec le relais très ambigu de l'Etat de Vichy et la collaboration de bien des professionnels français avec l'occupant, cet immense dispositif de captation de vin fut un drame que l'on a préféré oublier. Plus de soixante-dix ans après la fin du conflit, le temps est venu de livrer ce qu'il s'est vraiment passé. Au terme d'une enquête minutieuse, et s'appuyant exclusivement sur des sources inédites restées jusqu'alors inexploitées, Christophe Lucand nous révèle l'histoire d'un monde viticole français soumis à l'épreuve de la guerre, de l'occupation et de toutes les compromissions.
Mai 1940. La France succombe, son vin aussi. Aussitôt nommés par l'administration d'occupation, les " Weinführer " , délégués officiels dans les vignobles de Bordeaux, de Bourgogne, de Champagne et de Cognac s'emparent, avec la complicité de nombreux professionnels français, du " plus précieux des trésors de France " , selon les mots d'Hermann Göring, qui a très tôt associé sa voracité pour les oeuvres d'art à une soif inextinguible des plus grands nectars français. Bâti sur des sources exceptionnelles, fonds économiques et judiciaires, archives et documents privés, ce passionnant et exhaustif Vin des nazis révèle comment, au coeur des plus grands vignobles, sur les tables des grands restaurants et des palaces parisiens, la défaite française a vite été noyée dans le vin, grisant les collaborateurs sans scrupules, les brasseurs d'affaires véreux, jusqu'aux pires criminels reconvertis dans la Gestapo française, dont l'équipe Bonny-Lafont. En spoliant les vignobles français pour alimenter la mondanité nazie mais aussi pour soutenir l'effort de guerre du IIIe Reich, les occupants ont détourné des volumes colossaux, de grands crus au vin ordinaire, provoquant une pénurie inédite, un rationnement brutal et une hausse vertigineuse des prix touchant l'ensemble de la population, à une époque où le vin était un élément capital de la vie quotidienne. De personnalités éminentes, dirigeants de prestigieuses maisons, s'insinuent dans ce cambriolage à l'échelle d'une nation : Henri Leroy, propriétaire de la Romanée-Conti en Bourgogne et producteur d'alcools de vin pour les carburants du Reich, Melchior de Polignac, propriétaire de la maison Pommery et cofondateur du groupe " Collaboration " , ou Louis Eschenauer, " l'empereur des Chartrons " , intime des chefs militaires allemands à Bordeaux. Le vin s'est imposé comme un puissant vecteur de la collaboration, valorisé par Pétain et l'Etat français. Loin d'être réservé aux élites du pouvoir hitlérien, il s'est diffusé dans la société allemande tout entière. Une fresque captivante et dérangeante du vin au temps des heures sombres.
Entre nostalgie et modernité, les liqueurs riment avec une douceur et un art de vivre auxquels nous convie Jean-Pierre Maux. Les moments de consommation ont évolué avec les modes de vie. Aujourd'hui, les liqueurs se dégustent librement et s'affranchissent des traditions. Dans la journée, on les associe souvent à un moment de détente. L'été, en terrasse, on les aime désaltérantes, peu alcoolisées et naturelles. Le soir, elles se dégustent pures ou accompagnées de glaçons, allongées d'eau plate ou gazeuse, mais aussi de tonic ou de sodas et elles sont de plus en plus appréciées en long drink ou en cocktails. Qu'elles soient conçues à base de plantes, d'écorces, de fruits, voire d'épices, les liqueurs naissent de l'imagination des liquoristes. L'histoire veut que les herbes médicinales aient été les premiers constituants. De nos jours, leurs vertus thérapeutiques sont reléguées au second plan au profit de leurs arômes bien spécifiques. Avant d'être portées aux lèvres, les liqueurs expriment leurs senteurs faites de notes suaves ou délicieusement subtiles. Envoûtant, mystérieux, chatoyant, parfois enivrant, le parfum libéré réunit tous les ingrédients contenus: fruits, fleurs, sucre, épices... La cannelle, le gingembre, le genièvre ou encore le safran vous transportent sur le tapis volant des Mille et Une Nuits à destination de l'Orient. Les liqueurs à base de fraise, de mûre, de myrtille, de cassis, de framboise, de mandarine, de banane, d'abricot, d'orange ou encore de pêche, dévoilent des parfums terriblement gourmands et délicats. Les fruits exotiques, tels la mangue, le litchi, le kiwi, la noix de coco, offrent leurs senteurs tropicales désaltérantes et dépaysantes. Les liquoristes français ont, dans ce domaine, un talent inégalé et un degré d'expertise exceptionnel. Page après page, laissez-vous emporter. Il n'y a plus d'heure pour partager le plaisir d'une liqueur car c'est affaire de goûts, de couleurs et de découverte!
La baisse de consommation du vin en France est une réalité qui interpelle. L'augmentation de celle-ci dans d'autres parties du globe n'en reste pas moins vraie. La filière vitivinicole doit donc réfléchir à la place et au goût du vin aujourd'hui. Doit-on produire un vin de raison, en accord avec la demande, ou un vin de coeur, reflet du terroir ? Ce précis ne donne pas de solutions miracles pour vendre le vin, mais des pistes de réflexions sur le management technique de l'exploitation en lien avec les marchés qu'elle fournit. Il s'adresse à tous ceux, acteurs ou "on de la filière, qui souhaitent dépasser l'image d'Epinal du vin pour y porter un regard contemporain en phase avec l'époque, les contraintes et les opportunités de chacun.
Cet ouvrage se propose de présenter les principales formes et les caractéristiques du financement participatif ou crowdfunding adapté au à la filière vitivinicole.