C'est un " corps d'élite ", disait Napoléon de la gendarmerie ; " c'est la manière la plus efficace de maintenir la tranquillité d'un pays, et c'est une surveillance, moitié civile, moitié militaire, répandue sur toute la surface, et qui donne les rapports les plus précis ". Scruter l'action de la gendarmerie du XIXe siècle offre la possibilité d'observer la construction de l'État sous un angle nouveau et à travers l'imaginaire et les pratiques de l'ordre, l'expansion des formes légales de régulation sociale, l'intégration nationale des provinces, les péripéties du dualisme policier. Sortir les gendarmes de l'anonymat permet de découvrir la trajectoire sociale de ces militaires particuliers, disséminés dans la population, unis par leur esprit de corps, mais parfois déçus par leurs conditions de travail et de vie. Paradoxalement, les historiens ont longtemps négligé l'héritière de la maréchaussée. Jusqu'au début du XXIe siècle, aucune université, aucun centre de recherche, n'avait estimé que l'histoire de cette force militaire et publique méritait de faire l'objet d'une étude collective. Cet ouvrage est une ?uvre de pionniers. Il réunit les actes du colloque organisé par le Centre de recherches en histoire du XIXe siècle, des universités Paris I et Paris IV, avec le concours du Service historique de la Gendarmerie nationale. Il propose, en plus, des synthèses et des repères, chronologiques, réglementaires, historiographiques, utiles pour le chercheur comme pour le lecteur désireux de mieux connaître l'histoire de la gendarmerie. Bousculant les images conventionnelles du cogne intransigeant, du brave pandore ou du soldat-paysan, il éclaire le destin et les représentations d'une institution majeure, le fonctionnement de la société du XIXe siècle et le rayonnement international du modèle gendarmique français.
Date de parution
01/04/2002
Poids
916g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782859444495
Titre
GENDARMERIE ETAT ET SOCIETE AU XIXE SIECLE
ISBN
2859444491
Auteur
LUC
Editeur
PUB SORBONNE
Largeur
160
Poids
916
Date de parution
20020401
Disponibilité
Epuisé
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Étude des diverses formes de compétition politique, des rivalités pour le trône, des luttes pour l'autonomie régionale, expliquées par l'analyse des moyens d'action de l'aristocratie, principal agent des troubles (implantations régionales, réseaux familiaux, solidarités militaires ou liens de service). Le clivage entre militaires et civils est remis en cause, alors que le poids des grands clans régionaux importe davantage : de véritables équipes alternent au pouvoir, les provinces leur restant fidèles tant que la protection impériale compense, aux yeux des populations, le versement de l'impôt.
Automne 1997 : une vingtaine d'historiens médiévistes allemands viennent en France dresser devant leurs collègues français un bilan de leurs recherches depuis trente ans. Un an plus tard, jour pour jour, les médiévistes français leur rendent leur visite pour se livrer en Allemagne au même exercice. Chaque délégation a choisi en toute indépendance les thèmes mis en avant comme étant les plus représentatifs des recherches menées actuellement dans les deux pays. Dans la fresque historiographique qui ouvre chaque partie de ce diptyque, comme dans la présentation des principaux programmes de recherche en cours - sur les structures sociales (l'oral et l'écrit, les rituels et la liturgie, la parenté, la différence des sexes), la culture matérielle (l'archéologie des palais princiers, l'occupation de l'espace, la production et les échanges), les croyances (la religion, la memoria, l'imaginaire), le politique (la royauté, les normes) -, les points de vue qui se découvrent sont suffisamment proches et différents à la fois pour permettre un dialogue authentique et enrichissant. Non seulement ce livre fournit une foule d'informations inédites sur les résultats des travaux entrepris depuis plusieurs dizaines d'années des deux côtés du Rhin, mais il montre comment les historiens des deux pays s'interrogent sur leur métier, sur leurs concepts et leurs méthodes. Il exprime le souci qu'ont les uns et les autres de l'historicité de leur discipline dans un long XXe siècle marqué par deux guerres franco-allemandes, la catastrophe du nazisme, la Guerre Froide et la chute du Mur, la construction européenne et l'internationalisation planétaire du savoir. Les thèmes abordés et les discussions résumées témoignent de l'ouverture de plus en plus large de l'histoire médiévale aux autres sciences humaines et sociales, mais avec des orientations propres à chaque pays. Médiévistes français et allemands savent qu'ils ne parlent pas la même langue. Mais ils se savent aussi trop proches pour ne pas aspirer à mieux communiquer, à collaborer davantage, à chercher ensemble. Les deux rencontres de Sèvres et de Göttingen resteront des repères essentiels pour une histoire des échanges intellectuels et scientifiques entre la France et l'Allemagne dans le cadre européen.