C'est un " corps d'élite ", disait Napoléon de la gendarmerie ; " c'est la manière la plus efficace de maintenir la tranquillité d'un pays, et c'est une surveillance, moitié civile, moitié militaire, répandue sur toute la surface, et qui donne les rapports les plus précis ". Scruter l'action de la gendarmerie du XIXe siècle offre la possibilité d'observer la construction de l'État sous un angle nouveau et à travers l'imaginaire et les pratiques de l'ordre, l'expansion des formes légales de régulation sociale, l'intégration nationale des provinces, les péripéties du dualisme policier. Sortir les gendarmes de l'anonymat permet de découvrir la trajectoire sociale de ces militaires particuliers, disséminés dans la population, unis par leur esprit de corps, mais parfois déçus par leurs conditions de travail et de vie. Paradoxalement, les historiens ont longtemps négligé l'héritière de la maréchaussée. Jusqu'au début du XXIe siècle, aucune université, aucun centre de recherche, n'avait estimé que l'histoire de cette force militaire et publique méritait de faire l'objet d'une étude collective. Cet ouvrage est une ?uvre de pionniers. Il réunit les actes du colloque organisé par le Centre de recherches en histoire du XIXe siècle, des universités Paris I et Paris IV, avec le concours du Service historique de la Gendarmerie nationale. Il propose, en plus, des synthèses et des repères, chronologiques, réglementaires, historiographiques, utiles pour le chercheur comme pour le lecteur désireux de mieux connaître l'histoire de la gendarmerie. Bousculant les images conventionnelles du cogne intransigeant, du brave pandore ou du soldat-paysan, il éclaire le destin et les représentations d'une institution majeure, le fonctionnement de la société du XIXe siècle et le rayonnement international du modèle gendarmique français.
Date de parution
01/04/2002
Poids
916g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782859444495
Titre
GENDARMERIE ETAT ET SOCIETE AU XIXE SIECLE
ISBN
2859444491
Auteur
LUC
Editeur
PUB SORBONNE
Largeur
160
Poids
916
Date de parution
20020401
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Varsovie. Zofia et Janina profitent des dernières chaleurs de l'été en ce mois d'août 1939. Malgré leur rentrée prochaine à l'université, c'est leur club de lecture "anti Hitler" qui anime toutes leurs conversations. Comme un pied de nez à la guerre qui se profile à la frontière du pays, elles dévorent chaque semaine un nouveau livre interdit parla dictature allemande. Leurs rêves insouciants sont brutalement anéantis un matin par les bombardements. Alors que le pays est occupé et que des centaines d'ouvrages interdits sont détruits, maintenir leur club de lecture devient un véritable acte de révolte. Au péril de leur vie, Zofia et Janina se promettent de cacher ces reliquats de l'indépendance polonaise. Mais quand Janina, issue d'une famille juive, est envoyée dans un ghetto, Zofia comprend qu'elle doit s'engager dans la Résistance pour sauver son amie. Un roman poignant, inspiré de la véritable bibliothèque souterraine de Varsovie, qui célèbre le pouvoir des livres pour nous rassembler aux heures les plus sombres de l'Histoire.
Luc Blanvillain est né en 1967 à Poitiers. Il se découvre, dès l'enfance, une passion pour la lecture et pour l?écriture. Après des études de lettres, il devient professeur de français, et continue d?écrire. Il publie son premier roman pour adultes chez Quespire Éditeur en 2008. Puis, il se tourne vers la littérature de jeunesse, désireux de retrouver le frisson que lui procuraient les grands raconteurs d'histoires qu'il dévorait dans son enfance, notamment Jules Verne et Alexandre Dumas. Chacun de ses romans explore un genre, souvent très codifié, qu'il détourne: le policier, le roman d'aventures, la comédie sentimentale.
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Résumé : La différence sexuelle de l'homme et de la femme est-elle un fait physiologique ou un effet des normes sociales ? En 1990, dans Trouble dans le genre, Judith Butler soutient que la catégorie de " sexe " ne décrit pas la différence naturelle de l'homme et de la femme mais la produit, par la répétition des normes du genre que nos discours et nos pratiques sociales véhiculent sans cesse. Pour déconstruire ces catégories naturalisantes d'homme et de femme, Butler inscrit sa critique du sexisme dans une critique globale de l'hétéro-sexisme, c'est-à dire de l'injonction sociale à l'hétérosexualité obligatoire. Trouble dans la matière part du contexte polémique de la réception de Butler en France, dans les cercles où l'on reproche aux études de genre de semer le trouble dans la lutte des classes. L'ouvrage entreprend de mettre en lumière la dimension matérialiste de la thèse butlerienne de la construction discursive du sexe, mais aussi d'interroger, en retour, la fécondité de son analyse du pouvoir des mots pour la critique sociale d'inspiration marxiste. L'exploration de la postérité inédite de Marx qui se dessine entre Althusser et Foucault, au prisme de l'épistémologie de Canguilhem, fait de la construction du " sexe " le point de départ d'une réflexion générale sur la production de la réalité sociale par les discours qui la ressaisissent. L'ouvrage envisage ainsi de penser la matérialité discursive de l'existence sociale, c'est-à-dire la manière dont le discours, esquissant les contours des sujets et des objets qu'il nomme, les constitue socialement comme tels. Il vise, à partir du problème de la construction discursive du sexe, à proposer des éléments pour une épistémologie matérialiste qui considère le pouvoir du discours de produire et de transformer la réalité sociale, et non simplement de la décrire ou de la refléter.
Résumé : En mêlant réflexion théorique et perspectives opérationnelles, ce livre souhaite questionner les transformations urbaines occasionnées sur le temps long par l'émergence des mobilités partagées mises en oeuvre par de grandes firmes privées mondialisées. Dans quelle mesure la participation de ces nouveaux acteurs aux politiques de mobilité des villes transforme-t-elle le rôle des institutions publiques dans la gestion urbaine ? Ces systèmes de mobilité peuvent-ils répondre aux enjeux écologiques du XXIe siècle ? Quels sont les gagnants et les perdants de ces recompositions dans l'économie des transports, les institutions et les structures sociales urbaines ? Ces questions sont abordées à partir de l'analyse du développement récent des systèmes de vélos en libre-service et d'autopartage, en proposant une réflexion plus générale sur la place du capitalisme dans l'innovation en matière de mobilité et dans la fabrique de la ville. L'ouvrage permet de saisir les contours des nouvelles économies collaboratives en interrogeant la gouvernance "public-privé" des mobilités partagées. Cette seconde édition souhaite actualiser le développement de l'auteur à travers l'introduction d'une étude de cas de l'évolution historique des mobilités partagées à Paris, la prise en compte de l'arrivée des dispositifs de mobilité en free floating dans les grandes villes et l'intégration de nombreux éléments d'actualité (changement d'opérateur, nouveaux acteurs, etc.). Le livre souhaite offrir des outils de réflexion aux différents acteurs de la ville avant les élections municipales de 2020, période au cours de laquelle les mobilités partagées seront au coeur des débats politiques et citoyens.
Hobbes nous dit que le mot "liberté" est spécieux. Il existe de fait un contraste frappant entre la plénitude que peut donner l'énonciation du mot, comme dans le célèbre poème d'Eluard, et le sentiment de vide provoqué par la désolante diversité des usages concrets, parfois ouvertement contradictoires. Tôt ou tard, la réflexion bute sur la polarité de la liberté comme affirmation de l'ordre censé nous protéger de la licence, de l'anarchie ou du nihilisme, c'est-à-dire de la "fausse" liberté, ou comme négation de l'ordre dont les contraintes sont suspectées d'être oppressives et incompatibles avec la "vraie" liberté. Les contradictions entre les conceptions de l'ordre associées à la liberté donnent une justification à la conception de la liberté comme négation. Mais celle-ci est également difficile à tenir car elle risque de nier son objet en basculant dans la licence illimitée. Le conflit entre la liberté comme affirmation et la liberté comme négation n'est pas un défaut du concept. Il faut plutôt dire : la liberté est l'un des concepts qui servent à penser la production historique d'objets par l'activité collective et conflictuelle des hommes. L'oscillation entre ces deux pôles, qui peut être embarrassante au point d'inciter à n'en plus parler, montre que de tels concepts ont une structure ludique, au sens de ce qui fait l'intérêt de jeux intellectuels aussi futiles que les échecs. Ce livre peut se lire comme une introduction au jeu conceptuel de la liberté.