La transmission de la mémoire des années noires de l?Occupation peut-elle être trompeuse ? Le non-dit parental peut-il se mettre soudain à parler ? Un survivant de la deuxième génération, né en 1943, découvre, soixante-dix ans après les faits, des correspondances écrites par ses parents, et tente, à partir de ces lettres, de reconstruire et de comprendre, au-delà de l?idée qu?il s?en faisait et des pièges du langage de l?époque, ce qui se passa vraiment, ce qui se joua entre Paris, où étaient restés ses grands-parents maternels, et le Berry, où s?étaient réfugiés ses parents. Mais tenter de comprendre à la fois les drames et le silence qui les a recouverts, c?est aussi soulever de nouvelles questions aux réponses inaccessibles. Le narrateur évoque aussi, par petites touches, entremêlant ses souvenirs personnels et des bribes éparses de témoignages, ce que furent, dans l?avant et l?après-guerre, les destinées de la plupart des membres de sa famille, originaire de Varsovie et de Budapest : les chemins de l?espoir guidant les uns vers Melbourne, d?autres vers New-York, et ses grands-parents vers Paris ; des itinéraires variés, mais dont la plupart furent infléchis, marqués, et souvent brisés par la Shoah. A travers ces histoires individuelles, semblables sans doute à des milliers d?autres, c?est un pan de l?histoire universelle qui s?écrit. En passant de sa vision d?enfance de la déportation, qui ouvre le livre, à ses visites récentes à Cracovie et à Auschwitz, qui le concluent.
Nombre de pages
160
Date de parution
30/11/2012
Poids
317g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9791090108110
Titre
La Shoah : hériter du silence. Les absents
Auteur
Lubek Pierre
Editeur
ROSIERS
Largeur
155
Poids
317
Date de parution
20121130
Nombre de pages
160,00 €
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Résumé : Quel lien y a-t-il, par exemple, entre un verre renversé à Moscou, un baiser échangé à Tanger, la "vue de Paris de la chambre de Vincent" peinte par Van Gogh, une étrange lettre postée d'Accra, trois faux départs de Ouagadougou, un nez saignant dans le désert, un sertisseur penché sur son établi, un coup de tampon omis dans le Caucase, la recherche de sculptures à Potsdam, un vase fêlé ? Le lien entre ces vingt-six récits qui, de l'Arménien au Zoo, se font écho et composent un abécédaire de sa mémoire, c'est le regard tendre, ironique et mélancolique que pose l'auteur sur ces moments sauvés de l'oubli, et sur ces éclats de vies où font irruption l'imprévisible, l'incongru, souvent le cocasse et parfois le tragique.
Résumé : "Au soir du 19 novembre 1943, Fernand David, commissaire principal à la direction générale des Renseignements Généraux, peut se frotter les mains. Une filature complexe, débutée il y a plusieurs mois, vient enfin de porter ses fruits. Neuf personnes sont arrêtées ce jour-là par ses hommes, et onze autres dans les jours suivants". Ainsi débute la reconstitution de la chute du réseau parisien dit "Ullmann-Grynvogel" ou "Travail Allemand" (T. A.) de la résistance M. O. I. , visant à la démoralisation de la Wehrmacht. Un enchaînement de coïncidences improbables conduit l'auteur à revenir sur la vie de son grand cousin. Juif, communiste, revenu d'Auschwitz, pétri d'humour yiddish : tel apparaissait fugitivement Sally Grynvogel dans "La Shoah : hériter du silence", publié il y a dix ans. C'est un tout autre visage de Sally, au sein de la M. O. I. ou parmi les siens, qui s'impose dans l'univers d'ombres qu'explore ce nouveau récit, construit sur les archives. Des archives qui éclairent mais qui aussi questionnent. Et qui parfois troublent. En dialogue avec une enseignante polonaise qui, depuis Varsovie, écrit avec ses élèves pour le Projet "Convoi 77 " la biographie de Sally, l'auteur interroge, pour les personnages qui peuplent ce récit, la manière dont se tissent et se nouent les fils des destins. Quel sens donner à sa vie, lorsque l'on a survécu ? Pierre LUBEK a précédemment publié : "La Shoah : hériter du silence" (2012) et "Moments sauvés, vagabondages dans le théâtre de ma mémoire" (2016).
Trompinette va traverser la guerre contre le nazisme, vivre l?enthousiasme de la reconstruction de la France après ce terrible conflit, choisir une expatriation vers le Canada. Après une véritable et rocambolesque évasion, de retour dans son cher pays, elle devient employée de maison dans les riches familles parisiennes. Son humanité, sa droiture, la pertinence de ses jugements sur de nombreux sujets qui agitent sans cesse notre monde furent d?authentiques et surprenantes leçons de vie pour les enfants qu?elle croisa et éleva avec bienveillance au sein des demeures bourgeoises de la capitale. Ses réflexions élaborées tout au long de sa vie chez les autres, sur la famille, l?école, la religion, les rapports humains, l?indispensable tolérance, la laïcité, la pratique de la médecine et, au crépuscule de son existence, ses questionnements sur la fin de vie, vous apparaîtront comme autant de thèmes abordés au travers du regard pertinent de Madame Trompinette sous la plume de son conteur. Ses pensées, ses enseignements qui marquèrent des générations d?enfants, sauront éclairer utilement vos propres jugements sur les grands défis du monde d?aujourd?hui.
A Montréal, sur fond d?été caniculaire, Mathilde, Baby-boomer engagée, revendique haut et fort la jeunesse éternelle que la Science et la Médecine penchées sur son berceau il y a soixante ans lui ont promis : pas de lunettes pour lire ; pas de clés ni de stylos égarés et, à la place de la liste des courses, une mémoire robuste et infaillible. Mais pas que cela ! Dans le contrat de jeunesse étaient inclus : peau lisse et soyeuse, dents blanches et solides, seins en ogives et fesses rebondies ; sans oublier le dos souple, les jointures élastiques et la libido vigoureuse. Soyons honnêtes, la promesse n?est qu?à moitié tenue. D?où l?intérêt de se mettre d?accord avec la madone en stilettos qui elle, tient ses promesses preuves à l?appui. Mais au prix de quelles conséquences pour Mathilde et son entourage ? Qui gagnera du temps ? Qui perdra sa vie ?
Emeric Deutsch a beaucoup écrit mais il a peu publié. Il portait la méfiance traditionnelle du judaïsme à l'égard de l'écrit, qui risque de figer le sens, de le réifier, de le transformer en objet de culte. C'est pourquoi, à la demande de la famille d'Emeric Deutsch et de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah, le grand rabbin Haïm Korsia nous présente cet extraordinaire travail de recherche et d'écriture qui reflète l'effort tenté par Emeric Deutsch, durant de nombreuses années, de saisir les événements du monde en les confrontant avec la pensée juive, pour les orienter vers un objectif vécu ou digne de l'être. On décèle, à travers la diversité des sujets abordés dans ces textes, deux thèmes dominants : communication et responsabilité. Ils éclairent l'ensemble de sa démarche et la retient aux sources profondes dont elle procède, l'étude du Talmud et la pratique psychanalytique. Emeric Deutsch conjuguait dans leur plénitude toutes les dimensions de l'intelligence et de la sagesse humaine : il lisait tout, il voyait toutes les expositions, comprenait l'art, avait une très belle voix ; c'était un merveilleux conteur, il mettait de l'humour même dans les propos les plus sérieux, il était amateur de foot, il avait un formidable don d'écoute des autres, ce qui faisait de lui un conseiller très précieux, il avait un sourire avenant soutenu par un regard bienveillant et une prestance naturelle. Il a été directeur du département psychologie du groupe Sema-Metra, il a participé à la fondation de la Sofres, pionnière des sondages et des études de marchés en France, en particulier en introduisant les études politiques, il en a été le PDG à partir de 1972. Il a été professeur de Psychologie sociale appliquée à Sciences-Po. Très actif dans ta communauté juive, président de la commission d'études politiques du CRIF et président de ta communauté Ohel Avraham de la rue de Montevideo à Paris, il était membre de la commission culture juive de la Fondation pour la Mémoire de la Shoah. Emeric Deutsch était un des plus grands exégètes des textes du Talmud et un extraordinaire passeur de la pensée juive, en particulier lors des colloques des intellectuels juifs de France. Emeric Deutsch a été l'une des figures les plus importantes du judaïsme français avec sa façon unique de concilier culture française et Thora et d'en offrir le modèle à tous.
C'est l'histoire d'un petit garçon qui a perdu ses parents dans la Shoah. Recueilli par ses oncle et tante après la rafle du Vel' d'Hiv' du 16 juillet 1942, il grandit dans un milieu de juifs polonais progressistes qui exercent le métier de négociant en métaux et chiffons. Alors que ses cousin et cousine avec qui il vit font leurs études supérieures, Henri rate le concours d'entrée en sixième et se retrouve enfermé dans un sentiment d'injustice et d'incompréhension. La seule perspective qui s'offre à lui et qu'on lui impose, c'est le centre d'apprentissage puis l'usine. Jusqu'à vingt ans comme ouvrier ajusteur, il va vivre le monde du travail de l'immédiat après-guerre, l'humiliation du travail répétitif et du chronométrage, la solidarité ouvrière de ses aînés. Il nous fait pénétrer dans le monde de la mécanique avec ses différents ateliers, dans le monde oublié du geste manuel - la demi-douce - et de sa précision : une partie de sa jeunesse est captée par l'usine alors qu'il n'aspire qu'à retrouver le chemin des études. Il cache une autre blessure indicible, celle qu'il dissimule au tréfonds de lui-même, celle du petit orphelin juif qu'il parviendra à surmonter lors d'une certaine nuit à Bizerte. Il va, à son insu, faire connaissance, non pas de l'écriture, mais avec le mot, balancé rageusement comme un hurlement pour enfin le projeter hors de lui. Des années plus tard, après bien des péripéties de la vie, viendra le temps d'un manuscrit pour devenir aujourd'hui ce livre.