La longue vie de Degas (1834-1917), son imposante carrière (plus de cinquante années d'incessante création artistique) ne peuvent se comparer qu'à celles, au même moment, de Monet et Renoir. Mais une vie plus secrète, moins publique, plus riche d'amitiés imprévues, de rencontres inattendues. Degas est resté secret, se méfiant de ce que l'on pourrait dire ou écrire sur lui, soucieux de protéger tout ce qui était vie privée, souhaitant à la fois " être illustre et inconnu ". L'existence retirée, le mystère dont il s'entoure volontiers (opinions politiques, relations sexuelles ou amoureuses), mais aussi l'incontestable notoriété dont, très tôt, il jouit _ dès les années 1860, alors qu'il est encore inconnu du " grand public " _, la férocité de ses mots, la présence incongrue de cet artiste volontiers réactionnaire dans un milieu d'avant-garde, font l'attrait et la particularité de sa biographie.Car cette longue destinée apparaît, grâce à de nouvelles sources d'archives, de nombreux documents inédits, aussi riche et finalement aventureuse que celles, manifestement plus tumultueuses, d'un Van Gogh ou d'un Gauguin.Ancien pensionnaire de l'Académie de France à Rome, Henri Loyrette est conservateur en chef au musée d'Orsay. Auteur d'un ouvrage sur Gustave Eiffel et de nombreuses études sur l'art français du XIXe siècle, il a été notamment le commissaire de l'exposition Degas e l'Italia (Rome, Villa Médicis, 1984-1985) et le commissaire français de la rétrospective Degas (Paris, Ottawa, New York, 1988-1989).
Nombre de pages
858
Date de parution
16/01/1991
Poids
1 192g
Largeur
155mm
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EAN
9782213020860
Titre
Degas
Auteur
Loyrette Henri
Editeur
FAYARD
Largeur
155
Poids
1192
Date de parution
19910116
Nombre de pages
858,00 €
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«Je voudrais être illustre et inconnu», disait Edgar Degas. Illustre, il l'est, par ses danseuses, ses jockeys, ses femmes au bain. Inconnu, également, tant ces thèmes occultent le reste de l'?uvre, peintures d'histoire, portraits, paysages, tant l'?uvre a dévoré la vie privée. Sur une carrière de soixante ans dont Henri Loyrette restitue la richesse et la cohérence, on découvre alors l'insatiable curiosité technique, la constante recherche d'expressions nouvelles, l'évidente continuité de la ligne mélodique.
Dans A la recherche du temps perdu, l'écrivain Bergotte redécouvre un de ses tableaux préférés, la Vue de Delft de Vermeer, grâce à la lecture d'un article : " Enfin il fut devant le Ver Meer [...] il remarqua pour la première fois des petits personnages en bleu, que le sable était rose, et enfin la précieuse matière du tout petit pan de mur jaune. [...] "C'est ainsi que j'aurais dû écrire, disait-il. Mes derniers livres sont trop secs, il aurait fallu passer plusieurs couches de couleur, rendre ma phrase en elle-même précieuse, comme ce petit pan de mur jaune." " Comme foudroyé par le tableau, Bergotte fait l'expérience d'une révélation esthétique : l'oeuvre lui inspire une conception de l'écriture que le passage lui-même expérimente. Le musée du Louvre, en invitant vingt-deux auteurs à écrire sur une oeuvre de leur choix appartenant aux collections, provoque cette rencontre entre art et littérature, et nous convie à être témoins de ce mariage d'inspiration et de fascination. A l'exemple de Proust, chaque auteur a tenté de ciseler une écriture propre à évoquer 1'oeuvre choisie. Geneviève Brisas a rêvé sur le sort des Mendiants de Bruegel, Linda Lê a imaginé une Madeleine à la veilleuse de La Tour plus méditative que religieuse, Vassili Alexakis s'est moqué allègrement du Serment des Horaces de David, et François Reynaert du Christ de Greco. Gila Lustiger a assumé la sensualité de L'Odalisque de Boucher, Camille Laurens celle d'un torse antique et Christophe Donner s'est souvenu avoir été gardien de musée, passant des heures face au Chancelier Seguier. Cet ouvrage est un cheminement : l'oeuvre comme point de départ de la fiction, la fiction comme découverte renouvelée de l'oeuvre.
Le Sûtra du Lotus est sans aucun doute l'un des textes fondamentaux du Mahâyâna. Depuis plus de quinze siècles, dans la version de Kumârajîva, il scandé la pratique des bouddhistes de l'Extrême-Orient et permis à des millions d'entre eux d'approfondir le message du Bouddha. Ce livre canonique connaît actuellement une renaissance impressionnante en Chine, en Corée, voire au Vieêt-Nam. Au Japon, il a joui d'une ferveur ininterrompue : les plus croyants continuent à en réciter des passages chaque jour et des mouvements religieux ne cessent de le diffuser pour en faire la Bible du bouddhisme. Grandiose fresque, le Sûtra du Lotus apparaît comme une mise en scène, à l'échelle cosmique, de la prédication du Bouddha, illustrée de paraboles décrivant les différentes étapes qui mènent à l'Eveil. Au cours des âges, poètes et artistes en ont exploré et transposé les innombrables images. Ses virtualités philosophiques, dont le sens peut paraître aujourd'hui obscur, furent mises en valeur par des commentateurs issus de tous les courants du bouddhisme. Le Sûtra du Lotus, dont l'original sanscrit a été magistralement traduit au XIXe siècle par Eugène Burnouf, fut propagé à travers toute l'Asie dans la version en chinois classique qu'en fit Kumârâjiva au Ve siècle. C'est cette dernière qui est présentée pour la première fois en français, avec ses deux traditionnels sûtra d'accompagnement. Le Livre des sens innombrables et Le Livre de la contemplation du Sage-universel.
Si le Soûtra du Diamant et le Soûtra du C'ur sont célèbres dans l'ensemble du monde himalayen et sino-japonais, faisant l'objet de récitations et de méditations quotidiennes sur le sens de la vacuité universelle dans le bouddhisme tibétain et zen, il n'en est pas de même du Soûtra de la Pousse de Riz, injustement méconnu, et traduit ici pour la première fois en français. Il s'agit pourtant d'un texte clé des débuts du Mahâyâna, qui traite de tous les aspects de la production interdépendante en soulignant l'irréalité fondamentale des éléments qui la constituent. Loin d'être un culte du néant, cette insistance sur la vacuité, propre au Grand Véhicule, fait voler en éclats le cadre étroit de l'être et de la substance, si chers à nos philosophes occidentaux, et débouche sur la mise en ?uvre d'une compassion sans limites.
Le monde de l'art fonctionne comme une société secrète mondiale qui agit en plein jour. Le délit d'initiés n'y est pas interdit, mais recommandé. Décréter quels sont les «bons artistes», les «bonnes toiles», les «bons acheteurs», influencer les enchères, faire et défaire les cotes est le domaine réservé d'une centaine de décideurs.La crise financière de 2008 a certes secoué le monde de l'art, mais le système n'est pas près de s'effondrer. L'art est partout: dans la mode, dans la maison, dans la rue. C'est la fièvre de l'art: des amateurs de plus en plus nombreux veulent accéder à leur tour à ce pays des merveilles et s'y sentir aussi chez eux.Pour leur permettre de connaître de l'intérieur ce milieu opaque, et qui voudrait le rester, deux journalistes indépendantes ont mené l'enquête pendant plus de deux ans, de Shanghai à New York, de Berlin à Miami.Danièle Granet a fait toute sa carrière dans la presse écrite (L'Express, Le Figaro, Le Nouvel Économiste, Novapress).Catherine Lamour a commencé sa carrière au Monde. Elle a créé et dirigé le département des documentaires de Canal +.
Laurentin René ; Sbalchiero Patrick ; Etchegaray R
Biographie de l'auteur Théologien réputé, historien et journaliste religieux, auteur de nombreuses études d'exégèse et spécialiste des apparitions mariales, l'abbé Laurentin a publié récemment aux Éditions Fayard Découverte du secret de la Salette (avec l'abbé Corteville) et Le Nouveau Diatessaron.Docteur en histoire et journaliste, Patrick Sbalchiero enseigne à l'École cathédrale de Paris. Directeur de la revue Mélanges carmélitains, il est notamment l'auteur d'Enquête parmi les voyants (Éditions de Paris, 2007) et de Jean Paul II et les canonisations (Fayard, 2007). Il a dirigé les publications du Dictionnaire des miracles et de l'extraordinaire chrétiens (Fayard, 2002) et du Dictionnaire des "apparitions" de la Vierge Marie, avec René Laurentin (Fayard, 2007).