Paris à New York. Intellectuels et artistes français en exil (1940-1947)
Loyer Emmanuelle
GRASSET
35,80 €
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EAN :9782246687917
Entre 1940 et 1945, un grand nombre d'intellectuels, d'écrivains et d'artistes français quittèrent la France occupée. La grande majorité se rendit à New York, qui devint ainsi le coeur de l'exil de la pensée et de l'art français. André Breton, Claude Lévi-Strauss, Boris Souvarine, Jacques Maritain, Saint-Exupéry, Saint-John Perse, Max Ernst, ils sont des dizaines à se retrouver dans la capitale intellectuelle du monde libre. Paris à New York raconte l'histoire de cet exil dans tous ses détails. D'abord, l'exil même : quels réseaux l'aident et le financent ? De Varian Fry, représentant du Centre américain de secours à Marseille, à l'American Comittee for Christian Refugees, dirigé par Thomas Mann, nous voyons les réseaux de solidarité se mettre en place. A New York, ensuite. Comment ces fortes individualités finissent-elles par prendre en charge une parole résistante? Le livre montre l'action des éditeurs et des revues, mais aussi des institutions. L'Ecole libre des Hautes études, où enseigne Lévi-Strauss, devient un noyau gaulliste - chose assez rare dans le milieu des exilés, qui resteront généralement très méfiants envers le général de Gaulle. Le gouvernement américain, surmontant ses répugnances pour toute propagande, crée deux agences où, pour la première fois, on utilisera les intellectuels et le savoir à des fins politiques : l'Office of Strategic Service, le célèbre O.S.S., ancêtre de la C.I.A., et l'Office of War Information, d'où dépend la radio Voice of America, dont la section française est dirigée par Pierre Lazareff. On y entendra les voix d'André Breton, d'Henry Bernstein, de Claude Lévi-Strauss... Paris à New York suit enfin les exilés dans leur retour en France, qui n'est pas toujours facile. Ils avaient développé en Amérique une conception plus démocratique de la culture et plus libérale de l'Etat que celle de Londres ou du maquis.
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Nombre de pages
497
Date de parution
19/10/2005
Poids
704g
Largeur
154mm
Plus d'informations
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EAN
9782246687917
Titre
Paris à New York. Intellectuels et artistes français en exil (1940-1947)
Auteur
Loyer Emmanuelle
Editeur
GRASSET
Largeur
154
Poids
704
Date de parution
20051019
Nombre de pages
497,00 €
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Résumé : On ne semble plus vouloir aborder Mai 68 que sous deux angles : la commémoration des témoins et des anciens, rituellement organisée tous les dix ans ; la liquidation exigée par ses adversaires, qui, régulièrement, revient sur le devant de la scène médiatique. Ce livre veut sortir de ce double discours, pieux et nostalgique ou vindicatif et injuste, en proposant les documents qui, sur le moment même, ont constitué l'événement de Mai 68. A travers ces traces écrites, ces voix plurielles - déclarations, pétitions, slogans, tracts, procès-verbaux de manifestations, fiches de renseignements généraux, projets étudiants ou ouvriers, extraits de presse, fragments de discours -, l'on peut revivre au plus juste et comprendre ce qui fut une véritable révolution, dans la rue, certes, mais aussi dans les mots. Le regard de l'historienne, au ras de l'archive, permet ainsi de lire à nouveaux frais ce qui s'est passé au printemps 68, moment d'invention et de jubilation de la parole.
Résumé : En culture comme en politique, l'échelle européenne est un effort autant qu'un accomplissement. C'est pourtant bien à cette échelle que cette "brève histoire" entend se situer - avec un récit fait d'éveils nationaux, d'industrialisations, d'urbanisations, d'assemblées délibérantes, de journalistes, d'artistes et d'intellectuels, de culture de masse, de systèmes éducatifs et de droits de la personne. En treize chapitres vigoureux, Emmanuel Loyer fait tourner le kaléidoscope européen, du milieu du XIXe siècle à nos jours, saisissant pratiques et représentations dans leur différentes inscriptions spatiales et sociales, dans leur hybridation entre l'ancien et le nouveau. En filigrane, une réflexion sur la fragilité de la culture européenne : il n'y a pas une culture européenne qui viendrait justifier un destin commun, mais des cultures qui se croisent et se nourrissent, engendrant la sédimentation que nous connaissons aujourd'hui Retracé avec une grande liberté, cet itinéraire permet d'imaginer, pour nous autres, Modernes tardifs du XXIe siècle, un rapport peut-être plus heureux à notre présent.
Résumé : Claude Lévi-Strauss est né en 1908 et mort centenaire, en 2009, tout près de nous, lecteurs du XXIe siècle. Il grandit dans une famille juive, bourgeoise, mais qui a connu des jours meilleurs. Le père est peintre, bricoleur ; le fils choisit la voie de la philosophie et du militantisme socialiste. Le jeune agrégé part en 1935 enseigner la sociologie à Sao Paulo. Lors de rudes expéditions dans le Brésil intérieur, il se fait ethnologue, découvrant l'Autre indien. Les lois raciales de Vichy le contraignent à repartir : il gagne l'Amérique en 1941 et devient Prof. Claude L Strauss - pour ne pas qu'on le confonde avec le fabricant de jeans. Cette biographie décrit l'accouchement d'une pensée d'un type nouveau, au milieu d'un siècle chahuté par l'Histoire : l'énergie des commencements au Brésil et l'effervescence du monde de l'exil européen à New York, entre surréalisme et naissance du structuralisme.),Le retour en France, après la guerre, sonne le temps de l'écriture de l'oeuvre : plusieurs décennies de labeur intense où Lévi-Strauss réinvente l'anthropologie, une discipline qui a désormais pignon sur rue et offre une nouvelle échelle pour le regard. En 1955, Tristes Tropiques en est la preuve éclatante, en France puis dans le monde entier. Au cours des années, Lévi-Strauss est devenu une gloire nationale, un monument pléiadisé de son vivant. Mais il a sans cesse revendiqué un "regard éloigné" qui lui permet de poser un des diagnostics les plus affûtés et les plus subversifs sur notre modernité en berne. Cette biographie souligne l'excentricité politique et intellectuelle de l'anthropologue. Sa vie décentrée par rapport à l'Europe, ses allers-retours entre ancien et nouveaux mondes. son goût de l'ailleurs font de ce savant-écrivain, mélancolique et tonique, esthète à ses heures, une voix inoubliable qui nous invite à repenser les problèmes de l'homme et le sens du progrès. Lévi-Strauss est moins un moderne que notre grand contemporain inquiet.
Résumé : S'il émane d'une historienne, l'essai que voici parle de littérature. C'est avant tout le livre d'une lectrice. Lectrice depuis longtemps assidue au tête-à-tête familier et toujours passionnel avec les textes littéraires mais tout à coup renvoyée à sa bibliothèque par un aujourd'hui devenu impitoyable. Il me fallait "tuer le temps". Les grands textes de fiction inventent leur puissance de vérité propre, y compris historique. Ils figurent des formes et des savoirs du temps, une pensée de l'événement, de l'attente, du recyclage, de la disparition et de la perte ; ils enregistrent, parfois malgré eux, un nécessaire travail du négatif opposé au tropisme progressiste de notre modernité. Ils nous enjoignent non pas seulement de ralentir ou de tourner le dos au "Progrès" - déjà tout un programme ! -, mais bien de réviser nos cadres temporels eux-mêmes. Ce faisant, depuis la Révolution française, les écrivains interrogent affectivement ce que signifie "être contemporain" de son époque ; de quelle façon vivre - ou ne pas - vivre avec son temps.
Par une nuit glaciale, le père Lamandre recueille une fillette de six ans venue frapper avec insistance à sa porte. L'enfant aux yeux admirables tremble de froid et de faim. Elle a les pieds en sang dans ses souliers à boucles d'argent, mais refuse de répondre aux questions qui lui sont posées. Le vieux prêtre ne saura que son prénom : Anne. Vingt ans plus tard, Anne est devenue Lady Clarick. Richissime, courtisée, elle a l'oreille des grands et le cardinal de Richelieu ne jure que par elle. Pourtant, dans l'ombre, quatre hommes connaissent son vrai visage et sont prêts à tout pour la punir de ses forfaits. Manipulatrice sans foi ni loi, intrigante, traîtresse, empoisonneuse, cette criminelle au visage angélique a traversé les siècles et la littérature : elle se nomme Milady. Voici venu le temps d'écarter la légende pour rencontrer la femme. Même un personnage de fiction peut réclamer justice. Ce roman inoubliable, écrit d'une voix puissamment contemporaine, rend vie à Milady et nous offre son histoire dont Dumas a semé les indices dans Les Trois Mousquetaires. Magnifique portrait d'une femme libre menant, pour sa survie, un jeu dangereux. Dans une époque où trop d'hommes voudraient la contraindre et la posséder, elle se bat - jusqu'à la transgression ultime - pour son pays, pour son idéal et pour sa liberté.
Mince, pâle et tendue, Farkass court pour dealer. Cette adolescente solitaire trouve dans le trafic de drogue une source d'argent facile. Pour subvenir aux besoins de sa mère, avec qui elle vit dans une cité délaissée, elle vend de la cocaïne après les cours. Au lycée, elle est repérée par son professeur de sport pour ses qualités d'endurance. Rejoignant son club d'athlétisme, elle découvre un exutoire, bientôt une passion : la course. Sur la piste, elle découvre des sensations nouvelles ; elle ne pense à plus rien d'autre qu'à son corps, à cette tension enivrante, et elle excelle. Cette nouvelle occupation devient vite incompatible avec les nouvelles tâches qui lui sont confiées par son supérieur. Trahisons, règlements de compte et tueries se multiplient. Que choisira Farkass à choisir : la course, ou le trafic ? D'une addiction à l'autre, un roman étonnant, dans la double ligne du célèbre La solitude du coureur de fond d'Alan Sillitoe et du Mean Streets de Scorsese.
Le Livre de Kells est le douzième roman de Sorj Chalandon a puisé dans son expérience personnelle pour raconter un épisode de sa vie. A 17 ans, après avoir quitté le lycée, Lyon et sa famille, il arrive à Paris où il va connaître, durant presque un an, la misère, la rue, le froid, la faim. Ayant fui un père raciste et antisémite, il remonte l'existence sur le trottoir opposé à celui de ce Minotaure sous le nom de Kells, en référence à un Evangéliaire irlandais du IXème siècle. Des hommes et des femmes engagés vont un jour lui tendre une main fraternelle pour le sortir de la rue et l'accueillir, l'aimer, l'instruire et le réconcilier avec l'humanité. Avec eux, il découvre un engagement politique fait de solidarité, de combats armés et d'espoirs mais aussi de dérapages et d'aveuglements. Jusqu'à ce que la mort brutale de l'un de ces militants, Pierre Overney, pousse La Gauche Prolétarienneà se dissoudre. Certains ne s'en remettront jamais, d'autres chercheront une issue différente à leur combat. Ce fut le cas pour l'auteur, qui rejoignit " Libération " en septembre 1973. Le livre de Kells est une aventure personnelle, mais aussi l'histoire d'une jeunesse engagée et d'une époque violente. Sorj Chalandon a changé des patronymes, quelques faits, bousculé parfois une temporalité trop personnelle, pour en faire un roman. La vérité vraie, protégée par une fiction appropriée...
Le fascisme, contrairement aux doctrines politiques spécifiques aux caractéristiques clairement identifiables, telles que le nazisme ou le franquisme, semble multiforme, divers, flou. Le grand intellectuel italien se propose ici de tenter d’identifier l’essence fondamentale de ce qu’il nomme l’Ur-fascisme, c’est à dire le fascisme « primitif et éternel », forme élémentaire dont sont dérivées toutes les variations. Un texte limpide et brillant qui permet de reconnaître le fascisme sous toutes ses formes, mêmes les plus apparemment inoffensives.