L'oeil du texte. Texte et image dans la littérature de langue anglaise
Louvel Liliane
PU MIDI
35,06 €
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EAN :9782858163786
Cet ouvrage part d'un constat : l'abondance de références à la peinture, à la photographie et aux arts plastiques dans la littérature, et tente de dresser une typologie des modalités d'insertion de l'image dans le texte. L'étude des modes de fonctionnement de l'image sollicitée par le texte aboutit à la définition d'une "poétique de l'iconotexte". Le miroir, les cartes géographiques et autres avatars optiques du pictural fournissent également de beaux sujets de "réflexion". Des "Parcours-lectures" viennent, en appui de démonstrations plus synthétiques, proposer la saveur du vécu de la chose littéraire, des excursions pittoresques, tant il est vrai que l'on ne peut séparer théorie et pratique, quand il s'agit d'ouvrir 1'?il du texte. Ouvrage destiné aux étudiants de classes préparatoires, des premiers cycles universitaires, de maîtrise et de DEA, ainsi qu'aux candidats aux concours de recrutement (CAPES, Agrégation), et à tous les lecteurs que les relations entre l'image artistique et la littérature intéressent et intriguent.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
386
Date de parution
05/11/1998
Poids
440g
Largeur
134mm
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EAN
9782858163786
Titre
L'oeil du texte. Texte et image dans la littérature de langue anglaise
Auteur
Louvel Liliane
Editeur
PU MIDI
Largeur
134
Poids
440
Date de parution
19981105
Nombre de pages
386,00 €
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Pourquoi lire encore The Picture of Dorian Gray ? En quoi cette œuvre fascine-t-elle encore même de très jeunes lecteurs ? Cet ouvrage tente de répondre en partie à ces questions. Texte polymorphe, fait de pièces et de morceaux empruntés à toutes sortes de genres, de styles et d'ouvrages, se situant sur le fil du rasoir entre poésie et peinture, The Picture of Dorian Gray joue sur le fantastique qui anime l'inanimé. Dans les bigarrures de son manteau d'arlequin, le texte convoque les doubles inquiétants dans les miroirs où se brouillent les sexes. Il fait d'un portrait le témoin des dégradations morales de son sujet. Œuvre scandaleuse à l'époque où elle parut, le voyage au bout de l'enfer de Dorian vaut au lecteur quelques impatiences mais aussi quelques beaux égarements et inscrit dans l'imaginaire une œuvre qui, malgré tous ses défauts, perdure et signe.
Ce travail poursuit la réflexion entamée dans L'?il du texte qui avait tenté une première approche des questions soulevées par le rapport entre littérature et peinture. Ici, le réexamen du langage de la critique permet de proposer un affinement des catégories du descriptif liées aux pratiques intersémiotiques. C'est ce que tentent de faire les " nuances du pictural ". Les médiateurs sémiotiques autres que la peinture, qui varient le rapport texte/image, font l'objet développements dans lesquels les rapports entre le texte et le miroir, le texte et les appareils optiques, les reflets mais aussi la photographie, la cartographie, et le " tableau vivant " sont abordés sous l'angle des " substituts du pictural ". Le travail sur l'intersémioticité s'accompagne d'interrogations qui sont ensuite traitées. Le rapport entre texte et image est alors porté au-delà du paragone et de la division Lessingienne entre arts du temps et arts de l'espace. C'est dans l'effet de lecture que se trouve l'une des clés d'approche. Les modalités du dialogue entre texte et image imposent une double lecture qui opère sur le mode de l'oscillation, de la traduction ou de la transaction. L'image en-texte ou hors texte joue le rôle de trompe-l'?il dont le lecteur ne peut se déprendre. Ce mouvement d'oscillation se double d'une constante : le désir contradictoire de voir de près/voir de loin. Le tout et la partie, l'oscillation du regard déstabilisent le texte et le lecteur, le sortent de l'emprise du texte pour mieux l'y replonger. Enfin, le mode d'intégration de l'image et de ses substituts dans le texte peut être conçu en termes qui allient les deux critères irréductiblement opposés par Lessing. Le temps et l'espace se trouvent réunis dans deux données fondamentales de la critique et de la physique : le rythme et la vitesse. La notion de rythme permet de repenser la relation entre texte et image non pas sur le mode agonistique mais sur le mode -complémentaire de la coopération. Enfin, le corps réintroduit dans l'?uvre par la présence de la peinture se fait entendre dans la synesthésie qui allie l'?il à l'oreille, les voix au voir. Ces propositions se trouvent assorties de lectures picturales qui ofFrent des mises en application du travail proposé. Ainsi, le lecteur pourra faire quelques stations en compagnie d'O. Wilde et de V. Woolf, d'H. James, E. Wharton, S. King, A. Carter, J. McGahern, Paul Auster et tant d'autres.
Les grottes de la Renaissance sont des constructions artificielles évoquant par leur architecture et leur décoration les cavernes naturelles, en se référant aux nymphées de l'Antiquité. Elles ont été bâties à l'intérieur de grandes demeures ou dans des pavillons isolés au milieu des jardins, d'abord en Italie puis dans toute l'Europe du Nord à partir du milieu du xvie siècle. Commande royale ou princière, ces grottes rivalisent par leur richesse ornementale : sculptures, rocailles, coquillages, jeux d'eaux... Des recherches récentes ont permis de redécouvrir quelques-unes des plus importantes réalisations en Allemagne, au Luxembourg, en France et en Italie. Les travaux de restauration menés par des architectes, les fouilles archéologiques, les études historiques conduites dans de nombreux fonds d'archives renouvellent nos connaissances sur ce sujet.