Notes Biographiques : C'est à Neuilly-sur-Seine que naît, le 28 août 1962, le petit José-Louis, si vite passionné par la BD qu'il fonde, à l'âge de treize ans, ?BIZU', son propre fanzine. Il conçoit ensuite plusieurs recueils illustrés pour ?Bédérama' en proposant des compilations d'auteurs tels que Franquin, Binet ou Andréas. Pour satisfaire sa passion pour la lecture, il devient employé de la librairie Temps Futurs au début des années 1980 et, avec son ami et complice Jean-Luc Fromental, il participe à la réalisation des ouvrages de L'Année de la bande dessinée, publiés par ce temple parisien de la BD et de la SF. Ses premiers articles commencent à paraître dans ?Métal hurlant', et il devient attaché de presse des Humanoïdes associés en 1983, puis directeur de collection chez ce même éditeur. Ses premiers scénarios sont illustrés par Serge Clerc, Arno, Franz et Max. C'est avec la collaboration de François Rivière pour les scénarios et de Philippe Berthet au dessin qu'il commence en 1983 "Le privé d'Hollywood" (Dargaud). De 1989 à 1991, il scénarise, pour Francis Vallés, la trilogie des aventures du reporter Dorian Dombre (Glénat). En 1991, il participe avec Jean-Baptiste Gilou à la création des éditions La Sirène, où il publiera une monumentale monographie sur le cinéaste Henri-Georges Clouzot. Homme aux goûts et aux talents multiples, il a est également été rédacteur en chef adjoint de ?Salut les copains ' et animateur sur TF1, mais l'écriture reste son activité principale. José-Louis Bocquet publie ses premiers romans dans la « Série noire », chez Gallimard. Depuis, il en a signé six autres pour Le Masque, Autrement, Buchet-Chastel et La Table ronde. Chez Actes Sud et Flammarion, il est également l'auteur de monographies consacrées à Georges Lautner, André Franquin et René Goscinny, ainsi qu'au courant du rap en France. Scénariste pour la télévision et le cinéma, il a collaboré avec Pierre Jolivet, Hervé di Rosa, Olivier Mégaton, Doug Headline, Éric Valette, Patrick Grandperret et Georges Lautner. Pour Catel, il signe par ailleurs les scénarios de "Olympe de Gouges", "Kiki de Montparnasse", "Joséphine Baker" ou encore "Alice Guy" (Casterman), des biographies de femmes qui ont marqué l'histoire. En 2022, il retrouve José-Louis Bocquet et co-signe le scénario de "Huit heures à Berlin", le 29e tome de Blake et Mortimer dessiné par Antoine Aubin. Après dix ans dans l'édition, Jean-Luc Fromental se tourne vers la presse, la publicité, la télévision et, bien sûr, la bande dessinée. En 1981, il crée (avec José-Louis Bocquet) L'Année de la bande dessinée. En 1983, il lance le bimestriel ?Métal Aventure' et en 1985 et 1986, occupe le fauteuil de rédacteur en chef du mythique ?Métal hurlant?. En 1986, il fait ses premières armes dans le dessin animé en coscénarisant la série "Bleu, l'enfant de la Terre", réalisée par Philippe Druillet, puis il travaille en 1991 sur le projet de long-métrage de Moebius, "Starwatcher". En 1994, il conçoit la série animée "Il était une fois" pour 26 dessinateurs de BD. Il crée d'autres séries pour la télévision : "Witch World" (avec Colin Hawkins, 1997), "Les Renés" (avec Hervé Di Rosa, 2000) et "Mandarine & Cow" (2007). En 2001, il participe à la série "Lucky Luke" comme directeur d'écriture et scénariste. Il s'oriente ensuite vers le long-métrage d'animation, avec l'adaptation du roman de Roy Lewis "Pourquoi j'ai [pas] mangé mon père", réalisé par Djamel Debouzze, et l'écriture, avec Grégoire Solotareff, des scénarios de "Loulou et autres loups" (2002) et de "Loulou, l'incroyable secret" (2013). Jean-Luc Fromental reste en contact avec le papier, publiant régulièrement pour la jeunesse, notamment le très remarqué "365 Pingouins" (2006, Naïve), avec Joëlle Jolivet. En 2003, il revient vers l'édition en créant au sein de la maison Denoël le label de bande dessinée adulte Denoël Graphic qui a, entre autres, publié "Tamara Drewe" (2008), de Posy Simmonds, "La Genèse" (2009), de Robert Crumb ou encore "Préférence système" d'Ugo Bienvenu (2019). Jean-Luc Fromental s'est aussi illustré comme scénariste de bandes dessinées, écrivant pour des artistes tels que Floc'h, Loustal, Stanislas Barthélémy ("Les Aventures d'Hergé", 1999, Reporter), Yves Chaland, Blexbolex, Miles Hyman ("Le Coup de Prague", 2017, Dupuis), Jano, Philippe Berthet ("De l'autre côté de la frontière", 2020, Dargaud). Il est l'auteur d'une trentaine de romans, récits de voyage, contes et bandes dessinées. En 2022, il retrouve José-Louis Bocquet et co-signe le scénario de "Huit heures à Berlin", le 29e tome de Blake et Mortimer dessiné par Antoine Aubin. Jacques de Loustal est né en 1956 à Neuilly-sur-Seine. Étudiant en architecture à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, il fait ses débuts comme dessinateur dans différents fanzines et réalise ses premières illustrations pour le magazine "Rock & Folk", où il rencontre Philippe Paringaux. Ce dernier lui écrit plusieurs scénarios de bandes dessinées qui paraissent dans les magazines "Métal Hurlant" puis "(À suivre)". Ensemble, ils signent plusieurs albums : « New York Miami », « Clichés d'amour », « Coeurs de sable », « Barney et la Note Bleue », « Un garçon romantique », « Kid Congo » (Alph-Art du meilleur scénario du festival d'Angoulême en 1998) et « Le Sang des voyous ». Loustal travaille également avec d'autres écrivains, tels Jérôme Charyn (« Les Frères Adamov » et « White Sonya »), Jean-Luc Coatalem (« Jolie mer de Chine » et « Rien de neuf à Fort-Bongo ») ou Tonino Benacquista (« Amours insolentes »). En 2008, il adapte en bande dessinée une nouvelle de Dennis Lehane, « Coronado ». Il s'associe aussi avec d'autres auteurs de bande dessinée comme Jean-Claude Götting pour « Pigalle 62.27 » et « Black Dog » ou, récemment, Fred Bernard pour « Bijou ». Quand il ne réalise pas des bandes dessinées, Loustal garde cependant ses crayons à portée de main. Il travaille également pour la presse, dont notamment "The New Yorker", "Senso", "Géo", "Télérama"... Le monde de la communication le sollicite souvent pour différentes campagnes, comme récemment pour la réalisation de panneaux d'animation culturelle et touristique le long des autoroutes françaises de la région alpine. Grand amateur de voyages, il rapporte de ses périples des carnets de dessins qu'il publie depuis 1990 aux éditions du Seuil puis aux éditions de la Table ronde. Il a collaboré avec Raymond Depardon pour « Carthagène », publié en 2015 dans la collection Magnum Photos de Dupuis. Par ailleurs, il expose régulièrement ses peintures à la Galerie Huberty & Breyne. Admirateur inconditionnel de Georges Simenon, il collabore avec les éditions Omnibus pour la réédition de l'intégrale « Maigret » et l'illustration de certains romans. En 2023, il publie par ailleurs « Simenon, l'Ostrogoth » (Dargaud), un biopic consacré à ce grand nom de la littérature et scénarisé par José-Louis Bocquet et Jean-Luc Fromental.
Résumé : Vivre en copropriété a ses bons et ses mauvais côtés, mais le pire jour de l'année est sans conteste celui de l'assemblée générale annuelle, celle où chacun vient chargé de doléances et de colère. Beaucoup s'y taisent et, comme chez le dentiste, attendent que cela se termine, mais d'autres font de cette réunion leur terrain de guerre. Cette année, le pire d'entre eux, Marius Van Eyck, répond aux abonnés absents. Tout le monde s'en étonne et la réunion s'annonce plus paisible. Pourtant, le calme précède la tempête...
Michel Sardou compte parmi les chanteurs français les plus populaires de sa génération. En plus de quarante ans de métier, il a enregistré 366 chansons, 26 albums studio, 21 albums live, plus de 70 singles, et vendu près de 95 millions de disques. Qui ne connaît pas "La Maladie d'amour", "En chantant", "Les Lacs du Connemara", ou "Etre une femme" ? Le photographe Richard Melloul revisite les 60 ans de scène d'un artiste exceptionnel, dans ce livre unique - que préface Michel Sardou -, avec les témoignages de nombreuses personnalités : de Patrick Bruel à Romain Sardou, de Carla Bruni à Davy Sardou, d'Inès de La Fressange à Vincent Lindon, de Michel Fugain à Marie-Anne Chazel...
Quand la nuit sera noire, j'irai nourrir L'Alligator ". J'ai retrouvé tous les doigts. Et puis je reviendrai, je me saoulerai à mort et je jouerai du saxo. "
L'héritière de Château Grolo-Laglotte , maison de vignoble située dans le Médoc, a disparu subitement en laissant une simple lettre à sa famille. Son mariage avec John, fils d'un riche domaine vinicole californien, devait pourtant sauver le château au bord de la faillite... Avec l'aide d'Ange Léoni, viticulteur corse membre de la famille, les Grolo-Laglotte font appel à un détective privé « discret » qu'il a connu en Corse, un certain Jack Palmer... Une nouvelle enquête désopilante, initialement écrite par René Pétillon et qui était restée inédite. Une nouvelle réjouissante pour les nombreux lecteurs de Jack Palmer, de René Pétillon et de Manu Larcenet !Notes Biographiques : René Pétillon est né en 1945 à Lesneven, dans le Finistère. Dessinant depuis toujours pour le plaisir, c'est en autodidacte qu'il passe professionnel. Il n'a en effet jamais mis les pieds dans une école d'art. Après avoir envoyé quelques dessins par la poste, il débute en 1968 dans ?Plexus', ?L'Enragé' et ?Planète'. Comme le dessin d'humour ne le fait pas vivre, il se lance dans la bande dessinée et frappe à la porte de ?Pilote', où il publie aussitôt un récit en six pages intitulé "Voir Naples et mourir". En 1974, il crée le détective Jack Palmer qui se baladera dans ?Pilote', ?L'Écho des savanes', ?BD', ?Télérama' et ?VSD'. En 1976, pour ?L'Écho des savanes', il scénarise "Le Baron noir" dont Yves Got assure le dessin. L'année suivante, et jusqu'en 1981, la série est accueillie pour un strip quotidien dans les pages du ?Matin de Paris'. En 1993, Pétillon entre au ?Canard enchaîné', où, chaque semaine, il publie des dessins politiques. Grand Prix d'Angoulême en 1989, il reçoit, en 2001, à Angoulême toujours, le prix du meilleur album pour "L'Enquête corse". En 2002, il est lauréat du grand prix de l'humour vache au Salon international du dessin de presse et d'humour de Saint-Just-le-Martel. René Pétillon est aussi citoyen d'honneur de la ville de Bastia. En 2017, sort chez Dargaud un recueil de ses dessins d'actualité intitulé "Un certain climat". La même année, il gagne le grand prix du festival de Blois BDBoum ! René Pétillon nous a quittés le 30 septembre 2018. Emmanuel Larcenet, dit « Manu Larcenet » ou simplement « Larcenet », naît le 6 mai 1969 à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine). Il suit des études de graphisme au lycée de Sèvres, puis il s'inscrit à l'école Olivier-de-Serres, où il obtient un BTS d'expression visuelle option images de communication. Dès 1991, il publie dans ?Yéti', pour lequel il réalise également sa première couverture de magazine. En 1994, il entre à ?Fluide glacial', où il peut développer à loisir des histoires, imprégnées d'absurde, de non-sens et d'humour parodique. Son premier album paraît en 1996, dans un format à l'italienne, « 30 Millions d'imbéciles » (Glénat). Il signe ensuite plusieurs histoires complètes ? « Soyons fous » (Fluide Glacial, 1996), « La Loi des séries » (Fluide glacial, 1997), « À l'ouest de l'Infini » (Fluide glacial, 1999), « Les Superhéros injustement méconnus » (Fluide glacial, 2001), « Ni dieu, ni maître, ni croquettes » (Glénat, 2002) ou encore « Le Guide de la survie en entreprise » (Fluide glacial, 2005). Entre-temps, Larcenet fonde, avec Nicolas Lebedel, sa propre maison d'édition, Les Rêveurs de Rune ? qui deviennent assez vite Les Rêveurs ?, pour publier des oeuvres à la limite de l'expérimental. Il y crée la collection « On verra bien... », dans laquelle il publie plusieurs one-shots qu'il écrit et dessine dans un format à l'italienne et en noir et blanc ? « Dallas Cowboy » (1997), « Presque » (1998), « On fera avec » (2000), « L'Artiste de la famille » (2001), puis « Ex Abrupto » (2005). Dans ces différentes oeuvres intimistes, il utilise un trait plus lâche et expressif, Larcenet s'interroge sur la création, la mort, ou encore l'obésité. Il poursuit son travail avec ?Fluide glacial', où il crée une série parodique de Bob Morane, intitulée « Bill Baroud », qui comptera quatre tomes (Fluide glacial, 1998-2002). Les six épisodes de « Minimal » (série éditée en albums par Fluide glacial en 2003), marquent une rupture. Dans ces pages, qui se moquent des dérives intellectualistes de la bande dessinée alternative, Larcenet se fait plus caustique. De la fin 2005 à 2006, il dessine, sur des scénarios de Lindingre, « Chez Francisque ». Mais, à la suite d'un désaccord avec Thierry Tinlot, il quitte la revue au mois de juin 2006, douze ans après y avoir publié ses premiers dessins. Entre 1997 et 2004, il est accueilli par ?Spirou' les éditions Dupuis. Il participe à la nouvelle collection « Humour libre », où il signe, avec Jean-Michel Thiriet, la trilogie « La vie est courte » (Dupuis, 1998-2000). Puis il scénarise les deux premiers albums de « Pedro le Coati », dessinés par Gaudelette. À cette époque, Larcenet va se concentrer sur de nouvelles séries humoristiques pour Dargaud, qui vient de créer la collection « Poisson Pilote », sorte de laboratoire pour jeunes talents issus de la bande dessinée indépendante. Il y déploie tout son talent et dessine « Les Cosmonautes du futur », des aventures scénarisées par Lewis Trondheim (3 tomes, 2000-2004), « Donjon Parade », série écrite par le même Trondheim et Joann Sfar (5 tomes, 2000-2007), « Les Entremondes », une histoire imaginée par son frère Patrice (2 tomes, 2000-2001), et « Le Retour à la terre » (5 tomes, 2002-2008), avec Jean-Yves Ferri. Seul, il réalise la série comico-historique « Une aventure rocambolesque de... » (2002-2009), puis « Nic Oumouk » (2 tomes, 2005-2007). Entre-temps, il commence le fabuleux « Combat ordinaire » (Dargaud), quatre tomes semi-autobiographiques. Cette oeuvre lui vaut le prix du meilleur album lors du festival d'Angoulême en 2004. La même année paraît « Vincent Van Gogh. La ligne de front », tome 2 d'« Une aventure rocambolesque de... » (Dargaud). En 2005, il écrit et dessine « L'Histoire du soldat » (Six Pieds sous terre), en 2007, « De mon chien comme preuve irréfutable de l'inexistence d'un dieu omniprésent » (Six Pieds sous terre). Entre 2006 et 2009, il poursuit « Une aventure rocambolesque de... » (Dargaud). En 2009, l'auteur surprend avec le tome 1 de l'époustouflant « Blast ». Le quatrième et dernier tome « Pourvu que les bouddhistes se trompent » sort en 2014. L'année suivante, Larcenet entame « Le Rapport de Brodeck (Dargaud), un diptyque adapté du roman éponyme de Philippe Claudel. Entre les épisodes de « Blast », il signe « Peu de Gens Savent » (Les Rêveurs) et « Nombreux sont ceux qui ignorent » (Les Rêveurs). En 2012, il illustre le roman de Daniel Pennac « Journal d'un corps » (Futuropolis-Gallimard). En 2014, il écrit et dessine « Microcosme » (Les Rêveurs), puis, peu plus tard, en 2017, « Les Branleurs » (Les Rêveurs). En 2018, il annonce dire « adieu au papier » pour dessiner uniquement sur tablette graphique. L'année suivant, onze ans après la parution du dernier épisode, il met en images le tome 6 de « Retour à la terre » (Dargaud), toujours avec Jean-Marc Ferri. En 2020, il commence la trilogie « Thérapie de groupe » (Dargaud, 2020), une oeuvre hilarante et déchirante. Dans un tout autre genre, il se plonge dans l'adaptation du prix Pulitzer 2007 ? en 2024 paraît ainsi « La Route », de Cormac McCarthy. Un ouvrage éblouissant.
Aldo, Nane et leurs parents déménagent sur la planète Terminax Conquis où ils sont attendus par les Terminaxiens avec impatience ! A leur arrivée, l'accueil est d'ailleurs plus que chaleureux. Mais c'est sans compter sur Pipon, le chat des voisins qui s'est ajouté au voyage interstellaire... La créature, inconnue des extra-terrestres, suscite la panique sur cette planète farfelue.
Je m'appelle Alberto, j'ai grandi dans un petit village pauvre de Colombie. Normalement, j'aurais dû, devenir paysan, comme toute ma Camille. Mais a 77 ans, j'ai décidé de rejoindre la guérilla...
Joseph Dupuche, jeune ingénieur du nord de la France, a accepté la place de directeur d'une société minière en Equateur. Il fait une première escale à Panama avec son épouse, Germaine, pour y récupérer les fonds qui leur permettront de poursuivre leur voyage. La compagnie qui l'avait engagé étant déclarée en faillite, le voyage s'arrête là. Sans argent, sans emploi, le couple va faire la connaissance de compatriotes prêts à les aider, mais sans enfreindre les codes propres à cette ville coloniale. Germaine trouve un emploi dans un grand hôtel, mais Joseph ne peut pas y loger avec elle, pour des questions de convenance. Il se voit alors contraint d'habiter dans le "barrio negro", le quartier noir de la ville...
Je m'appelle Alberto, j'ai grandi dans un petit village pauvre de Colombie. Normalement, j'aurais dû, devenir paysan, comme toute ma Camille. Mais a 77 ans, j'ai décidé de rejoindre la guérilla...
Les soeurs Jacob grandissent à Nice, entourées d'une mère aimante, Yvonne, d'un frère chéri, Jean, et d'un père, André, architecte et républicain. Elles traversent leur enfance et leur adolescence dans un cocon, bercées par la beauté et la douceur de la Méditerranée. Mais autour de la famille, l'Histoire s'embrase et les périls s'accumulent. Le 1 septembre 1939, la France et l'Angleterre déclarent enfin la guerre à l'Allemagne nazie. La défaite de la France et la collaboration précipitent la famille Jacob dans la pauvreté, l'exclusion et la persécution, jusqu'à la déportation. Marquées à jamais, les trois soeurs se retrouvent au retour des camps. La vie reprend pourtant ses droits. Avant que le destin ne les frappe cruellement... Ce récit graphique choral, composé à partir des correspondances des trois soeurs et des archives familiales, raconte l'enfance et la jeunesse de ces trois femmes aux tempéraments exceptionnels, l'immense tendresse qui les a unies, et leur inépuisable courage. Les Soeurs Jacob est une adaptation du film et du livre de David Teboul, avec Marie Desplechin au scénario et Fred Bernard au dessin et à la couleur.
La bande dessinée "Mon Cervin" n'est pas une fiction mais une tranche de vie. Bien réelle. Une tranche de ma propre vie. A peine romancée. Une autofiction, donc. Tout commence en août 2022. Alors que je fais du rangement dans la maison familiale, je découvre une lettre de mon père décédé. Cette lettre m'est directement adressée. Il me demande de disperser ses cendres au sommet du mont Cervin, en Suisse. La tâche est impossible, et ce pour deux bonnes raisons. Ses cendres, je ne les ai plus, car je les déjà éparpillées sur la pelouse du crématorium juste après son incinération. Quant à gravir le fameux Cervin dont il parle - le plus beau sommet d'Europe ! - il s'agit d'une épreuve exigeante exclusivement réservée aux alpinistes chevronnés. Ce que je ne suis pas. Je ne suis même pas sportif. Et pourtant...
J'avais 16 ans. C'était en 1969. Je vivais chez ma tante à Bên Tre et, un soir, une agente de liaison est venue nous annoncer la bonne nouvelle : il était de retour et voulait me voir ! Le Vietnam était en pleine guerre contre les Américains. Après plusieurs années de mobilisation dans le Nord, les révolutionnaires du Front National de Libération revenaient dans le Sud. Ils se cachaient dans le maquis, près de la frontière cambodgienne. Pour les rejoindre, il fallait attendre que le soleil se couche. La nuit, on se déplaçait plus librement. Ce soir-là, j'ai rencontré mon père pour la première fois."