Les stigmates de Lisbé. Une fiction détective dont Pierre Jean Jouve est le héros
Louis Lambert Jean-Paul
BELLES LETTRES
35,00 €
Epuisé
EAN :9782251446936
Chaque année qui passe le confirme un peu plus : Pierre Jean Jouve (1887-1976) est l'un des plus grands poètes et romanciers français du XXe siècle. Son oeuvre poétique, d'une haute exigence, se double d'un ensemble de romans qui, de Paulina 1880 au Monde désert, sont devenus des classiques. Mais qui était Jouve ? Premier écrivain en France à recourir à la psychanalyse, il a revendiqué haut et fort dans En miroir la nature autobiographique de son oeuvre. En fait, réalité et fiction s'entrelacent étroitement dans son mythe personnel. Le livre de Jean-Paul Louis-Lambert se présente comme une enquête quasi policière (une fiction détective, dit l'auteur) pour retrouver les éléments qui ont permis l'édification de ce mythe, avec son singulier cortège de figures féminines. Rencontrée en 1909 puis en 1933, Lisbé est une troublante créature érotique stigmatisée. Chantée en 1935 et 1936, Hélène de Sannis est la sublime initiatrice qui meurt pour accoucher de l'artiste. Sont-elles les héroïnes d'une histoire ? D'un mythe ? D'un roman ? Plongé dans ses fantasmes en fusion, Jouve a recréé ses amours avec la femme-mère Caroline, la femme-soeur Andrée, d'intrigantes amies, et avec Blanche Reverchon, la femme qui est tout à la fois la mère et la soeur, une amante adultère et une épouse dévouée, une mystique discrète et une psychanalyste qui a rencontré Freud. C'est cette mystérieuse galaxie qu'explore cet essai-enquête documentaire qui constitue aussi une lumineuse introduction à la lecture de Jouve.
Nombre de pages
420
Date de parution
07/06/2017
Poids
670g
Largeur
162mm
Plus d'informations
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EAN
9782251446936
Titre
Les stigmates de Lisbé. Une fiction détective dont Pierre Jean Jouve est le héros
Auteur
Louis Lambert Jean-Paul
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
162
Poids
670
Date de parution
20170607
Nombre de pages
420,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Au XIXe siècle, la langue des signes est intégrée à l'éducation des enfants sourds. Elle est reconnue comme l'instrument de leur émancipation: avec elle tout est possible, comme en témoigne une pléiade de sourds-muets artistes et fins lettrés. Depuis l'époque glorieuse de l'abbé de l'Épée (1712-1789), tous ceux qui se pressaient aux exercices publics du bon abbé et de ses successeurs, prouvant que les signes peuvent tout dire et tout traduire, réclamaient en vain un dictionnaire: c est la tâche que mène à bien en 1865 l'abbé Lambert, aumônier à l'institution nationale des sourds-muets de Paris. Associant le dessin et la description, il publie un dictionnaire bilingue françaisllangue des signes jusqu'aujourd'hui inégalé. Ce serait peu dire de cet ouvrage flamboyant qu'il est en avance sur son temps: ne se contentant pas dune mise en parallèle élémentaire des unités lexicales de chacune des deux langues comme le font la totalité des recueils actuels, il replace chaque signe dans son contexte et indique comment traduire des milliers d expressions françaises. Quinze ans après sa parution, la langue des signes est interdite dans les écoles spécialisées, et l'ouvrage de Lambert mis au rebut. Pendant un siècle, les sourds seront condamnés à un apprentissage mécanique des sons, les privant de l'accès au sens et les réduisant à l'illettrisme. Aujourd'hui, les sourds réinvestissent peu à peu l espace public dont ils avaient été évincés; des dizaines de milliers d entendants apprennent leur langue. À tous, le chef-d'?uvre de l'abbé Lambert montrera ce qu'a été naguère cette langue, à la fois si semblable à celle d'aujourd'hui et si étrangement différente.
Guilloux Louis ; Lambert Françoise ; Macaux Olivie
1917 : la guerre s'éternise dans la boue des tranchées. Belzec, une ville de l'arrière, se distingue par son camp de concentration, où sont parqués les indésirables venus de toute l'Europe. M. Lanzer, respectable professeur d'allemand, y occupe le poste d'interprète et s'attire la sympathie des prisonniers. Lanzer et sa famille viennent au secours d'une Alsacienne âgée et malade, échouée par hasard dans le camp et qui, par reconnaissance, leur lègue le peu qu'elle possédait. Une rumeur, orchestrée par l'un des collègues de Lanzer, accuse à tort le professeur d'avoir profité des largesses de la "boche" . Quand le fils du principal, revenu blessé du front, découvre la mise au ban de ses amis, il prend leur parti et devient le nouvel indésirable... Ecrit en 1923 et resté inédit à ce jour, ce roman de jeunesse de Louis Guilloux brosse le tableau saisissant d'une humanité en guerre perpétuelle.
Des enquêtes sociologiques établissent un fait intéressant : nombreuses sont les personnes qui disent avoir vécu une expérience de transcendance une fois ou plus dans leur vie. Il s'agit d'une expérience où on a l'impression de se trouver en contact avec quelque chose d'illimité, qu'on ne peut pas saisir et qui dépasse les capacités humaines. Certains sont alors assurés de percevoir une réalité, tandis que d'autres croient à de simples incidents issus de dispositions subjectives. L'auteur rejette cette attitude de dédain à la lumière des perspectives de penseurs qui tiennent l'être humain pour essentiellement ouvert sur l'infini. Il considère aussi la transformation personnelle qu'entraînent assez souvent ces expériences. Certes, les témoignages sont d'inégale valeur, mais la littérature des grandes traditions religieuses offre justement des critères de discernement. Tout en reconnaissant les ambiguïtés de la religion populaire, cet ouvrage affirme avec force et rigueur la possibilité d'expériences véridiques de la transcendance.
Les Belles Lettres regroupent dans ce somptueux coffret réalisé par Benjamin Van Blancke les deux volumes d'Isaac Asimov consacrés à l'histoire romaine, de sa fondation à sa chute. C'est sa fascination pour l'histoire du grand Empire romain qui inspira Asimov pour construire son Empire galactique dans le Cycle de Fondation, oeuvre qui s'est rapidement imposée comme un classique et comme une référence de la littérature de science-fiction. Dans La République romaine, Asimov retrace l'épopée d'une petite tribu qui a bâti en l'espace de 500 ans, grâce à son audace et à son ingéniosité, l'une des civilisations les plus brillantes de l'histoire : Rome. De la fondation légendaire par Romulus à l'avènement d'Auguste, Asimov dresse, grâce à sa maîtrise parfaite de la narration, un tableau limpide de cette époque fascinante. Chaque chapitre s'ouvre sur l'une des superbes illustrations de Benjamin Van Blancke, et immerge tout entier le lecteur dans cette « suite extraordinaire de triomphes et de désastres, de faits de bravoure au combat et de bêtise dans la paix, d'intrigues sordides et d'idéalisme glorieux » (Isaac Asimov). Dans le second et dernier volume consacré à l'histoire romaine, Isaac Asimov guide ses lecteurs à travers les quatre siècles durant lesquels Rome assura son hégémonie sur le monde occidental, apportant la paix à une centaine de millions de personnes. L'Empire romain reprend le récit là où La République romaine l'avait laissé, à l'avènement d'Auguste et au début du principat, et couvre toutes les lignées d'empereurs jusqu'aux royaumes germaniques et à la victoire de Clovis à Soissons, qui marque la fin de la tradition romaine, 1239 ans après la fondation de la Ville par Romulus. Se plaçant en chroniqueur lucide, Asimov, au moyen d'anecdotes savoureuses et d'apartés, relie la « grande » histoire, celle des batailles et des dirigeants, à la « petite », celle du quotidien et des masses anonymes. Ce volume est, comme le précédent, illustré par les majestueux dessins de Benjamin Van Blancke.
Pendant une douzaine d'années, Jean-Pierre Otte s'est attaché à rassembler les mythes premiers du cercle Arctique, des deux Amériques, de l'Afrique noire, de l'Océanie et de l'Australie de l'"Ere du rêve". Ces mythes de création qui, dans le recours à l'imaginaire, demandent à la vie le secret de ses origines, étaient peu connus, dispersés ou fragmentaires, souvent jamais traduits de la langue dois laquelle les grands voyageurs et les premiers ethnographes les rapportèrent. Dans un second temps - et cette démarche fera date -, Jean-Pierre Otte s'est efforcé d'amener ces grands récits de la tradition orale à l'existence écrite. Son travail dans la rigueur n'en est pas moins une transposition poétique, aussi vivante et passionnée que possible. Il s'agissait d'amplifier le sens, d'exalter les couleurs, d'accentuer les contrastes, et de mettre en évidence, sans le dénaturer, le contenu philosophique, métaphysique, religieux, amoureux ou moral des mythes du commencement. Rendus magnifiquement, ces matins du monde ont été choisis pour être représentatifs des grands courants cosmogoniques, lesquels ne sont peut-être, malgré leurs différences, ou plutôt grâce à elles, que la diversité fabuleuse et fertile d'une unité foncière inscrite au plus profond de la mémoire du monde et de la nôtre.
Comnène Anne ; Frankopan Peter ; Leib Bernard ; Ki
Non, je n'écris pas cela par complaisance pour mon père. Je l'affirme, toutes les fois que je vois mon père se tromper, et je m'attache à la vérité. XIV, 7, 3
Revue de presse Ouvrage remarquable par sa clarté et son esprit de synthèse. Amplement documenté, précis et son propos est élevé. --Le Figaro LittéraireCes six cents pages, denses mais vivantes, surprenantes parfois, qui poussent à la réflexion et où chacun aiguisera cette qualité dont les anciens se méfiaient souvent : la curiositas. --Le Figaro HistoireAu terme de quinze ans de travail, Michel de Jaeghere publie le fruit de sa réflexion dans un grand livre. --Le Figaro Magazine