Orages N° 17, octobre 2018 : Bannis, proscrits, exilés
Loubier Pierre
ATLANDE
24,00 €
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EAN :9782350305172
Comment penser, mais aussi vivre et écrire la solitude de l'exil et la douleur de l'expatriation ? Question brûlante, terriblement actuelle. Ce numéro d'Orages l'aborde sous l'angle de la Littérature et de l'Histoire. La période des Orages est, elle aussi, féconde en tourments et traumatismes. Retiré, remercié, disgracié, écarté, arraché, déplacé, extradé, exilé, banni, proscrit, forclos : nombreuses sont les variations juridiques, géographiques et existentielles de l'éloignement hors de l'espace public de la patrie. Se pose à l'origine une pure question de philosophie politique : comment poursuivre une pensée, une parole, voire une action politique alors qu'on se situe de fait hors du politique ? Comment être à la fois un ermite et un citoyen, mais aussi comment construire son expérience — volontaire, et plus souvent subie — en une forme de destin, fondé sur une figure ? L'espace de l'ailleurs, asile ou épreuve, modèle et module ainsi les formes de la parole, qu'elle soit directement ou plus obliquement politique : discours et campagnes de presse, pamphlets, témoignages, mémoires, correspondances, fictions romanesques, théâtrales ou lyriques, méditations et essais, toutes ces expressions solitaires disent la nécessité d'une relation à la communauté. De l'ermitage de Montmorency jusqu'au rocher noir de Sainte-Hélène, en passant par l'Amérique et les Alpes, au féminin comme au masculin, malgré tout, envers et contre tout, une écriture se met en mouvement et résiste à l'effacement, au silence, à l'oubli. Le Cahier annuel d'Orages accueille un entretien avec François Rosset, spécialiste des littératures du XVIIIe siècle.
Nombre de pages
258
Date de parution
21/11/2018
Poids
482g
Largeur
159mm
Plus d'informations
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EAN
9782350305172
Titre
Orages N° 17, octobre 2018 : Bannis, proscrits, exilés
Auteur
Loubier Pierre
Editeur
ATLANDE
Largeur
159
Poids
482
Date de parution
20181121
Nombre de pages
258,00 €
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Avec François Libermann, la collection Une pensée par jour accueille, s'enrichit d'un maître spirituel et fondateur de communauté hors pair et pourtant peu connu. Né dans une famille juive, à Saverne, en 1802, et destiné au rabbinat par son père, il découvre le monde, la modernité et le catholicisme à Metz où il a été envoyé aux études. Il est baptisé la veille de Noël 1826 sous le nom de François, Marie et, désirant devenir prêtre, il entre au séminaire parisien de Saint Sulpice en 1827. Renié par son père, Libermann est victime en 1829 d'une crise d'épilepsie qui l'oblige à interrompre ses études de prêtrise. Mais il apparaît déjà pour beaucoup comme un modèle spirituel, rassemblant de petits cercles d'étudiants à Paris pour méditer la Bible et s'occuper des pauvres. Il devient économe au séminaire d'Issy-les-Moulineaux, puis il rejoint les Eudistes à Rennes. En 1839, il est sollicité par deux séminaristes créoles qui s'inquiètent du sort des anciens esclaves délaissés dans les îles françaises. Devenu expert dans la formation des prêtres, il accepte de les aider et de soumettre à Rome un projet pour l' "oeuvre des Noirs" . Le projet est accepté à condition qu'il devienne lui-même prêtre. Ordonné, il devient le supérieur de la petite oeuvre naissante qui se conçoit comme étant au service des plus pauvres, des délaissés, de ceux qui sont abandonnés après avoir été esclaves. En 1848, à la demande de Rome, il dissout sa jeune congrégation pour rejoindre la Congrégation du Saint-Esprit, fondée au XVIIIè siècle et qui connaît de grosses difficultés. Il en est élu supérieur général et intègre les éléments de sa propre règle dans celle de la congrégation du Saint-Esprit placée sous la protection du Saint-Coeur de Marie. Il est considéré comme le second fondateur des Spiritains, après Claude Poullart des Places (1689-1709).
Et l'Orgue juvénile à l'aveugle improvise " : à partir d'un commentaire de ce vers extrait de la " Complainte du Sage de Paris " où le nom de Jules Laforgue s'inscrit et se dissémine en anagramme, Pierre Loubier interroge l'élaboration d'une parole qui s'expose comme la recherche d'une musique, la partition d'une dramaturgie intime sur le clavier unique de l'amour : " aimer, être aimé ". Il s'agit ici de dresser un portrait de l'artiste en jeune orgue triste modulant, par tâtonnements parfois, l'expression d'un " c?ur toujours aussi gros " mais devenu, grâce aux jeux de l'écriture, " un peu plus littéraire, voilà tout ". ?uvre dite " de jeunesse " réputée illisible, Les Complaintes signent la sortie de la plainte. La mise en scène de la mélancolie y vaut comme art poétique, l'improvisation comme art d'aimer, le vagabondage comme écriture de soi.
Résumé : Les bâtiments historiques du centre de La Havane bénéficient, depuis quelque temps, d'une importante restauration qui redonne fière allure à la capitale de Cuba. Outre cette magnifique architecture, ce' qui frappe chez cette grande dame, c'est précisément sein urbanité. Ce Guide Ulysse vous donne les clés de cette métropole des tropiques, trépidante et attachante, qui vous étonnera et vous fascinera pour peu que vous vous laissiez tenter par son exploration : Dans ce Guide Ulysse, vous trouverez : Une description détaillée de tous lés attraits, cotés selon un système d'étoiles pour ne rien manquer ; Une sélection des meilleures adresses où dormir, manger et vous divertir ; Un portrait historique, culturel et social complet de La Havane ; Une quinzaine de cartes et plans de ville pour vous y retrouver facilement. A l'aide du Guide Ulysse La Havane, baignez dans la chaude atmosphère des Caraïbes, au c?ur d'une grande ville !
Que la douleur donne à toute créature/Une voix pour gémir", s'exclame Lamartine dans les Méditations. Une voix pour gémir : c'est à cette voix plaintive, celle de l'élégie, soupir sensible, que le présent essai voudrait prêter l'oreille, pour en décrire et interroger les vibrations, pour en comprendre les enjeux tant anthropologiques qu'historiques, idéologiques et esthétiques ; pour, d'une certaine façon, contre les idées reçues qui n'entendent là que babils geignards, pleurnicheries amoureuses, pâmoisons métaphysiques, complaisances doloristes, lui donner réson. C'en est fini de l'élégie poudrée d'avant 1789. Sentinelles de la douleur, premier volet d'un triptyque, décrit les mutations du genre élégiaque et envisage l'élégie comme une énergie dont la voix s'élève, enfle et se diffuse à toute la poésie en des temps où s'opère un vaste travail de deuil, d'une ampleur inégalée peut-être depuis les grandes tristesses des guerres de religion : la Restauration. Elle est la voix de l'époque. Portrait de l'élégiaque en vigie sonore, écho d'une douleur historique, sociale ou familiale.
100 cartes historiques, politiques, économiques, sociologiques et futuristes accompagnées chacune d'un texte, le tout complété par une galerie de portraits des pays de la région.
Du crépuscule à l'aube, d'ouest en est, c'est à un voyage fantastique et fantasque que ce livre nous invite. De la Défense sous les derniers rayons du soleil aux premières griffes de lumière sur la pierre de la Bibliothèque François Mitterrand, le lecteur déambule dans une ville où sont suspendus des silhouettes nus. Ici les corps sont transformés en statues vivantes, nues mais chastes, laissant l'imagination du lecteur sauter de l'une à l'autre. L'ouvrage donne à voir les monuments sous un jour inédit, hors du temps et des foules. On photographie le silence, l'incongru. L'urbain se mue en tableaux animés, autant de clins d'oeil à des oeuvres iconiques (Les Trois grâces, la Pieta,…) ou de jeu sur les lignes de force et les profondeurs de chaque lieu. Le mariage de Paris la nuit et de corps dénudés en suspension crée une esthétique inédite, toute en suggestion et en subtilité. Le glamour de la ville est le décor d'une traversée poétique et émotionnelle hors normes.
Atlande réédite un ouvrage fondamental sur la Révolution française, la seule histoire " populaire " de la révolution, c'est-à-dire relatée du point de vue du peuple, débarrassée de ses mystifications sur le 14 juillet ou la nuit du 4 août : un texte qui tranche avec l'histoire traditionellement " bourgeoise " de la Révolution. Originellement paru en 1909, de façon concomitante à Paris, Londres, Leipzig, Rome et New York, ce texte, révolutionnaire en lui-même, est l'oeuvre d'un aristocrate russe exilé à Paris car il a épousé la cause du peuple, d'un historien hors pair et d'un visionnaire. Kropotkine est largement oublié de nos jours ; rappelons simplement qu'une chaîne de montagnes porte son nom en Sibérie, qu'il fut le page de la tsarine aussi bien que l'interprète de Louise Michel en Angleterre, l'intime d'Elisée Reclus et d'Octave Mirbeau et que tant Victor Hugo qu'Ernest Renan le défendirent ardemment quand il fut poursuivi par les autorités françaises. Le texte intégral est ici éclairé par une kyrielle de notes d'Arno Lafaye-Moses qui propose également une galerie des personnages cités ainsi qu'un glossaire. Signe de sa résonnance aujourd'hui, il est préfacé par François Ruffin.
Camp-Pietrain Edwige ; Lemarchand Philippe ; Maill
Le Brexit tient à la fois du cauchemar et de la farce. Parti du referendum organisé pour éviter que le Parti conservateur ne se déchire, il divise profondément les Britanniques, risque de faire voler en éclats le Royaume-Uni, d'infliger à son économie un recul sans précédent, de raviver la guerre en Irlande et d'afaiblir l'Europe. Largement alimenté par des mensonges, le vote a-t-il été manipulé par Moscou, orchestré pour de basses raisons spéculatives au profit de quelques initiés consrvateurs ou organisé par d'inconséquents apprentis-sorciers ? Quelles cicactrices vont laisser le Brexit en matière de cohésion nationale, de montée du populisme et de la xénophobie ? Comment le reste de l'Europe va-t-il dorénavant regarder la perfide Albion qui prétend à nouveau voguer seule de par le vaste monde ? L'Angleterre de demain sera-t-elle un havre de libéralisme et de dumping social aux portes de l'Europe, de fait le 51e Etat américain, une plaque tournante du commerce mondial ou rentrera-t-elle dans le rang de l'européanité, avec son contrat social et ses ambitions environnementales ? Le présent volume propose tout ce que vous auriez préféré ne pas devoir savoir sur le Brexit, une multitude de dystopies basées sur de multiples entretiens, des mises en perspective historique, des analyses géopolitiques, des tranches de vie, le tout avec un humour très British.