Marges et marginalités au Brésil. Espaces, pouvoir et société
Louault Frédéric ; De Barros Margaux ; Kermoal Kév
UNIV BRUXELLES
31,00 €
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EAN :9782800418179
Fait de paradoxe, d'instabilité et de mouvements, le Brésil contemporain est difficilement intelligible sur la base de la seule considération de la norme, du droit ou des dimensions formelles de la société brésilienne. Cet ouvrage en propose une approche par ses marges, omniprésentes sur le territoire et dans la société, sous forme matérielle ou imaginaire, et qui mettent en lumière les luttes de pouvoir à l'oeuvre dans les pratiques, les représentations et les discours qui façonnent le monde social. Revendiquant une approche dynamique et interactionniste de marges constamment redéfinies, il aborde les dynamiques de leur production, gouvernement et (re)qualification, ainsi que les pratiques politiques, culturelles ou sportives de résistance à la marginalisation et d'appropriation des marges, qui peuvent alors devenir source de refuge ou d'opportunité. L'ouvrage explore ainsi différentes dimensions (spatiales, socioculturelles, économiques et politiques) des marges au Brésil, à travers l'assemblage des contributions d'auteurs représentant une diversité de perspectives disciplinaires allant de la sociologique à la géographie en passant par les sciences politiques, et s'inscrivant dans une variété d'échelles d'analyse (individuelle, communautaire, urbaine, nationale et internationale). Frédéric Louault est professeur de science politique à l'université libre de Bruxelles, directeur du centre d'étude de la vie politique (Cevipol, ULB) et co-directeur du Centre d'étude des Amériques (AmericaS, ULB). Titulaire d'un doctorat en science politique de l'IEP de Paris, il est vice-président de l'Observatoire politique de l'Amérique latine et des Caraïbes (Opalc, Sciences Po). Margaux De Barros est chercheuse post-doctorante en sciences politiques au centre d'étude de la vie politique (Cevipol, ULB). Elle est titulaire d'un doctorat en Sciences Politique et Sociales de l'ULB et de l'Institut d'Etudes Sociales et Politiques de l'Université d'Etat de Rio de Janeiro (UERJ). Ses recherches portent sur les mouvements sociaux et l'engagement militant au Brésil et en Afrique du Sud. Kevin Kermoal est doctorant - aspirant FNRS en Sciences politiques et Sociales, affilié au CEVIPOL et au centre AmericaS, à l'Université Libre de Bruxelles (ULB), et en Service Social à l'Université pontificale de Rio de Janeiro (Puc-Rio). Ses recherches doctorales portent sur la réhabilitation des marges urbaines à Medellín (Colombie) et à Rio de Janeiro (Brésil), dans le contexte de la néolibéralisation de la gouvernance urbaine.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
450
Date de parution
13/10/2022
Poids
750g
Largeur
160mm
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EAN
9782800418179
Titre
Marges et marginalités au Brésil. Espaces, pouvoir et société
Auteur
Louault Frédéric ; De Barros Margaux ; Kermoal Kév
Editeur
UNIV BRUXELLES
Largeur
160
Poids
750
Date de parution
20221013
Nombre de pages
450,00 €
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Résumé : Comment le Brésil est-il devenu indépendant ? Pourquoi la criminalité est-elle si élevée ? Le Brésil est-il le champion du monde des inégalités sociales ? Les églises évangéliques sont-elles devenues incontournables ? Pourquoi Lula est-il un symbole politique ? L'Amazonie est-elle en train de disparaître ? Le Brésil devient-il dépendant de la Chine ? La démocratie brésilienne est-elle en danger ? Longtemps présenté comme la puissance montante aux côtés de la Russie, de l'Inde, de la Chine et de l'Afrique du Sud (les Brics) - le Brésil, emmené par son président Lula (2003-2010), affichait nombre d'atouts : potentiel économique, vitalité démocratique, jeunesse, ressources naturelles, réserves de biodiversité, culture riche et métissée... Mais le rêve a tourné au cauchemar, les scandales de corruption et l'enrayement de l'économie ont conduit le peuple désenchanté à plébisciter Jair Bolsonaro. Depuis lors, ce "Trump des tropiques" a multiplié les décisions pénalisantes : non-respect des accords de Paris, déforestation, politique économique déconnectée de la réalité, gestion catastrophique de la pandémie, culte des armes... Les travers de l'autoritarisme historique et les fragilités économiques ont rattrapé le géant aux pieds d'argile. Saura-t-il se réinventer ? En 100 questions clés, voici un panorama complet du cinquième plus grand pays du monde encore en devenir pour mieux appréhender son histoire, ses richesses, ses potentiels, ses défis et ses espoirs.
Louault Frédéric ; Pellen Cédric ; Hastings Michel
La défaite électorale est un phénomène structurant de la vie politique démocratique. Rares sont les hommes politiques à ne jamais y avoir été confrontés, soit directement en tant que candidats, soit indirectement en tant que militants, collaborateurs ou membres d'un comité de campagne. Cet ouvrage propose une plongée du côté de ces battus des élections, qui, éclipsés par les glorieux vainqueurs, n'ont jusqu'à présent suscité qu'un intérêt de recherche réduit. En réunissant des contributions empiriquement fondées sur des expériences variées de défaites électorales, dans différents contextes historiques, géographiques et politiques, il se donne pour objectif de mieux saisir les enjeux symboliques et matériels de la défaite aux niveaux individuel et collectif. Trois angles d'analyse complémentaires sont plus particulièrement explorés par les auteurs : le premier centré sur la production du verdict de défaite, le deuxième sur les potentielles bifurcations biographiques des battus et enfin le troisième sur les appropriations partisanes de la défaite. Les études de la défaite "au concret" ici réunies ouvrent ainsi des pistes de recherche originales pour interroger de manière novatrice les processus de (dé)construction des carrières politiques, d'engagement et de désengagement politique, de transformation des milieux partisans ou encore de définition des règles de la compétition électorale.
Duclos Michel ; Louault Frédéric ; Smolar Aleksand
D'un bout à l'autre du globe, démagogues, "hommes forts", autocrates et dictateurs en tout genre se suivent mais ne se ressemblent pas - tout en présentant un air de famille. Qui sont ces nouveaux autoritaires qui de plus en plus définissent l'air de notre temps et déterminent la politique mondiale ? Pour mieux comprendre l'itinéraire de ces dirigeants et les conséquences géopolitiques de leur montée en puissance, l'Institut Montaigne et l'ancien diplomate Michel Duclos ont fait appel à d'éminents spécialistes qui dressent un portrait psychologique, intellectuel et politique de chacun d'entre eux. De Poutine, Bolsonaro et Kim Jong-un à Trump, Orban, ou Erdogan, ou encore Salvini, Mohamed ben Salman et Maduro, dix-huit personnages hauts en couleurs - parfois effrayants, souvent menaçants - forment la famille des "nouveaux autoritaires", divisée en trois grandes fratries : nationalo-populistes dûment élus, "néo-autoritaires" en transition entre deux mondes et authentiques dictateurs. Issus de généalogies variées, leurs positions diffèrent sur l'arc qui conduit de la démagogie au despotisme. Ils puisent tous cependant, à des degrés divers, dans la même "boite à outils" anti-libérale, où pêle-mêle s'entassent une xénophobie assumée, l'exaltation d'un rêve identitaire, la vindicte contre l'establishment, le contrôle des médias, la kleptocratie, et l'identification du pouvoir "populaire" à un dirigeant "fort". La jonction possible entre les nouveaux autoritaires de tous poils représente désormais une menace grave pour la démocratie libérale. D'ores et déjà, ils ont imposé dans les esprits dans le vaste monde une "tentation autoritaire" se substituant à l'attraction du "modèle libéral" qui paraissait avoir triomphé après la chute du mur de Berlin.
4e de couverture : Plus de 120 cartes et infographies pour découvrir le visage social, économique et politique de l'Amérique latine. ¿ Crises économiques et progrès sociaux : une croissance ralentie et des populations ébranlées ¿ Corruption et crises démocratiques : le retour à une stabilité politique est-elle possible ? ¿ L'Amérique latine dans le monde : au-delà d'un rôle régional, quelle est sa place dans la mondialisation ? Cette cinquième édition, entièrement mise à jour, présente et analyse les défis auxquels doit faire face l'Amérique latine d'aujourd'hui.
Résumé : En Europe, l'entrée dans le XXIe siècle a dévoilé d'impressionnantes dynamiques politiques et électorales. La Belgique et son système de partis n'échappent pas à ces mouvements : longueur exceptionnelle dans la formation des exécutifs, volatilité électorale accrue, fragmentation du système politique, augmentation de la défiance envers le politique dans plusieurs parties de la société... L'ambition de cet ouvrage est néanmoins d'analyser les événements et les changements contemporains dans une perspective plus profonde que le temps court. La configuration actuelle du système politique belge et de ses acteurs a beaucoup évolué, mais des constantes peuvent aussi être mises en évidence. Dans une analyse des transformations de la vie politique et du système politique depuis l'indépendance de la Belgique et en mobilisant les clivages qui ont structuré les débats et les choix politiques, l'auteur isole six grandes phases : 1830-1893, 1894-1918, 1919-1945, 1946-1965, 1965-1999 et l'entrée dans le XXIe siècle. Ce sont ces six temps de l'histoire politique belge qui sont décortiqués dans cette toute nouvelle édition. Bien sûr, comme dans tout découpage chronologique, les frontières entre les différentes étapes temporelles sont poreuses. Il importe d'approcher les évolutions dans une optique dynamique où, sans être légion, les ruptures n'en sont pas moins essentielles. Pascal Delwit est professeur de science politique à l'Université libre de Bruxelles (ULB), où il mène ses recherches au Centre d'étude de la vie politique. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages et articles sur la vie politique belge et européenne.
Pourquoi le populisme est-il devenu un concept aussi central dans le débat public ? Pour quelles raisons joue-t-il le rôle d'épouvantail de la démocratie ? Quel est le rapport entre notre conception contemporaine du phénomène et ses origines historiques ? Le populisme est-il de droite, de gauche, les deux à la fois ou ni l'un ni l'autre ? En amorçant une réponse à chacune de ces questions, cet ouvrage déconstruit les principales idées reçues et connotations péjoratives dont le populisme fait l'objet dans la littérature scientifique et dans le discours médiatique.
A des fins didactiques, l'ouvrage est décomposé en sept chapitres. Le premier porte sur l'histoire de la discipline, sur la définition de son champ d'investigation et sur les règles de base à respecter. Le deuxième présente le coeur de la science politique : le pouvoir politique et son évolution. Le troisième se fixe sur l'étude des régimes politiques : les régimes autoritaires, hybrides, totalitaires et démocratiques. Les chapitres suivants sont une plongée dans le fonctionnement de la démocratie représentative. Le quatrième porte sur les règles qui entourent le vote et l'élection, en particulier les modes de scrutin. Le cinquième traite de l'acte principal qui légitime la démocratie représentative, l'élection au suffrage universel. Qui vote, pour quoi et pourquoi ? Mais aussi, qui ne vote pas et pour quelles raisons ? Le sixième a trait à ces acteurs majeurs de la démocratie représentative que sont les partis politiques. Comment évoluent-ils ? Sur quelles idéologies fondent-ils leur action ? Enfin, le dernier chapitre aborde la très grande diversité, au fond et dans leur expression, des formes de participation dans les sociétés.
Résumé : En avril 2025, le Parti socialiste et Vooruit célébreront le cent quarantième anniversaire de leur genèse. L'acte de naissance du socialisme belge rapporte en effet au congrès fondateur du Parti ouvrier belge-Belgische Werkliedenpartij qui tient ses travaux les 5 et 6 avril 1885. La jeune formation qui est portée sur les fonts baptismaux fait face à une montagne de problèmes et à un environnement extrêmement hostile. Ses revendications initiales sont pourtant modestes : le droit à chacun d'avoir son mot à dire dans les orientations politiques du pays et le droit d'avoir une protection sociale minimale assortie d'une régulation dans l'environnement socioprofessionnel. Dans une adversité forte, le Parti ouvrier - puis le Parti socialiste belge - atteint les uns après les autres ses premiers objectifs et s'impose peu à peu comme un acteur majeur de la vie politique et sociale belge et de l'édification de la sécurité sociale moderne. Mais à l'image de la social-démocratie européenne, les socialistes belges sont à la peine depuis la fin du XXe siècle. En juin 2024, le PS se fixe à l'étiage le plus bas de son histoire électorale depuis l'instauration du suffrage universel masculin et si Vooruit s'est redressé, son score est le deuxième plus mauvais de l'histoire électorale du socialisme en Flandre. Ce livre explore cette trajectoire politique, électorale et sociale au long cours. L'auteur pointe les moments clés et analyse, pour chacun d'eux, les dimensions internes et externes du socialisme belge de même que les défis contemporains du PS et de Vooruit. Un voyage essentiel pour comprendre non seulement l'histoire du socialisme en Belgique, mais aussi les perspectives d'un mouvement à la croisée des chemins.