Lotze Rudolf Hermann L. ; Henrich Dieter ; Jaran F
MINUIT
10,00 €
Sur commande, 2 à 4 jours
EAN :9782707319708
Ce numéro propose la traduction d'un texte de Lotze qui a eu une influence profonde sur l'anti-psychologisme de Husserl ainsi que sur le néokantisme de Bade, et a été discuté en détail dans le cours consacré, à Marbourg, par Heidegger à la logique : le chapitre de sa Logique (1874) intitulé " Le monde des Idées ". Lotze y propose une interprétation originale de la théorie platonicienne, distinguant quatre modalités ontologiques - l'être des choses, le déroulement des processus psychiques, la validité des significations et la consistance des relations - et soutenant la thèse selon laquelle les Idées platoniciennes ne " sont " pas, mais " valent ". Thèse qui instaure la relève de la métaphysique traditionnelle par une " logique de la validité " de style kantien, et interdit que l'on fonde les significations logiques intemporelles sur les processus psychiques, qui se déroulent dans le temps - offrant ainsi son argument décisif à l'antipsychologisme logique de Husserl et au néokantisme de Bade. Suit la seconde partie du commentaire de D. Henrich sur la Logique de la Réflexion de Hegel. Ayant procédé à une explication détaillée de ce qu'il tient pour le c?ur même de la Science de la Logique, il propose une interprétation de la dialectique ou de la " négation de la négation " hégélienne en adéquation avec son programme philosophique - à savoir déterminer la substance comme sujet. Cette compréhension de sa méthode et de sa structure renouvelle celle de la Logique elle-même, et en manifeste l'ambiguïté fondamentale - entre ontologie et théorie de la signification. Dans " L'onto-théologie dans l'?uvre de Martin Heidegger ", F. Jaran examine la thèse de la constitution onto-théologique de la métaphysique, qui s'est transformée ces dernières années en un outil exégétique que les historiens de la philosophie n'hésitent plus à reprendre, fût-ce en le critiquant. Il s'attache à en retracer l'élaboration silencieuse dans les textes du début des années 1920, offrant ainsi un éclairage nouveau à la " métaphysique du Dasein " que Heidegger déploie immédiatement après la publication d'Etre et temps. L'article de B. Frère intitulé " Scheler critique de Husserl " tente de restituer la portée phénoménologique de l'?uvre de Scheler en l'arrachant au personnalisme auquel on la confine parfois, pour en préciser les apports originaux et en critiquer les éventuelles insuffisances théoriques. La démarche schelerienne, en tant que non transcendantale, ouvre-t-elle de nouvelles perspectives philosophiques tout en demeurant dans le cadre strict de la phénoménologie, ou tend-elle à transgresser ce dernier, en associant une réinterprétation de la méthode phénoménologique à des outils conceptuels et thèmes philosophiques issus d'autres courants ?
C'est à Rudolph Hermann Lotze (1817-1881), le successeur immédiat de Johann Friedrich Herbart (1776-1841) à la chaire de philosophie de Göttingen (1844), qu'était réservé le mérite d'introduire en Allemagne l'union des investigations physiologiques et des recherches psychologiques, en utilisant au profit de la science de l'esprit les découvertes réalisées dans la science des fonctions organiques. Médecin et philosophe de formation, il acquit la conviction que la philosophie idéaliste n'a pas le caractère d'une science, mais plutôt celui d'un poème, d'une production poétique, d'un roman écrit en termes abstraits. Il lui parut de plus en plus évident qu'un système philosophique satisfaisant devait intégrer les découvertes de la science. Or, Lotze s'est trouvé absolument d'accord avec Herbart et son école dans cette conviction et dans cette persistance à enseigner que la philosophie doit avoir un caractère scientifique, que la philosophie doit être une science et le devenir toujours davantage. Il chercha à répandre parmi les médecins ses vues sur la question des rapports réciproques entre l'âme et le corps, question débattue sur les limites de la physiologie et de la psychologie. C'est dans son ouvrage le plus célèbre sur les questions psychologiques, " Psychologie médicale ou physiologie de l'âme ", publié en 1852, dont nous présentons ici en traduction la première partie, qu'il exploite les connaissances physiologiques et pathologiques de son époque. Certainement plus métaphysicien que psychologue, Lotze reste une figure importante dans le domaine de la psychologie car il a tracé la voie à l'avènement de la psychologie scientifique naissante. Il eut pour élèves des psychologues de renom tels Franz Brentano (1838-1917), Carl Stumpf (1848-1936) et G. E. Müller (1850-1934) qui devint son successeur immédiat à la chaire de philosophie de l'Université de Göttingen. Ce livre s'adresse aux philosophes, psychologues, historiens et étudiants désireux de découvrir un des écrits fondamentaux de l'école psychologique allemande du XIXe siècle.
Le temps d'un séjour de quelques semaines dans sa maison d'enfance, la narratrice raconte ses retrouvailles avec sa famille, où, depuis trois générations, hommes et femmes ont choisi le métier de pasteur. Mais quand elle arrive, quelque chose de cet ordre ancien s'est profondément déréglé. De ses proches, elle raconte les rires, les chutes, les chants. De toutes ses forces, elle les soutient, quand leur vie ne semble plus tenir qu'à un fil.
Rencontrer une fille tatouée au Japon, sauver la vie d'un homme sur un paquebot en mer du Nord, nager avec les dauphins aux Bahamas, faire l'amour à Moscou, travailler à Dubaï, chasser les lions en Tanzanie, s'offrir une escapade amoureuse à Rome, croiser des pirates dans le golfe d'Aden, tenter sa chance au casino en Slovénie, se perdre dans la jungle de Thaïlande, faire du stop jusqu'en Floride. Le seul lien entre les personnages est l'événement vers lequel tous les regards convergent en mars 2011 : le tsunami au Japon, feuilleton médiatique donnant à tous le sentiment et l'illusion de partager le même monde. Mais si tout se fond dans la vitesse de cette globalisation où nous sommes enchaînés les uns aux autres, si chacun peut partir très loin, il reste d'abord rivé à lui-même et à ses propres histoires, dans l'anonymat.
Dionysos est là. Il arrive depuis toujours. Il vient d'ailleurs, mais il est partout; c'est qu'il est le dieu du théâtre. La tragédie qu'il met en place sera plus tragique qu'une autre, puisqu'il s'agit de lui. Il lui faut un homme qui lui résiste, à qui il puisse faire la chasse pour le prendre dans les filets du délire. Les Bacchantes sont la pièce du délire qui finit mal. Ce n'est pas l'auteur et ce qu'il a pensé qu'on cherchera, ni en deçà de lui, la langue et son rythme. L'athée s'est-il converti? Peu nous chaut. Au théâtre le poète est masqué, sous les masques de ses personnages. La vigueur de la mise en perspective dépend de sa discrétion. Telle est la règle de l'objectivité scénique. L'auteur ne délivre pas de message. La victime n'apporte pas de salut. La fête n'en répand pas moins ses lumières et ses fastes, ses fantasmagories, ses jeux de cirque, ses bouffonneries et ses horreurs. L'initiation cultuelle des mystères dionysiaques s'y est faite initiation théâtrale. La gloire est toujours douce, dira-t-on, même pour le dieu. Toute arme est bonne pour gagner, surtout celle de la dévotion.
A travers 15 dilemmes redoutables, situés aussi bien dans notre quotidien que dans des futurs proches ou imaginés, ce livre met à l'épreuve nos certitudes et nos intuitions les plus profondes. Chaque situation force à trancher là où aucune solution ne permet de sortir indemne - là où décider signifie toujours renoncer. En croisant la pensée des grands auteurs classiques et contemporains avec des exemples issus de la science-fiction, de la culture populaire et de l'expérience ordinaire, Charlotte Peytour nous invite à philosopher autrement, de façon vivante et concrète. Ici, pas de bonnes réponses, mais des clés pour comprendre comment nous décidons, pourquoi nous hésitons et ce que chaque choix révèle de nous.
Ce livre réconcilie avec la base de la philosophie, et ça fait du bien. Loin d'être d'abord conçue comme de l'exégèse pointue, la philosophie existe parce qu'on l'a inventée pour répondre à des questions vitales. Parmi celles-ci : comment guérir de l'épreuve douloureuse d'exister, puisque vivre, tout simplement, ne va pas de soi ? Les philosophes, à travers l'histoire, ont apporté leurs réponses. La philosophie, dans ce livre, devient un guide de conduite formidable pour se réconcilier avec la vie.
Peut-on encore avoir recours à la pensée humaniste, cette philosophie lucide et joyeuse, inspirante et bienveillante, dans un monde où les repères sont à ce point brouillés ? Du XIVe siècle à nos jours, d'Erasme à l'espéranto, de Christine de Pisan à Bertrand Russell et de Voltaire à E.M. Forster, ce livre montre comment des femmes et des hommes d'hier et d'aujourd'hui, guidés par leur foi en la raison, ont placé l'amour de l'humanité tout entière au coeur de leur réflexion. Après son inoubliable Comment vivre ? , sur les traces de Montaigne, Sarah Bakewell nous convie à la découverte de la pensée libre, de son foisonnement d'idées et d'expériences, portées par une vision éthique de l'existence. Aujourd'hui plus que jamais, il s'avère urgent de s'inspirer de ces modèles d'humanisme.
Une autre histoire de la philosophie, qui redonne leur place aux femmes oubliées. En dépit de leur oubli et de leur effacement, les femmes ont contribué à l'histoire de la philosophie. Cet ouvrage vise à leur rendre justice, en mettant en avant leur pensée et leurs apports décisifs. Les auteures et chercheures qui ont collaboré à cette autre histoire de la philosophie ont consacré leurs travaux à faire connaître cette part oubliée de l'histoire de la pensée, d'Hypathie à Simone de Beauvoir, en passant par Rosa Luxemburg, Jeanne Hersch et Hannah Arendt, jusqu'aux débats récents après #Metoo. Laurence Devillairs et Laurence Hansen-Love analysent ce que la philosophie doit aux femmes, avec les contributions des philosophes Sandrine Alexandre, Annabelle Bonnet, Marie Chartron, Estelle Ferrarese, Geneviève Fraisse, Marie Garrau, Isabelle Koch, Catherine Larrère, Catherine Malabou, Maud M'Bondjo et Camille de Villeneuve. " Un ouvrage remarquable, tant par la qualité des coautrices que par son contenu et sa visée. " Libération