Rien n'est plus drôle que le malheur. Du comique et de la douleur dans les écritures drammatiques
Losco-Lena Mireille
PU RENNES
18,00 €
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EAN :9782753513259
Rien n'est plus drôle que le malheur, je te l'accorde. Mais -". Cette réplique de Nell à Nagg, dans Fin de partie de Beckett (1957), peut être considérée comme programmatique de tout un pan du théâtre comique contemporain. Situé entre rire de la douleur, rire avec douleur, rire malgré la douleur et douleur de rire, ce théâtre ne craint plus de faire commerce avec la mélancolie, de s'aventurer sur les territoires les plus violents de l'histoire du XXe siècle, d'entretenir des liens étroits avec les désastres intimes et collectifs, d'explorer tout le lamentable de la vie humaine, de réinventer de drôles de tragédie. Rendant compte d'une mutation de la sensibilité comique occidentale qui s'est engagée depuis le XIXe siècle, il nous propose, envers et contre tout, un rire quand même: paradoxal, insolent, provocateur, inattendu, ambigu, anxiogène et libérateur tout à la fois. À travers un ensemble de pièces écrites, pour la plupart d'entre elles, au cours des vingt dernières années, dans l'aire européenne - avec quelques ouvertures du côté de l'Algérie et d'Israél -, cet ouvrage rend compte de la diversité des dramaturgies du comique et de la douleur. De George Tabori à Noëlle Renaude ou Patrick Kermann. d'Eugène Durif ou Daniel Lemahieu à Biljana Srbljanovié en passant par Hanokh Lev in. Michel Vinaver ou Werner Schwab. les théâtres ici explorés conjuguent pertinence mimétique et impertinence ludique: le comique s'y présente comme un outil de représentation du monde et d'examen de l'histoire, mais il témoigne également d'une quête de résistance et d'une roborative obstination à vivre.
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Nombre de pages
250
Date de parution
06/05/2011
Poids
401g
Largeur
168mm
Plus d'informations
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EAN
9782753513259
Titre
Rien n'est plus drôle que le malheur. Du comique et de la douleur dans les écritures drammatiques
Auteur
Losco-Lena Mireille
Editeur
PU RENNES
Largeur
168
Poids
401
Date de parution
20110506
Nombre de pages
250,00 €
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Depuis une dizaine d'années, la recherche artistique, entendue comme recherche menée dans les pratiques et non pas sur elles, est devenue l'objet d'un important débat européen, au croisement du monde artistique et des institutions de l'enseignement supérieur. Cet ouvrage s'inscrit dans ce champ de questionnements en se centrant sur les pratiques théâtrales, jusqu'ici bien moins explorées que les arts plastiques. Son objectif n'est pas de défendre un modèle stabilisé de la recherche, mais d'interroger l'apparition et la prégnance historiques, depuis un siècle, du lexique de la recherche dans les discours des artistes de la scène, et de comprendre les types de pratiques qu'il recouvre.
De Talma aux premiers acteurs du cinéma, les mutations du jeu héroïque comme les phénomènes d'héroïsation de la figure de l'acteur sou-lèvent des questions esthétiques, culturelles et politiques. Alors que le jeu héroïque hésite entre le code tragique et le génie naturel, on observe dans les années 1830 la naissance de "héros populaires", identifiés aux personnages ou aux acteurs romantiques. Au fil du siècle, les héros consensuels" laissent place aux "héros impersonnels", manifestations d'une crise des valeurs comme d'un renouveau dramaturgique. Centré sur le paysage théâtral français, l'ouvrage ouvre des perspectives du côté de l'Allemagne, de l'Espagne, de la Russie et de l'Italie. Il explore le caractère mouvant, dynamique, souvent paradoxal ou contradictoire, de l'alliance du héros et de l'acteur au XIXe siècle.
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La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
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