Journaliste le mieux payé de Paris, Jean Lorrain (1855-1906), "fanfaron du vice", fréquente le Tout-Paris des arts et des lettres, et mène une vie désordonnée au parfum de scandale. Souffrant quelque peu du c'ur, son médecin lui prescrit de l'éther comme antispasmodique. L'éther est une drogue à la mode, Lorrain succombe immodérément à sa puissance hallucinatoire. D'abord aimables, les visions tournent vite au cauchemar.Publiés en 1895, ses Contes d'un buveur d'éther constituent neuf variations autour de ces fantasmagories générées par l'éthéromanie, lorsque le délire des hallucinations vient croiser la sauvagerie des hommes. Car Lorrain, comme ses personnages, cherche surtout à fuir la réalité de l'âme humaine, répugnante dès que saute le vernis social, faite de pulsions, d'instincts débridés et de bestialité. Malgré leurs efforts, aucun d'eux n'échappera au désespoir de la découverte du néant.
Date de parution
30/10/2002
Poids
70g
Largeur
105mm
Plus d'informations
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EAN
9782842057114
Titre
CONTES D'UN BUVEUR D'ETHER
Auteur
LORRAIN JEAN
Editeur
1001 NUITS
Largeur
105
Poids
70
Date de parution
20021030
Disponibilité
Epuisé
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Journaliste renommé du Paris des années 1890, Jean Lorrain, dandy, fardé, homosexuel et éthéromane, est aussi l'auteur de romans et nouvelles à l'inspiration plutôt vénéneuse. Teinté d'autobiographie, son chef-d'oeuvre, Monsieur de Phocas, revêt la forme d'un journal intime : celui du duc de Fréneuse, esthète blasé et pervers, qui égrène au long des pages phantasmes et névroses. Avec Phocas, Jean Lorrain donne un pendant à l'oeuvre de Huysmans, ravivant une ultime fois les feux de l'esthétique qu'A rebours avait allumés. Le dossier s'intéresse à la genèse du roman, à la pratique - pléthorique chez Lorrain - de l'intertextualité et à la réception critique.
Mal famé, Jean Lorrain est surtout connu par ses analyses sarcastiques des m'urs de la Belle Epoque. Dans ses Princesses d'ivoire et d'ivresse, il a réussi ses histoires les plus magiques et les moins sordides, placées sous le mauvais signe de trois princesses qui ont pour nom : Cruauté, Illusion et Désespérance. Mais on n'échappe pas à son destin et Lorrain n'a pu s'empêcher de faire accoucher une reine d'une grenouille, de flétrir le corps des belles endormies dans l'attente du prince charmant, ou de faire noyer un jeune roi et dieu dans un cloaque, victime d'une curiosité perverse. La présente édition est augmentée d'une douzaine de contes de la même veine, que leur dispersion dans des plaquettes et revues rares rendait inaccessibles.
A la fin du xviiie siècle, à la suite d'un duel, Xavier de Maistre est condamné à six semaines d'enfermement dans un lieu qui lui est désespérément familier : sa chambre. Il invente une expérience littéraire savoureuse, où chaque pas devient une aventure, chaque objet, du canapé au lit, fait figure de territoire inexploré. "Daignez m'accompagner dans mon voyage ; nous marcherons à petites journées, en riant, le long du chemin, aucun obstacle ne pourra nous arrêter".
Si tu veux que la gloire et les succès t'accompagnent, ne perds jamais de vue la doctrine, le commandement, la discipline, la prévoyance. Car celui qui excelle à résoudre les difficultés le fait avant qu'elles ne surviennent ; celui qui maîtrise autant l'approche directe et indirecte que la ruse triomphera. Voilà l'art de l'affrontement. Connais-toi toi-même et connais ton ennemi, ta victoire ne sera jamais mise en danger. Connais le terrain, connais le temps, ta victoire sera alors totale. Traduit du chinois par le père Amiot
Francis Bacon: On ne sait pourquoi certaines choses vous touchent. C'est vrai, j'adore les rouges, les bleus, les jaunes, les gras. Nous sommes de la viande, n'est-ce pas? Quand je vais chez le boucher, je trouve toujours surprenant de ne pas être là, à la place des morceaux de viande. Et puis il y a un vers d'Eschyle qui hante mon esprit: "L'odeur du sang humain ne me quitte pas des yeux."
Schopenhauer Arthur ; Burdeau Auguste ; Salaün Chr
Quand l?artiste accompli «prête ses yeux pour regarder le monde», il nous offre l?opportunité de le voir enfin tel qu?il est, débarrassé des oripeaux du besoin et de l?utilité.Dans ces deux suppléments au Monde comme volonté et comme représentation, Arthur Schopenhauer (1788-1860) montre comment le génie opère par dévoilement soudain: «Le talent, c?est le tireur qui atteint un but que les autres ne peuvent toucher; le génie, c?est celui qui atteint un but que les autres ne peuvent même pas voir.»