Figure légendaire du photojournalisme, Weegee a marqué l'histoire du reportage des années d'avant-guerre, mais plus encore l'histoire même de la photographie. Il fut l'un des premiers à mesurer la portée du fait divers, traduisant au travers de son objectif la force tragique, mais surtout visuelle, des drames, des incendies ou des accidents. Les prises de vue de Weegee provoquèrent un véritable choc chez les lecteurs par la crudité des scènes observées. Il révéla au grand public une autre Amérique, celle des laissés-pour-compte et des déshérités. Weegee dévoilà par son oeuvre l'âme de la grande ville, divulgua ses convulsions et ses rêves. Parmi ses thèmes, il développa notamment celui du repos, surprenant quantité de dormeurs dans des situations les plus inattendues, conférant au sommeil la vérité de la condition humaine et une dimension inquiétante, proche de la mort. Ses sujets de prédilection sont les crimes, les bars, les musiciens, le cirque ou les célébrités. Ils lui sont inspirés par New York, dont il évoque comme personne le climat. Il nous a transmis la singularité d'un regard qui a marqué les mémoires et le destin de la photographie.
Nombre de pages
223
Date de parution
21/06/2007
Poids
1 350g
Largeur
231mm
Plus d'informations
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EAN
9782070785070
Titre
Weegee
Auteur
LORQUIN/BERINSON
Editeur
GALLIMARD
Largeur
231
Poids
1350
Date de parution
20070621
Nombre de pages
223,00 €
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Lorquin Bertrand ; Vogel Annette ; Wilderotter Han
Après la défaite de l'Allemagne en 1918, il est manifeste que le nihilisme propre à l'immédiat après-guerre va trouver une expression sans équivalent dans ce pays. Pourtant, l'expérience de l'horreur de la guerre fut la même pour les deux nations. Est-ce la défaite engendrant une terrible instabilité politique et économique qui fit la différence ? Ce sont bien les événements qui donnèrent naissance en Allemagne au courant figuratif désigné sous le nom de Nouvelle Objectivité. Cet art encore mal connu aujourd'hui à Paris reste toujours à découvrir. C'est l'objet de l'exposition Allemagne, les années noires présentée au musée Maillol. Rapellons pour l'anecdote que le comte Harry Kessler qui fut à la fois mécène de Maillol et son mentor en Allemagne s'intéressa avec la même passion aux courants avant-gardistes de son pays. Il sauva ainsi d'une mort certaine le peintre George Grosz sur le point d'être appelé une seconde fois sous les drapeaux en 1917 alors que sa santé mentale arrivait à son point de rupture. C'est aussi à la mémoire de ce grand Allemand que s'adresse cette exposition.» Dina Vierny.
Lorquin Olivier ; Lorquin Bertrand ; Bouniort Jean
Né en 1957, George Condo s'inspire librement de l'histoire de la peinture occidentale qui l'a précédé. Après avoir travaillé auprès d'Andy Warhol à la Factory, il va s'imposer comme l'un des artistes majeurs de la génération où émergent aussi Jean-Michel Basquiat et Keith Haring. Proche de la scène new-yorkaise, il collabore avec l'écrivain William Burroughs et le poète Allan Ginsberg dans le cadre d'un film, le Condo Painting de John McNaughton. Il vit et travaille entre New York et Paris, où il séjourne fréquemment. Enfant du Pop Art, Condo qualifie son art de "réalisme artificiel" et cherche à offrir une reproduction crédible d'un monde factice. Il a, ainsi, emprunté à l'univers des dessins animés le personnage fétiche de Big Red, mais... traité comme un Rembrandt !
En 1891, les rues de Paris se couvrent d'une affiche pour le Moulin Rouge, au style radicalement différent des compositions habituelles. C'est le peintre Toulouse-Lautrec qui fait ainsi descendre l'art dans la rue. En moins de dix ans, avec ses audaces de mise en page, son goût de la synthèse et des contrastes de couleurs, le peintre s'affirme comme l'un des maîtres de l'affiche artistique. Parmi les plus célèbres, il y a celles qui vantent les plaisirs de la nuit, Le Moulin Rouge, Aristide Bruant, Le Divan Japonais, mais aussi celles réalisées pour des revues d'art comme La Revue blanche ou The Chap Book, ou encore les publicités pour Sescau, son ami photographe, ou les cycles Simpson. « C'est épatant de volonté, de toupet et de rosserie », s'enthousiasmait le critique Félix Fénéon. Toutes montrent en effet que Lautrec n'avait pas son pareil pour manier la ligne et simplifier les formes, les faire spirituelles, élégantes ou tristes, toujours décoratives.
Raymond Guérin est fasciné par la lettre, qu'il s'agisse de la forme littéraire qui structure certains de ses récits ou d'une véritable correspondance. A tous les titres, de la pratique de l'échange à l'exercice de l'imagination, il est un épistolier. Les Lettres à Sonia sont certes une correspondance réelle entre un écrivain et la femme qu'il aime, séparés par la guerre et la captivité, mais elles sont aussi et au moins autant un journal, et encore une projection, une mythologie, bref c'est un récit qui se donne. Journal ou récit qui est adressé à l'autre, destinataire et matière sacrée de l'écriture. En contre-point, Guérin brosse son portrait intérieur, il évoque le quotidien du prisonnier dont la vie personnelle, comme celle du monde, est soumise aux ruptures de l'histoire. Ecrivant ces Lettres qui sont un roman, Guérin s'inscrit dans une fièvre d'expression que son étrange disponibilité ne peut qu'aviver. Digne dans l'épreuve, répondant par les mots à la misère du temps, il dresse au jour le jour un monument de résistance à la barbarie, fondé sur l'amour et la foi dans le verbe. Le monde de l'intelligence le nourrit plus que jamais et s'érige en rempart contre la sottise. Dans les Lettres à Sonia, Guérin se montre bouleversant de droiture et de lumière.