Cher ami. La confession, que la superstitieuse et timide conscience arrache à l'âme repentie au pied d'un ministre du ciel, n'a jamais été plus sincère, plus franche, que celle que je suis disposée à vous faire. Après avoir lu ce petit cahier, vous me connaîtrez aussi bien ou peut-être mieux que vous-même. Mais j'exige deux choses. La première : que le feu dévore ce papier immédiatement après avoir été lu. La seconde : que personne d'autre que vous au monde n'ait connaissance de son existence. Vous savez que je suis née dans une ville au centre de l'île de Cuba, où mon père obtint un poste en l'an neuf et où il se maria quelque temps plus tard avec ma mère, native du pays. Quand je commençai à faire usage de raison, j'eus conscience, dès le plus jeune âge, de ma position sociale avantageuse, que ma famille maternelle occupait un rang parmi les plus élevés de la société, que mon père était un homme distingué et qu'il bénéficiait de toute l'estime dont jouissent, dans une ville récente et petite, les employés d'un certain rang. Cela fera bientôt seize ans qu'il est mort ; mais je suis sure que sa mémoire vit encore à Puerto Príncipe et que l'on ne prononce pas son nom sans y associer éloges et bénédictions. Il ne fit de mal à personne et il sema tout le bien qu'il put. Il fut le même, tant dans sa vie publique que privée : noble, intrépide, sincère, généreux et incorruptible. Cependant, maman ne fut pas heureuse avec lui, peut-être parce qu'il ne peut y avoir de bonheur dans une union forcée, peut-être parce qu'étant trop jeune et mon père plus mûr, ils ne purent se plaire. Mais, étanttouts deux malheureux, au moins ils furent tous deux irréprochables. Elle fut la plus fidèle et vertueuse des épouses et jamais elle n'eut à se plaindre du moindre outrage à sa dignité de femme et de mère. Pardonnez ces éloges : c'est un tribut que je dois rendre aux auteurs de mes jours et je ressens une certaine fierté quand je me remémore les vertus qui ont rendu mon père si estimé, et je peux dire : je suis sa fille".
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Nombre de pages
120
Date de parution
28/10/2022
Poids
170g
Largeur
148mm
Plus d'informations
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EAN
9782493729187
Titre
Journal amoureux. Gertrudis Gomez de Avellaneda
Auteur
Lopez Sanjurjo alberto
Editeur
LULU
Largeur
148
Poids
170
Date de parution
20221028
Nombre de pages
120,00 €
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Je suis un homme de malchance, mon cher Pello, en partie mitigée par ma grande force de volonté. Je suis de ceux qui ne se découragent pas facilement ni ne considèrent qu'une cause est perdue d'avance tant qu'ils ne voient pas le moyen de trouver une solution. Je n'ai rien de mystique ni ne crois qu'il y ait au monde d'autres choses que des forces naturelles. Mais, même si après ma mort, je devais me retrouver par surprise en enfer, je ne pourrais le considérer comme une chose définitive et irrémédiable et, tant que j'aurais des forces, je penserais à puiser des ressources en moi pour améliorer ma situation. Jamais je ne perdrais espoir. Ma philosophie, s'il est donné à un politique aventurier d'en avoir une, a toujours été celle-ci : travailler avec enthousiasme pour obtenir ce que l'on se propose et, quand ce n'est pas possible, patienter et y renoncer sans aucune douleur. Etant un homme malchanceux, j'ai connu beaucoup de malheur ; j'ai assisté à des catastrophes, des défaites, des incendies, des tueries ; patriote enthousiaste, j'ai été le témoin de deux invasions étrangères et de l'effondrement de l'empire colonial espagnol ; libéral et progressiste, j'ai vu mon pays être victime des réactions les plus barbares ; la calomnie et le discrédit m'ont blessé, me privant de toutes les armes quand j'en avais le plus besoin ; j'ai connu presque toutes les prisons d'Espagne et j'ai été sur le point d'être fusillé à plusieurs reprises... Et, cependant, s'il m'était donné de revivre ce que j'ai vécu, je referai exactement la même chose".
Le Chilamaté et le Serpent est une histoire qui raconte la légende de l'arbre aux mille feuillages, de l'écorce duquel sortit, un beau jour, le Serpent. Selon cette fable, transcrite en prose et dont on retrouve les motifs dans des codex et sur des pièces de poterie, c'est du trou noir, bien plus noir que la nuit qu'apparurent, au pied du Chilamaté, les premiers animaux pour atteindre le soleil.
Le second tome des Hauts Buis est un roman qui tient à la fois de la comédie et du roman policier. Le personnage principal est incarné par Ulises Vergara, inspecteur en chef de la brigade centrale de Santa Cruz qui découvre, par hasard, qu'un nouvel empoisonnement vient de se produire à La Castellana. A seulement quelques années de la retraite, cette affaire le conduit à suivre les traces d'un mystérieux coureur de dots qui, des décennies auparavant, alors qu'il n'était encore qu'un jeune policier récemment sorti de l'académie de police, avait fait la une des journaux et semé la panique parmi les classes aisées de la capitale.
Cher ami. La confession, que la superstitieuse et timide conscience arrache à l'âme repentie au pied d'un ministre du ciel, n'a jamais été plus sincère, plus franche, que celle que je suis disposée à vous faire. Après avoir lu ce petit cahier, vous me connaîtrez aussi bien ou peut être mieux que vous-même. Mais j'exige deux choses. La première : que le feu dévore ce papier immédiatement après avoir été lu. La seconde : que personne d'autre que vous au monde n'ait connaissance de son existence. Vous savez que je suis née dans une ville au centre de l'île de Cuba, où mon père obtint un poste en l'an neuf et où il se maria quelque temps plus tard avec ma mère, native du pays. Quand je commençai à faire usage de raison, j'eus conscience, dès le plus jeune âge, de ma position sociale avantageuse, que ma famille maternelle occupait un rang parmi les plus élevés de la société, que mon père était un homme distingué et qu'il bénéficiait de toute l'estime dont jouissent, dans une ville récente et petite, les employés d'un certain rang. Cela fera bientôt seize ans qu'il est mort ; mais je suis sure que sa mémoire vit encore à Puerto Príncipe et que l'on ne prononce pas son nom sans y associer éloges et bénédictions. Il ne fit de mal à personne et il sema tout le bien qu'il put. Il fut le même, tant dans sa vie publique que privée : noble, intrépide, sincère, généreux et incorruptible. Cependant, maman ne fut pas heureuse avec lui, peut-être parce qu'il ne peut y avoir de bonheur dans une union forcée, peut-être parce qu'étant trop jeune et mon père plus mûr, ils ne purent se plaire. Mais, étanttouts deux malheureux, au moins ils furent tous deux irréprochables. Elle fut la plus fidèle et vertueuse des épouses et jamais elle n'eut à se plaindre du moindre outrage à sa dignité de femme et de mère. Pardonnez ces éloges : c'est un tribut que je dois rendre aux auteurs de mes jours et je ressens une certaine fierté quand je me remémore les vertus qui ont rendu mon père si estimé, et je peux dire : je suis sa fille".
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Deux options sont proposée devant les habitants de la Cité de Zalem tout au long des commentaires l'on découvre les choix démentiels qu'ils seront obligé de choisir
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