L'ouvrage : Crachons sur Hagel a été écrit par Carla Lonzi pendant l'été 1970. Dans ce texte elle explique comment la femme est opprimée en tant que femme. L'élément discriminatoire est le facteur sexuel et non pas le niveau social. Même le marxisme, en confiant la révolution à la classe ouvrière, avait assumé une théorie révolutionnaire à partir de la matrice de la culture patriarcale, car il avait exclu la prise en compte des femmes en tant qu'opprimées et porteuses d'un avenir. Selon Hegel la femme est le principe divin qui préside à la famille et qui ne va pas au-delà du stade de la subjectivité. Pour cette raison, la femme, en se reconnaissant uniquement dans la famille, ne peut pas atteindre l'universalité à laquelle l'homme devient un citoyen. Dans Crachons sur Hegel : "Le sort imprévu du monde réside dans le fait de recommencer le chemin et pour le parcourir avec la femme en tant que sujet." Dans les textes de Rivolta Femminile fondé on dit aussi clairement qu'avec la révolution, son résultat logique est le concept de la différence sexuelle. La différence entre les hommes et les femmes est en effet présentée comme quelque chose qui ne peut pas être ignoré. Il n'y a ni liberté ni pensée pour la femme sans une pensée de la différence.
Nombre de pages
101
Date de parution
12/05/2017
Poids
186g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9791093250151
Titre
Crachons sur Hegel. Une révolte feministe
Auteur
Lonzi Carla ; Selvatico Eleanora ; Nabulsi Alba
Editeur
ETEROTOPIA
Largeur
150
Poids
186
Date de parution
20170512
Nombre de pages
101,00 €
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Carla Lonzi termine la rédaction de La femme clitoridienne et la femme vaginale en 1971, un an après avoir publié Crachons sur Hegel, également pour les éditions Rivolta femminile. Ce texte complète le projet d'analyse et de révolte contre l'assujettissement des femmes au système patriarcal en investiguant d'abord le niveau de la sexualité.Carla Lonzi écrit : " L'imprévu du monde n'est pas la révolution sexuelle masculine, c'est-à-dire la désinhibition qui conduit à un prestige renouvelé du coït dans le couple, dans le groupe, dans la communauté ou dans l'orgie universelle, mais la rupture du modèle universel pénis-vagin. dans cet imprévu réside la possible dissolution des noeuds insolubles créés par la culture patriarcale qui a assujetti les femmes dans la sacralisation de la relation affective supérieur-inférieur ". Voici ses réflexions, toujours aussi pressantes : " La femme clitoridienne n'a rien d'essentiel à offrir à l'homme, et n'attend rien d'essentiel de lui.
Le féminisme n'est pas pour Carla Lonzi une idée, une théorie, ni même un champ de revendications spécifiques. Il s'agit d'une vision radicalement nouvelle, à distance du monde masculin, de ses valeurs, de sa "culture". Le féminisme devient alors élaboration de pensées, de pratiques et d'expériences autonomes, ce qui donne corps à ce "sujet imprévu" que les systèmes de pensée totalisants (dont Hegel est l'emblème) ne pourront jamais intégrer - fût-ce dans leurs déclinaisons marxistes et révolutionnaires. D'une grande puissance et liberté, la voix polémique de Carla Lonzi n'a rien perdu de son actualité, de son tranchant. L'autorisation que l'on se donne à se penser, à exister et à désirer indépendamment de la validation patriarcale, la réappropriation du corps et de la sexualité, le refus de la culture faite par les hommes pour les hommes, sont autant d'enjeux qui résonnent avec les féminismes d'aujourd'hui.
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Partant du postulat que la performance, en tant qu'art d'action, est une forme décomplexée et individuelle du rituel qui, autrefois, avait cours de manière collective dans toutes les sociétés, l'auteur tente d'évaluer la portée de cette création qui est apparue dans les années 70 et qui, aujourd'hui, recouvre de nombreux aspects. Convoquant en même temps les paroles d'artistes et des écrits théoriques sur le domaine, son propos se décline en trois chapitres. Le premier met en lumière une possible définition de la performance, en regard du rituel (dans ses définitions anthropologiques, artistiques et esthétiques). Cet aspect conduit l'auteur à estimer que la performance est peut-être une nouvelle activité rituelle non fixée, fondamentalement plastique. Le second s'applique ensuite à l'analyse du contexte des années 70, avec, comme apogée, une étude sur les actions de Carolee Schneemann, en regard de l'érotisme et de l'objectivation, de l'essentialisme féministe et de l'écoféminisme. Le troisième, davantage contemporain, décline enfin les activités artistiques d'une des plus grandes artistes actuelles, Regina José Galindo, et ses possibles influences, afin d'évaluer les fondements d'une création engagée, et dont les thèmes principaux sont la violence, l'abjection, l'obscénité, et portant à l'acmé les questions du viol et du féminicide... La performance n'est donc pas, comme on a souvent tendance à le faire croire, un jeu artistique conforme et gratuit, mais plutôt une résistance aux traumatismes sociétaux et un "au-delà de l'esthétisable".
Biorégion urbaine : c'est l'ensemble des relations sociales, économiques et culturelles qui caractérisent les espaces à l'âge de la révolution urbaine. Villes, collines en terrasses, campagnes travaillées, forêts animées, ont chacune des métabolismes qui se sont transformés à travers les civilisations successives, mais qui toujours entretiennent des structures vivantes. Le territoire, compris comme un système vivant naît et grandit. Il peut tomber malade, il peut mourir quand la relation de synergie est interrompue - nous parlerons alors de "crise des civilisations" - mais il peut aussi renaître.
Corps et territoire partagent une condition singulière et commune; celle d'un devenir suspendu entre la persistance du passé et les sollicitations d'un présent-futur radicalement envahi par les nouvelles technologies. L'enchevêtrement de relations, d'affects, d'échanges sociaux et économiques qui concernent autant les corps que le territoire se déploie sur un plan articulé que l'on doit définir en tant qu'environnement. Il faut toutefois s'arrêter un instant sur le concept d'environnement en raison des nombreuses définitions qu'il a reçues pour confronter celles-ci avec l'interrogation que nous proposons ici. Traditionnellement, le concept d'environnement a été marqué par l'emploi qu'en ont fait d'abord la géographie et par la suite les diverses sciences sociales. L'environnement est cependant une dimension, un horizon, un plan bien plus ample qui, loin d'être homogène, prévoit une infinité d'espaces et de modalités qui forgent inlassablement l'existence. L'environnement concerne la vie, avec les corps qui le constituent, avec les transformations qui le traversent.