Le XIXème siècle, ponctué de guerres civiles, marqué par la permanence des coups d'Etat, ancré dans une cruauté tranquille, révèle enfin son véritable visage. Avec la verve du conteur et la précision de l'historien, Paul Lombard nous propose la chronique d'une épuration programmée : le drame des canuts, le triomphe des chassepots balayant les boulevards haussmaniens, le trépa reçu pour vingt-cinq francs, le combat contre la presse, le douloureux divorce de l'égalité et de la liberté. La justice des bien-pensants conduit la répression des hommes de l'ordre. Elle en change la nature. De partisane, elle devient sociale et s'affirme comme une dimension coercitive du pouvoir. On ne tue plus pour une particule, mais pour un salaire. La mort est donnée pour une bouchée de pain. Impitoyable XIXème siècle !
Nombre de pages
435
Date de parution
23/06/1993
Poids
527g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782080666635
Titre
La justice des bien-pensants. 1799-1871
Auteur
Lombard Paul
Editeur
FLAMMARION
Largeur
135
Poids
527
Date de parution
19930623
Nombre de pages
435,00 €
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Avocat, l'auteur tente de cerner, dans cette période révolutionnaire, les raisons qui marquèrent la dérive d'un système judiciaire conçu pour échapper à l'ancien arbitraire, et qui, au nom du bien public, y retomba. Premier volet d'une grande fresque, accessible à un vaste public, qui montre la confrontation, toujours actuelle, de l'individu et de l'Etat.
Il y a exactement deux siècles, de novembre 1792 au 21 janvier 1793, jour de son exécution, la Convention jugea Louis XVI devenu Louis Capet et à une faible majorité le déclara coupable. C'est en avocat pénaliste que Paul Lombard réagit. Quelle est la légitimité de la Convention ? Sur quelles bases juridiques Louis Capet fut-il accusé ? L'ordonnance criminelle de 1670, donc l'ancien régime, ou la réforme de la constituante ? Tout était-il joué d'avance ? Comment s'organisa la défense de Louis XVI ? Que pouvait répondre le ci-devant Louis à Robespierre qui criait : "Je propose à regret cette fatale vérité : Louis doit mourir parce qu'il faut que la patrie vive", ou à Saint-Just : "On ne peut régner innocemment" ? Sait-on que, lors du scrutin fatal, une voix, celle du député Champigny-Clement, fit basculer la majorité ? "Si j'avais eu à défendre Louis XVI" ? se demande aujourd'hui Me Paul Lombard. Il appelle les témoins, instruit le procès à charge et à décharge, en historien, produit des documents inédits, tire de l'ombre un député peureux et rend justice, convaincu mais impartial, aux septuagénaires avocats de Louis Capet.
Résumé : Nombreux furent ceux qui, dans l'histoire de France, mirent leurs passions particulières avant l'intérêt public. Mais gouverne-t-on mieux parce qu'on est vertueux ? Des courtisans de Versailles aux alcôves de la Cinquième République, de Danton qui fut un agent salarié de l'Angleterre aux banquiers occultes de la génération Mitterrand, des Mazarinades au Canal de Panama, Paul Lombard visite en indiscret les coulisses du pouvoir. Il y découvre la vanité et la corruption, mais aussi la grandeur et le panache. Cette cavalcade sur plusieurs siècles se lit aussi comme une manière subversive d'envisager l'art de gouverner. A l'heure où la présomption d'innocence devient dans les médias une certitude de culpabilité, où le juridisme se mondialise, cet ouvrage prône l'irrespect. L'apologie du vice ? Certes, non. Mais suffit-il de se donner l'apparence de la vertu pour être vertueux ?