La littérature de la défaite et de la collaboration
Loiseaux Gérard
FAYARD
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EAN :9782213592404
Pour mieux l'asservir, l'Allemagne nazie voulait " libérer le peuple français de ses parasites " et lui révéler les sortilèges de la communauté des destins français et allemand menacés par la " ploutocratie anglo-saxonne " et le " judéo-bolchevisme ". Mais ce peuple avait-il encore assez d'énergie vitale pour s'intégrer à " l'Europe nouvelle ", ou continuerait-il à s'abîmer dans sa décadence? Le Reich pouvait-il compter en France sur le concours d'élites régénérées, capables de donner à la littérature un cours nouveau...Directeur de l'Amt Schrifttum de l'Office Rosenberg, service de propagande spécialisé dans le domaine du livre, Bernhard Payr scrute avec attention, en idéologue accompli, l'image donnée de l'Allemagne par les écrivains français depuis juin 1940. En 1942, son ouvrage Phönix oder Asche? (Phénix ou Cendres?) _ dont on trouve ici une traduction intégrale _ analyse les écrits de soixante-dix auteurs. Les " illustres " (Rebatet, Céline et autres Brasillach...) comme les sans-grade retombés dans l'obscurité dès la Libération donnent quelques raisons d'espérer. Avec le temps, les effets conjugués de la censure _ listes Otto et Bernhard _, d'une habile répartition des livraisons de papier, de la complaisance de quelques éditeurs et d'une promotion en France et en Allemagne de la littérature de collaboration concourront à mettre la pensée française à l'unisson des visées " européennes " du régime national-socialiste.Les archives inédites de l'Amt Schrifttum, de la Propaganda-Abteilung et des dossiers de travail de Payr permettent à Bernard Loiseaux de faire la chronique attentive du rôle de l'Allemagne au sein d'une fraction non négligeable du monde intellectuel français entre 1940 et 1945.Docteur en littérature française, Bernard Loiseaux a occupé divers postes à l'étranger (Hambourg, Dublin, Sofia). Il est actuellement attaché culturel adjoint à Los Angeles. Issu de sa thèse, le présent ouvrage a connu une première publication en 1984.
Nombre de pages
640
Date de parution
06/09/1995
Poids
877g
Largeur
153mm
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EAN
9782213592404
Titre
La littérature de la défaite et de la collaboration
Auteur
Loiseaux Gérard
Editeur
FAYARD
Largeur
153
Poids
877
Date de parution
19950906
Nombre de pages
640,00 €
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Pendant cinq ans, entre 1870 et 1875, le jeune Arthur Rimbaud mène une existence d'une grande intensité au cours de laquelle il compose la majeure partie de ses poèmes. Cet âge d'or de sa vie poétique est nourri par une soif insatiable d'expériences, d'amitiés, de fugues et de coups d'éclat. Le poète a besoin d'éprouver le monde pour écrire. Luc Loiseaux fait le récit passionné de ses rencontres, de ses amours, de ses errances ; et au moyen des nouvelles technologies, il élabore des images qui s'inspirent librement des évènements de ces années frénétiques. Son récit s'appuie sur une documentation rigoureuse et de nombreuses citations de Rimbaud, qui témoignent de sa fougue et de son audace. Grâce aux illustrations de ce double numérique, tout devient possible pour montrer le quotidien du poète et de ses compagnons. C'est le projet de ce livre : offrir au lecteur un voyage inédit à la découverte du monde singulier d'Arthur Rimbaud en images.
La Société de géographie, dont le but dès sa création, en 1821, est d'étendre la sphère des connaissances géographiques et d'encourager les voyages d'exploration, pressent très tôt l'importance de la photographie au service d'une géographie scientifique et naturaliste. Ainsi, durant un siècle, voyageurs solitaires, expéditions scientifiques, missions religieuses, civiles et militaires, rapportent des quatre coins du monde les premières images de régions et de peuples jusque-là ignorés des Occidentaux, constituant une exceptionnelle collection de photographies, sur laquelle veille aujourd'hui la BNF. Ces voyageurs-photographes, Charnay, Bidault de Glatigné, Hillers, Du Camp, Bourne, O'Sullivan... produisent de véritables icônes de la photographie qui confrontent les sociétés occidentales à des réalités inconnues : cavaliers moundan paradant dans une atmosphère de tournoi du Moyen Age, habitations troglodytes au pied des gigantesques murailles d'un canyon de l'Arizona, femmes abyssines à la beauté sculpturale, forteresse dans les sables noirs du désert de Kara-Koum... bousculent le regard sur l'Autre. Les ?uvres prométhéennes de la période 1850-1950 - construction des grandes lignes ferroviaires transnationales ou transcontinentales, développement de la navigation à vapeur, creusement des canaux de Suez et Panama - font l'objet de reportages photographiques qui soulèvent l'enthousiasme : au Brésil, les viaducs enjambent des gorges sombres au milieu de la forêt équatoriale et les 6 500 km du Transsibérien, en Russie, cumulent les prouesses techniques tandis que, sur les fronts pionniers du Queensland australien, des visages de trieurs de laine, de mineurs ou de coupeurs de canne à sucre suscitent l'émotion. Une image étonnante de ce monde qui change avec la révolution industrielle est celle du Japon de la révolution Meiji dans les photographies de Beato ou Stillfried coloriées à la main. Par sa précision et sa fidélité, la photographie rend possible un véritable inventaire du monde ; elle est l'outil indispensable aux enregistrements géographiques de l'évolution des glaciers ou des éruptions volcaniques comme aux campagnes archéologiques et des relevés architecturaux - Fournereau reste fasciné par les ruines d'Angkor envahies de racines de banians...
Un inventaire du territoire Au sortir de la Guerre de Sécession, le gouvernement fédéral lance quatre grandes missions (surveys) dans tout l'Ouest américain. Ces campagnes d'exploration répertorient les accidents du relief et les curiosités géologiques, relèvent les réseaux hydrographiques, rassemblent des collections de minéralogie ou de botanique, réalisent et publient des cartes et atlas et englobent des disciplines comme la paléontologie ou l'archéologie. C'est un véritable inventaire général du territoire qui est alors mené. A chacune de ces missions a été assigné un périmètre géographique défini mais la concurrence sur le terrain est réelle entre les chefs de mission, notamment dans la diffusion des travaux et résultats scientifiques. Des pionniers de la photographie A ces missions sont intégrés des photographes qui comptent désormais parmi les grands noms de la photographie : Timothy O'Sullivan, William Henry Jackson, John Hillers. Les clichés qu'ils rapportent vont contribuer à forger l'imaginaire géographique américain. Leurs choix de cadrages et de sujets, non dénués de certaines références picturales, aboutissent à la création de paysages emblématiques, de lieux-icônes où se mêlent la contemplation du sublime, la grandeur de la nature et le sentiment de liberté. Une société savante au service d'une passion La Société de géographie, créée à Paris en 1821 et dont les collections sont en dépôt à la BnF, s'est passionnée pour cette grande entreprise géographique. Elle a suivi attentivement les résultats de ces missions et relayé les découvertes auprès du public français. Elle a enfin été destinataire, en sa qualité de société savante, des rapports de missions parmi lesquelles des centaines de photographies prises dans l'Ouest américain, dont une sélection est présentée dans cet opus.
À presque 50 ans, Claire voit sa vie réglée comme du papier à musique voler en éclat en l'espace d'une journée. Librement inspiré de la vie professionnelle, de femme et de mère de l'auteure, ce premier roman nous pousse à réinventer nos existences.
Le Sûtra du Lotus est sans aucun doute l'un des textes fondamentaux du Mahâyâna. Depuis plus de quinze siècles, dans la version de Kumârajîva, il scandé la pratique des bouddhistes de l'Extrême-Orient et permis à des millions d'entre eux d'approfondir le message du Bouddha. Ce livre canonique connaît actuellement une renaissance impressionnante en Chine, en Corée, voire au Vieêt-Nam. Au Japon, il a joui d'une ferveur ininterrompue : les plus croyants continuent à en réciter des passages chaque jour et des mouvements religieux ne cessent de le diffuser pour en faire la Bible du bouddhisme. Grandiose fresque, le Sûtra du Lotus apparaît comme une mise en scène, à l'échelle cosmique, de la prédication du Bouddha, illustrée de paraboles décrivant les différentes étapes qui mènent à l'Eveil. Au cours des âges, poètes et artistes en ont exploré et transposé les innombrables images. Ses virtualités philosophiques, dont le sens peut paraître aujourd'hui obscur, furent mises en valeur par des commentateurs issus de tous les courants du bouddhisme. Le Sûtra du Lotus, dont l'original sanscrit a été magistralement traduit au XIXe siècle par Eugène Burnouf, fut propagé à travers toute l'Asie dans la version en chinois classique qu'en fit Kumârâjiva au Ve siècle. C'est cette dernière qui est présentée pour la première fois en français, avec ses deux traditionnels sûtra d'accompagnement. Le Livre des sens innombrables et Le Livre de la contemplation du Sage-universel.
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Laurentin René ; Sbalchiero Patrick ; Etchegaray R
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