Roseaux sur le mur. Les poètes occidentalistes chinois (1919-1949)
Loi Michelle
GALLIMARD
13,50 €
Epuisé
EAN :9782070278244
L'auteur examine ici d'abord les mouvements littéraires et poétiques qui se sont succédé en Chine après le célèbre "Mouvement du 4 mai" (1919) et les premiers recueils de poésie en langue moderne, jusqu'au Forum de Yan'an qui rejette l'occidentalisme. Des influences occidentales diverses qui auraient marqué la nouvelle poésie, elle examine la véritable portée en étudiant les positions théoriques et l'action des revues et des sociétés littéraires, la parenté réelle des principaux poètes et de leurs modèles occidentaux. La seconde partie est consacrée, sur les textes mêmes des poètes, dont des traductions sont données presque toutes pour la première fois en français, à l'examen des symboles et des thèmes, ceux qui ressortissent aux sources occidentales comme ceux qui appartiennent à la tradition chinoise. Du cycle de la nature aux révolutions cosmiques, du monde animal et végétal à celui des démons et des dieux, des hommes et de la femme, de la sagesse populaire aux thèmes de la philosophie, tout y révèle un syncrétisme d'une exceptionnelle richesse. La dernière partie s'attache aux formes de ces poètes, qui, devant la difficulté de créer une poésie de langue moderne libérée des lois de la langue classique, ont cru résoudre le problème en recourant aux formes occidentales. Les ressources propres à la langue et la maîtrise avec laquelle les poètes ont su les exploiter comme leurs grands ancêtres, donnent à la poésie chinoise une permanence dont l'auteur a cherché à donner l'idée la plus précise.
Nombre de pages
616
Date de parution
26/05/1971
Poids
650g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070278244
Titre
Roseaux sur le mur. Les poètes occidentalistes chinois (1919-1949)
Auteur
Loi Michelle
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
650
Date de parution
19710526
Nombre de pages
616,00 €
Disponibilité
Epuisé
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En créant Ah Q, héros à rebours, à la fois ridicule et pitoyable, Luxun entendait dénoncer le caractère chinois passé et présent et éclairer ses compatriotes sur les origines des défauts qui, jusque-là, avaient toujours fait d'eux des victimes.
Dix-neuf chercheurs, mathématiciens, artistes ou théoriciens mènent ici des réflexions approfondies sur les lieux d'échanges des arts et des sciences. Leur champ d'étude s'étend de la musique sérielle jusqu'à la peinture abstraite en passant par de nombreuses disciplines pointues. Sont ainsi balisés les vastes domaines à la croisée de l'épistémologie et de l'esthétique qui sont aujourd'hui au coeur du débat, et dont l'analyse est susceptible d'éclairer maints problèmes. Les rapports qui de tout temps ont uni mathématique et art sont tout d'abord examinés dans une perspective poétique et historique générale, aboutissant à une vision globale. Plus avant, on trouvera des articles spécialisés, plus techniques mais toujours d'accès aisé, s'articulant autour de problématiques de la perspective et de son évolution à travers le temps, d'une part, et de la proportion nombre d'or, séries musicales et poétiques, rythme d'autre part. La géométrie substrat essentiel de l'architecture et de la représentation parcourt également les réseaux pluridisciplinaires de cet ouvrage. Issu du Colloque de Cerisy organisé en 1991 par le séminaire de "Philosophie et Mathématiques" de l'Ecole normale supérieure de la rue d'Ulm sous l'égide de Maurice Loi, le recueil Mathématiques et Arts répond donc à une double vocation pédagogique et spéculative, théorique et pratique, qui le rend accessible aussi bien au lecteur désireux de posséder une vue d'ensemble de l'état actuel de la recherche, qu'au spécialiste qui y trouvera matière à sa propre réflexion.
Dans le petit village de Weizhuang, Ah Q est un misérable personnage qui rate tout ce qu'il entreprend. Pourtant, il retourne toujours la situation à son avantage et se persuade que tout va bien pour lui. Il a une très haute opinion de lui-même et songe que si les autres habitants le frappent, ils doivent se faire bien mal en lui tapant dessus... Arrive la révolution de 1911 et la fin de l'ère féodal. Ah Q veut activement participer à la Révolution; les difficultés surviennent alors... La véritable histoire d'Ah Q est une fable magistrale sur le peuple chinois, son apathie et son abnégation. Il est l'un des tout premiers textes fondateurs de la littérature chinoise contemporaine.
Tony Palacio, forain, trompettiste de jazz, quitte la loterie familiale et monte à Marseille. Entre survie et petits trafics, il y rencontre Max Opale, un ancien militaire devenu expert en balistique. Tour à tour ami, mentor et rival, Max Opale initie Tony à la violence dans une enquête liée aux pirates de Somalie. Et avec Awa, femme d'Opale et soprano sud-africaine, Tony Palacio vivra un singulier duo... Plus encore : Awa lui apprendra que tous les mondes ne se valent pas. Au-delà du destin tragique de Tony, homme libre, Pirates dessine un portrait de Marseille, ville splendide, tendre et brisée, et des infortunés d'ici et d'ailleurs. C'est aussi le récit d'un mystère africain, et des conflits contemporains, aux guerres fragmentées qui prospèrent sur l'oubli et le mensonge. Un roman sur nos idéaux, et sur les liens qui unissent musique, poésie et politique.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.