La Rome vagabonde de Lodoli n'appartient à aucun guide touristique: c'est une ville d'îlots de beauté et de poésie qui émergent d'un dimanche pluvieux, ou d'un après-midi ensoleillé, mais que seul un oeil clairvoyant est capable de saisir. On pourrait ajouter mille facettes à cet autre visage de Rome: le cordonnier sans âge de la via San Martino ai Monti, le fronton de San Giovanni dei Fiorentini que les gueules-de-loup pourpres et les câpriers chevelus transformaient en jardin au printemps, la trattoria de la via Attilio Zuccagni Orlandini où l'on mange les meilleurs gnocchis du monde... Biographie de l'auteur Marco Lodoli est né en 1956 à Rome où il enseigne dans un lycée. Ses livres précédents, Chronique d'un siècle qui s'enfuit, Le Clocher brun, Les Fainéants et Courir, mourir, sont édités chez P.O.L., et Boccacce à L'Arbre vengeur.
Nombre de pages
218
Date de parution
19/02/2009
Poids
246g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782357070028
Titre
Iles. Guide vagabond de Rome
Auteur
Lodoli Marco ; Boudonnat Louise
Editeur
FOSSE AUX OURS
Largeur
130
Poids
246
Date de parution
20090219
Nombre de pages
218,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Les nouvelles de Marco Lodoli réunies dans ce volume nous transportent sur les franges extrêmes d'une grande ville qui ressemble assez à Rome. Du côté des banlieues, entre périphérique et voies rapides, s'étendent des quartiers bâtis à la diable, peuplés d'être eux-mêmes marginalisés, rejetés par un système auquel ils n'ont ni les moyens ni finalement le désir de s'adapter, jugeant la réalité du monde moderne monstrueuse, dénuée d'humanité. Ce sont ces personnages surprenants, improbables et un peu égarés dans leurs vies souvent douloureuses mais animées de passions imprévisibles, que suit le regard attentif et sensible de Lodoli, à la limite d'un fantastique très maîtrisé, sans aucun souci de pittoresque mais avec une intelligence aiguë et tendre, et dans un langage chaque fois renouvelé.
Pourquoi, sur l'autoroute du Soleil, Cesare court-il toute la nuit le marathon par couples "Deux pour le monde" ? Pourquoi a-t-il supporté que sa vie entière soit emportée par la frénésie de courir ? Et puis, qu'est-ce que cette fièvre qui l'a aveuglément poussé à consumer au plus vite chaque chose, chaque émotion, chaque mètre et chaque minute ? Et puis, est-il vrai que Cesare a commis un meurtre ? Et surtout, pourquoi, auprès de lui, cette chèvre qui court fidèlement, d'une manière obsédante, inguérissable ...
Chiens, lièvres, coqs de bruyère, abeilles et hiboux... les animaux qui peuplent les livres de Mario Rigoni Stern sont ici regroupés dans un ouvrage en leur honneur. S'ils sont parfois des compagnons de l'homme, ce sont surtout des êtres doués de raison et de sensibilité, de noblesse même. Tels sont Alba et Franco, les deux inséparables chiens de chasse ou l'ânesse Giorgia qui pleure de grosses larmes sur sa jeunesse enfuie. En composant ce bestiaire, Mario Rigoni Stern se révèle avant tout un ami de la nature et des animaux.
Schizogramme : n.m., de schizein, couper, et graphein, écrire. Néologisme créé en 2022 par l'auteur, désignant un écrit sur la schizophrénie. En l'occurrence, la vingtaine de schizogrammes composant ce recueil évoquent ici une tranche de vie, là un destin, ailleurs la folie douce de l'institution psychiatrique. Vingt occasions de s'émerveiller face aux trouvailles du délire, de s'émouvoir des détresses qu'organise la psychose, de pointer l'étonnante contagiosité de la folie. Ces vignettes sont à lire comme des fictions vraies. Ces évocations d'hurluberlus sont aussi l'occasion de contrecarrer la peur du fou. A la construction médiatique du " schizophrène dangereux " s'opposent ici des figures de malades vulnérables, saugrenus, poétiques.
Je voudrais dire merci à ma mauvaise "mémoire, à ma neurasthénie, à ma cafetière, à ma fenêtre et à mon lit sans qui tout ceci n'aurait pas été possible. Merci à mon enfance, à la mort coquine et aux matins ventrus. Aux grands-mères et aux animaux de compagnie, aux clopes et aux vins, à Shakespeare, à l'automne et aux trains."
Les arbres de Mario Rigoni Stern ont la même beauté austère que les personnages de ses livres. Il n'en parle pas seulement comme un botaniste nourri de culture classique qui connaît toutes les vertus des arbres et de leurs fruits : il accroche aussi à leurs branches comme les boules d'un sapin de Noël, souvenirs d'enfance et de guerre, histoire de cet Altipiano au climat rude dont il est originaire. «... et si, à la fin, j'ai réussi à vous communiquer un peu de mon amour des arbres, j'aurai le coeur plus léger».