Ardennes. 1659. Dans la petite paroisse déshéritée de Malzieu, la rumeur court que Mathias Vigneules lance des sorts aux hommes et aux bêtes. Le paysan aurait provoqué la possession diabolique d'une villageoise et empoisonné son mari à l'aide d'une poudre maléfique.Aussitôt informé des faits, le juge Bossuat, expert en démonologie et farouche adversaire des forces occultes, décide de conduire le procès du sorcier et de lui faire avouer ses crimes. Haines, jalousies, rancunes tenaces.... Dans le village, les esprits s'échauffent, les bouches se ferment ou se délient dangereusement. Seul l'avocat Melchior Percheval, esprit sceptique et éclairé, compte bien prouver l'innocence de Vigneules et faire toute la lumière sur les événements qui secouent cette misérable bourgade rongée par les rivalités et les superstitions. Qu'est-il arrivé à cette enfant dévorée par les loups? Et à cette autre, noyée dans la rivière? Pour Bossuat, le doute n'est plus possible: les sorciers sont partout. Et derrière eux, le diable. Les premiers bûchers s'allument. Pour Percheval, le plus difficile combat de sa vie commence... Thriller historique ensorcelant, drame psychologique effrayant, Maleficus livre une intrigue vertigineuse au coeur de la paysannerie du XVIIe siècle. Un roman fort, servi par une écriture authentique, qui dresse le tableau édifiant d'une justice gouvernée par le fanatisme religieux. Biographie de l'auteur Emma Locatelli partage son temps entre l'enseignement et l'écriture. Elle est l'auteur d'un premier roman historique, Le Scandaleux Héliogabale (Nouveau Monde éditions, 2006).
Nombre de pages
601
Date de parution
07/06/2007
Poids
722g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782847362510
Titre
Maleficus
Auteur
Locatelli Emma
Editeur
NOUVEAU MONDE
Largeur
140
Poids
722
Date de parution
20070607
Nombre de pages
601,00 €
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Emma Locatelli est professeur d Histoire dans la région parisienne. Elle a publié une biographie romancée d Héliogabale et un thriller historique, Maleficus, autour d une affaire de sorcellerie au XVII ème siècle, repris par Pocket en 2009.
1945, Bayon, en Provence. Gabrielle revient dans la ferme familiale qu'elle a fuie six ans auparavant. Elle y retrouve sa mère, toujours aussi hostile, et sa soeur cadette, Louise, une adolescente instable et fragile. Un an plus tôt, la famille voisine a été décimée dans des circonstances jamais élucidées. Gabrielle est bouleversée par la nouvelle. Bientôt, un locataire un peu trop curieux prend possession du mas délaissé. La jeune femme et lui s'interrogent sur les étranges entrelacs qui relient la plupart des villageois à ce massacre, dont on n'ose plus parler. Un roman sombre et fascinant sur l'après-guerre : traumatismes, règlements de comptes, mensonges, mais aussi sur les haines anciennes qui couvent dans le coeur des hommes. A la manière de Philippe Claudel, Emma Locatelli explore la noirceur de l'âme humaine et les blancs de l'Histoire.
An 217 de l'ère chrétienne. L'empereur Caracalla vient d'être assassiné en Mésopotamie. Profitant de l'événement, trois princesses syriennes, avides de pouvoir, intriguent pour placer sur le trône de Rome l'héritier mâle de leur dynastie, le jeune Varius. A force de complots, elles parviennent, contre toute attente, à faire proclamer l'adolescent imperator par les légions d'Orient. Le règne le plus décadent de l'histoire romaine commence: durant trois ans et neuf mois, Rome va vivre au rythme des caprices, des extravagances et des provocations de ce jeune homme de quatorze ans, immature et fantasque, que rien ni personne n'a préparé à assumer une telle dignité. Adorateur mystique d'une étrange divinité orientale incarnée dans une pierre noire, l'Elagabal solaire, dont il est le grand prêtre, enfant prodigue et imaginatif, homosexuel et travesti, celui que l'Histoire ne connaîtra que sous le sobriquet d'Héliogabale va offrir le spectacle de tous les excès et de toute la démesure que lui inspirent la quête obsessionnelle du plaisir, l'ivresse du pouvoir suprême et la haine de l'ordre établi. Surpassant Tibère dans les molles voluptés, Caligula dans la cruauté, Néron dans la folie esthétique et théâtrale, l'enfant-empereur n'aura de cesse de choquer et de scandaliser le vieux monde latin pourtant accoutumé aux excentricités et aux débauches de ses prédécesseurs. Mais derrière lui, s'agitent les ombres inquiétantes de sa grand-mère, de sa mère et de sa tante, qui s'inquiètent de voir la pourpre leur échapper... Détesté par le Sénat romain, exécré par l'armée, rejeté par sa famille, l'empereur honni saura-t-il trouver d'autres soutiens que ceux de ses mages et de ses amants?
Cent vingt ans après la première projection publique, payante, des frères Lumière au Grand Café à Paris, les salles de cinéma sont passées de l'itinérance foraine aux multiplexes, de la pellicule aux pixels, et leurs exploitants de l'activité décriée de saltimbanque au statut patenté de commerçant, maillon indispensable de l'industrie cinématographique. Pourtant, leur métier, essentiel à l'existence des films, demeure largement méconnu. Pour la première fois, des personnalités marquantes de la profession ' visionnaires, grands dirigeants nationaux ou régionaux, représentants de la petite et moyenne exploitation, défenseurs de l'art et essai, pionniers en tous genres ' racontent leur expérience, dans sa singularité émotionnelle et intellectuelle. Le croisement de leurs témoignages embrasse plus d'un demi-siècle d'exploitation française, du tournant des années 1950, acmé de la fréquentation et moment de basculement de l'offre cinématographique, jusqu'au passage au numérique, vecteur d'une mutation sans précédent. Adaptations internes, évolutions sociétales, mutations technologiques, autant de changements économiques et d'enjeux culturels que les acteurs de ce secteur décisif ont affrontés, à travers des combats individuels et collectifs que cet ouvrage a l'ambition de mettre en lumière et d'expliciter. Ce recueil de 18 témoignages inédits, illustré de documents originaux, constitue aussi l'histoire d'hommes et de femmes radicalement attachés à la spécificité des salles de cinéma comme espaces dédiés au partage de rêves et d'imaginaire au sein d'une communauté humaine.
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Les polémiques récentes concernant l’histoire des relations entre la France et l’Afrique donnent le sentiment d’une visibilité croissante de ce type de débats au sein de l’espace public français. Qu’il s’agisse du combat mené par de nombreux intellectuels contre la vision de l’Afrique portée par le « discours de Dakar » (2007), des controverses qui ont entouré la loi de février 2005 sur le rôle positif de la colonisation française ou des questionnements sur le rôle joué par la France au Rwanda, force est de constater que cette histoire est au croisement d’enjeux politiques, historiques et mémoriels qui en font la matrice, pour le meilleur, de débats intellectuels, de recherches scientifiques et d’une curiosité émanant du grand public, mais aussi, pour le pire, de fantasmes, de ressentiments ou de velléités de manipulation du passé. Si la nouveauté de ces controverses est sans doute à nuancer, leur forte médiatisation au cœur des années 2000 invite le chercheur à interroger les types de récit que les journalistes contribuent à faire circuler sur cette histoire. Quelle a été depuis le XIXe siècle l’évolution du rôle des médias français, africains et internationaux dans la construction des représentations de l’Afrique et de son passé ? De quels enjeux historiques, politiques, culturels et mémoriels ces représentations médiatiques sont-elles l’objet ?
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