Le phénoménologue et ses exemples. Etude sur le rôle de l'exemple dans la constitution de la méthode
Lobo Carlos
KIME
29,50 €
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EAN :9782841741830
La phénoménologie s'est avancée sur la scène scientifique, en 1900, sous la forme de " recherches sur des problèmes immédiatement accessibles ", " très modestes et peu appréciés ". Telle est du moins la présentation que Husserl fait, en 1913, de sa propre tentative. Qu'en contraste avec la modestie de cette entrée en matière, la phénoménologie se soit arrogée presque simultanément le titre de (seule) science (absolument) rigoureuse, il y a là moins matière à paradoxe ou à scandale bien qu'avec constance et sobriété Husserl n'y ait jamais répugné qu'à enquête. Quant à la scientificité, refusant de se laisser (ou de vouloir) impressionner par des colonnes de formules ou autres accessoires (tableaux, graphiques, instruments, dispositifs expérimentaux, modèles, etc.), le phénoménologue ne s'autorise que le simple et libre usage d'exemples. C'est que loin de représenter un procédé artificiel et accessoire, l'exemple est, pour la phénoménologie, en tant qu'intuitive et eidétique, la " méthode expérimentale " par excellence c'est-à-dire également la source fondatrice de sa conceptualité et de sa discursivité. Une telle position est-elle tenable ? Oui, à condition, de tenir compte du basculement que l'exemple subit dans son statut et de la dislocation de son concept traditionnel. Comment est-ce possible ? Grâce à une modification globale dans l'attitude théorique " naturelle " et corrélativement une modification globale du champ de donation correspondant. De là à l'hypothèse que l'exemple nous renseigne sur la co-implication de la réduction eidétique et de la réduction phénoménologique, il n'y a qu'un pas et c'est celui auquel se risque ce travail.
Nombre de pages
344
Date de parution
12/02/2000
Poids
444g
Largeur
147mm
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EAN
9782841741830
Titre
Le phénoménologue et ses exemples. Etude sur le rôle de l'exemple dans la constitution de la méthode
Auteur
Lobo Carlos
Editeur
KIME
Largeur
147
Poids
444
Date de parution
20000212
Nombre de pages
344,00 €
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Résumé : Through the Pale Dawn [A travers l'aube pâle] est un des deux nouveaux livres du photographe portugais Carlos Lobo. Les images réunies dans ce recueil photographique ont été prises lors d'un séjour de plusieurs semaines en Corée du Nord. Comme on le sait, il est très difficile de photographier dans ce pays. Carlos Lobo a dû se résoudre au voyage en groupe, organisé, et encadré par des guides qui font découvrir aux touristes ce que le pouvoir en place les autorise à regarder. Aussi, loin des représentations habituelles où la propagande est toujours manifeste, le photographe s'attache à photographier des ?petites choses? du quotidien des Nord Coréens. Des images prises à côté de la vision officielle : scènes en marge des sites visités, vues urbaines ou de nature loin des grands monuments ou impérieux immeubles, portraits de gens dans leur vie de tous les jours. Cette photographie documentaire ?poétique? n'exclut pas le regard politique qui remonte, ci et là, au fil des pages du livre. Through the Pale Dawn sort chez Loco en même temps que The Idea of Silence, livre de photographies prises au Japon peu après le drame de Fukushima.
Résumé : The Idea of Silence [L'idée du silence] est l'un des deux nouveaux livres du photographe portugais Carlos Lobo. Sans aucun texte, l'ouvrage fait jouer entre elles des images que le photographe a prises au Japon, en 2011, quelques mois après le drame de Fukushima. Loin de la forme du reportage, son approche photographique oscille entre document et poétique. Des impressions du Japon, où affleurent quelquefois dans les images les traces, ténues, d'une catastrophe. Un livre plein de pudeur et de silence. The Idea of Silence sort chez Loco en même temps que Through the Pale Dawn, livre de photographies prises en Corée du Nord.
Résumé : The Dew of little Things [La rosée de menues choses] est le nouveau livre du photographe portugais Carlos Lobo. L'ensemble des images reproduites ont été prises au Liban et notamment à Beyrouth et Tripoli en 2011. Le titre, d'ailleurs, emprunte à un vers tiré du fameux Prophète du libanais Gibran Khalil Gibran : "Car dans la rosée de menues choses le coeur trouve son matin et sa fraîcheur". Et, à son habitude, Carlos Lobo photographie les villes, en s'attardant sur les petites choses laissées sur le côté du regard. Les traces de la guerre, bien évidemment, affleurent dans les images, stigmates sur les façades des maisons et un certain chaos visuel semble chahuter les compositions. Le photographe reconstitue ainsi une errance dans un pays que l'histoire a marqué profondément.
Philosophie des mathématiques et des sciences de la nature est l'un des plus étranges et des plus beaux objets de l'histoire des sciences du siècle passé. Résultat d'une conscience affûtée par la pratique régulière des sciences exactes, cet ouvrage constitue une synthèse magistrale des réflexions qui auront occupé Hermann Weyl entre 1910 et 1940 et qui le verront affronter un certain nombre de problèmes philosophiques majeurs sous la forme renouvelée que leur confèrent les crises et les développements scientifiques de cette période. Ces trente années - auxquelles il eut lui-même sa part - sont décisives dans l'histoire des sciences : crise des fondements des mathématiques, explosion des logiques mathématiques, théorie de la relativité restreinte et générale, mécanique quantique ou encore constitution de la biologie moléculaire. Alliant à un niveau rarement égalé clarté et beauté de la présentation, profondeur et précision des intuitions philosophiques, cet ouvrage offre au lecteur une approche vaste et pondérée des grands bouleversements qu'ont connu les sciences au XXe siècle.
Comment des écrivains qui n'ont pas vécu la Shoah racontent-ils cet événement ? En France, cette question s'est posée de manière polémique à la parution des Bienveillantes de Jonathan Littell (2006) et de Jan Karski de Yannick Haenel (2009). Cet essai est consacré à l'ensemble de la littérature écrite en français par la génération des petits-enfants, soit par vingt-deux auteurs, qu'il s'agisse de descendants de victimes de la Shoah ou d'auteurs qui se sentent héritiers de cette mémoire. L'analyse de ces oeuvres permet de se pencher sur des questions très actuelles, comme la délicate appropriation d'un héritage, les supposés dangers de la fiction, ou encore l'utopie qui consiste à croire que l'on peut se faire témoin du témoin ou réparer le passé.
Le poème, le juste : comment la poésie a-t-elle à voir avec la justesse et la justice ? "Rendre justice" suppose connaître la justesse de ce que l'on fait et dit. L'application mécanique du droit n'est pas la justice. N'est-ce pas une leçon de poésie qui se dit ici ? Si la justice passe d'elle-même, c'est par la vertu de l'agencement même du poème, dans l'équilibre de ses éléments et traits, condition sine qua non pour qu'elle soit ce qu'elle doit être. La "justice poétique" évoque une justice rendue sans l'intervention d'une tierce partie cherchant expressément à récompenser ou punir. Quelque chose comme une autorité simple se manifestant par le poème. La justesse trouverait-elle ainsi son efficacité propre, en poésie - et parfois, dans le monde ? Le fait que la justice réelle soit plus rarement présente dans le monde que la justesse dans la poésie ne constitue pas un constat d'impuissance quant à la poésie : au contraire, la pointe extrême, sociale, de ce que dit la proximité entre justice et justesse, entre politique et langage pourrait être le lieu même de la poésie. A travers des cas exemplaires, cet ouvrage invite à réfléchir sur la justice et la justesse de la poésie, en ouvrant les points de vue thématiques, génériques, métriques, l'histoire des théories poétiques, confrontant la littérature et les sciences humaines, afin de tenter de comprendre pour quelle raison la poésie, la justesse et le désir de justice sont si intrinsèquement liés.
Durkheim prononce son cours sur le Contrat social de Rousseau à l'Université de Bordeaux, où il enseigne la pédagogie et les sciences sociales de 1887 à 1902. Il présente la pensée sociale de Rousseau comme une source inspiratrice et un n'ud de problèmes. Peut-on à la fois soutenir que les individus sont le fondement de l'autorité politique et affirmer la supériorité de la loi sur l'individu? Quel individualisme la société moderne tend-elle à dissoudre ou à consacrer? C'est le sociologue autant que l'homme impliqué dans l'Affaire Dreyfus qui engage avec le théoricien de la volonté générale un dialogue sans concession.
La pensée n'est pas une abstraction. Elle est au contraire une réalité concrète et cette réalité est un vécu, mais un vécu qui n'a rien à voir avec celui de l'intériorité affective. C'est ainsi sous le titre de la vie de la pensée que s'annonce ce livre. Ce dernier est plus exactement une étude des essences fondamentales de la pensée. Ces essences sont d'abord la conjonction paradoxale entre l'aspiration à l'absolu et le renoncement à ce même absolu. C'est ici ce que l'auteur appelle la renonciation comme processus de relativisation, laquelle est paradoxalement un accomplissement. L'étude montre ensuite que cette vie de la pensée est l'enchaînement ordonné des trois essences de l'aspiration, de l'action déterminatrice et relativisatrice et de l'accomplissement ultimement relativisateur. Cette étude a notamment l'utilité de proposer une interprétation de l'histoire de la philosophie. Cette dernière serait en effet l'incarnation diversement ordonnée de trois ontologies, à savoir de trois pensées de l'êtres irréductibles les unes aux autres mais s'annonçant dans la logique vitale d'une seule réalité.