L'évolution inquiétante de l'économie mondiale conduit, inexorablement, à une remise en question du libre-échange et à une redécouverte du protectionnisme. Son plus important théoricien, Friedrich List (1789-M46), apparaît dans les manuels comme un acteur assez mal défini du nationalisme allemand de la première moitié du XIXe siècle. Son oeuvre, souvent mentionnée, n'est que rarement analysée. List fut pourtant bien autre chose qu'un nationaliste revendicatif et un économiste improvisé. Citoyen du monde ayant vécu en Allemagne, aux Etats-Unis et en France, il fut et reste l'un des critiques les plus formidables de l'économie classique. Parce qu'il ne se laisse pas emprisonner par le concept de valeur, il est un opposant à l'économisme plus radical que Marx. Parce qu'il admet l'existence de l'homme économique et de sa liberté, il est aussi un réformateur plus efficace. La Russie post-marxiste est un champ de ruines. Les Etats-Unis, postlistiens, l'Allemagne et le Japon, listiens par leur mentalité industrielle protectionniste, dominent encore l'économie mondiale. Le Système national d'économie politique (1841) a déjà retrouvé sa place au coeur des débats américains. Conçu et écrit pour l'essentiel à Paris, le voici enfin réédité en français.
Nombre de pages
573
Date de parution
23/10/1998
Poids
568g
Largeur
124mm
Plus d'informations
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EAN
9782070753406
Titre
Système national d'économie politique
Auteur
List Friedrich
Editeur
GALLIMARD
Largeur
124
Poids
568
Date de parution
19981023
Nombre de pages
573,00 €
Disponibilité
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List Corinna von - Kahnt Solveig - Ochoa-Suel Myri
Elles étaient secrétaires, institutrices, assistantes sociales, journalistes, femmes au foyer... Elles s'appelaient Geneviève de Gaulle, Madeleine Barot, Louise Weiss, Hélène Viannay, Berty Albrecht, Mary Lindell ou Pat O'Leary. Dans leur immense majorité, elles ne prirent pas les armes mais devinrent opératrice radio, agent de liaison, distributrice de tracts clandestins ou organisatrice de réseau d'évasion. On les a longtemps négligées tant s'imposait l'image du résistant viril, les armes à la main. Pourtant toutes refusèrent Vichy malgré les risques de déportation, de torture et de mort. Toutes furent pleinement résistantes. Voici ces femmes de nouveau parmi nous avec leur témérité, leur détermination et leur générosité.
List Garrett ; Plossu Bernard ; Friedman Ed ; Laha
Ce livre, c'est l'histoire d'une rencontre qu'une chanson de Garrett List délicieusement impertinente a provoquée. Ecrite avec son ami poète Ed Friedman dans les années 1970 à New York City, Fly Hollyhood est parvenue aux oreilles d'un photographe français, un peu vagabond et au talent fécond, Bernard Plossu, qui lui aussiavait vécu sur les deux continents. Il a fallu une galeriste liégeoise avertie, Véronique Marit, pour que ces deux artistes qui partagent la même intuition poétique et la même façon d'être au monde se rencontrent enfin... puis un éditeur généreux autant que visionnaire, Guy Jungblut, pour que l'idée de célébrer "la rencontre" prenne racine ... mais il n'était pas prévu que celui qui nous avait réjouis avec sa musique s'éclipse avant que La Rencontre ait eu le temps de voir le jour. Ce livre tombe à point nommé. Fly Hollywood !!!
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.