Les huit journées de mai derrière les barricades. La Commune de Paris, 1871
Lissagaray Prosper-Olivier
ED CRITIQUES
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EAN :9791097331061
Écrites au cours des semaines qui suivirent l'écrasement de la Commune de 1871, ces Huit journées de mai sont tout autant le reportage d'un journaliste plongé dans la guerre civile, un témoignage historique, qu'un manifeste pour la liberté et l'égalité. Lissagaray est connu pour sa magistrale Histoire de la Commune, publiée en 1876. Avant cela, en 1871, échappant de justesse au carnage mené par les Versaillais, il publia à chaud le récit de cette Semaine sanglante pour laver l'honneur des victimes et instruire les générations futures. Récit palpitant et d'une rare vivacité, Lissagaray nous conduit de barricades en barricades, suivant les gardes nationaux et le petit peuple de Paris. Nous y côtoyons les lâchetés de certains, mais aussi l'héroïsme d'hommes, de femmes anonymes prenant les armes pour défendre leurs vies tout autant que leurs idéaux.
Nombre de pages
256
Date de parution
28/04/2018
Poids
203g
Largeur
110mm
Plus d'informations
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EAN
9791097331061
Titre
Les huit journées de mai derrière les barricades. La Commune de Paris, 1871
Auteur
Lissagaray Prosper-Olivier
Editeur
ED CRITIQUES
Largeur
110
Poids
203
Date de parution
20180428
Nombre de pages
256,00 €
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Prosper-Olivier Lissagaray (1838-1901), journaliste socialiste-républicain, rallie la Commune dès le premier jour. Après la défaite des insurgés, il réussit à s'enfuir. Exilé à Bruxelles puis à Londres, il commence une contreenquête à la campagne de publications versaillaises avec l'objectif de rétablir les faits, vrais et vérifiés. La première édition du livre parait en 1876. Ce livre est la réédition de la deuxième édition française du texte, en 1896, au moment où l'auteur, rentré en France après l'amnistie de 1880, reprend l'ensemble du dossier avec l'ambition d'être le plus exact possible : " le vainqueur guettera la moindre inexactitude pour nier tout le reste. " C'est le plus beau témoignage, par l'un de ses défenseurs, de ce qu'a pu être la Commune de Paris, à la fois revendication sociale et expérimentation politique. " Lissa " restitue, dans une langue vive et accessible, l'histoire, au jour le jour, de la plus importante tentative de libération politique du xixe siècle.
Ce livre, vendu à plus de 65 000 exemplaires depuis sa réédition dans la "Petite collection Maspero", reste un grand classique : son auteur fut acteur et témoin de la Commune de Paris. Il se mit au travail au lendemain de la défaite et ce travail dura vingt-cinq ans. Il a enquêté avec acharnement auprès de tous les survivants, dans l'exil à Londres, en Suisse, puis consulté tous les documents disponibles à l'époque. Le résultat est cette "somme", qui n'est pas seulement un récit historique événementiel, de l'insurrection à la répression : elle est un tableau de tous les courants de la pensée sociale, de tous les affrontements internes, un bilan des réalisations ou des tentatives, "mesures éparses, tôt dispersées au vent de la lutte et des divergences, mesures significatives pourtant", qui caractérisent, pour Jean Maitron, cette Commune qui fut "un trait d'union plutôt qu'une coupure dans l'histoire du mouvement ouvrier français". "La dernière barricade des journées de Mai, écrit Lissaragay, est rue Ramponneau. Pendant un quart d'heure, un seul fédéré la défend. Trois fois il casse la hampe du drapeau versaillais. Pour prix de son courage, le dernier soldat de la Commune réussit à s'échapper." La légende veut que ce dernier combattant anonyme ne fut autre que Lissagaray lui-même : tant il est vrai que chez lui la modestie de l'historien va toujours de pair avec la ténacité et l'intransigeance du militant.
Millington Chris ; Guarino Vivien ; Trémeau Fabien
Le soir du 16 mars 1937, Clichy fut le théâtre d'une manifestation de masse organisée par le Front populaire local contre un rassemblement du Parti social français (ex Croix-de-Feu), le parti fasciste dirigé parle lieutenant-colonel de La Rocque. Face aux provocations de l'extrême droite et à une gestion policière calamiteuse, la manifestation dégénéra en émeute. Six militants antifascistes et un gendarme trouvèrent la mort au cours des événements ou des suites de leurs blessures. Le lendemain, la "Red Riot" fit la une du New York Tintés et du Washington Post. Tout en retraçant avec précision et de façon vivante cet événement majeur de l'entre-deux-guerres, l'auteur nous plonge dans ce contexte historique particulier où la rue était un lieu primordial de l'affrontement politique. Les stratégies des partis de masse, l'organisation et la doctrine de la police, ainsi que le ride et le niveau de violence dans la vie politique sont autant de thèmes abordés qui nous restituent la culture politique et militante d'une époque aux tensions idéologiques extrêmes. Tout lecteur qui se questionne sur la place de la violence en politique aujourd'hui et sur l'emploi de la police face aux mobilisations sociales et politiques, trouvera dans ce livre un précieux outil de réflexion.
Plus rien à perdre révèle avec force ce que beaucoup pressentent : les crises qui s'accumulent ne sont pas des accidents, mais le signe d'un capitalisme arrivé en fin de course. Ce système, devenu incontrôlable, exige toujours plus d'exploitation et de dérégulation, au point de menacer à la fois les sociétés et la planète. Les dirigeants ne dirigent plusâ??: ils suivent un mécanisme qui s'effondre de lui-même. L'auteur clarifie ce moment de basculement ? conflits qui s'intensifient, institutions fragilisées, perte de repères ? et assemble ces phénomènes en un tableau cohérent. Mais le constat ne se limite pas au déclin : cette fin de cycle ouvre aussi une possibilité historique, celle d'une appropriation collective des savoirs et des techniques, rendant crédible une alternative sociale. Accessible et rigoureux, ce texte donne des clés essentielles pour comprendre pourquoi « le monde craque » ? et ce qui peut en émerger.
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