L'organisation éminemment irrégulière que j'avais fait accepter sur le toit de l'immeuble où se trouvait Esquire, en aucun cas elle n'allait pouvoir se prolonger là au sommet de l'immeuble où se trouvait Knopf. Et se trouve. Laquelle adresse - à savoir, 201 50e Rue Est - hé bien, avec autant d'écrivains assis là parmi vous, nombreux sont ceux parmi vous qui savent que c'est l'adresse de l'immeuble de la Random House. Et probablement autant parmi vous savent que ça vaut tout aussi bien pour Knopf cette adresse - étant donné que Alfred A. Knopf est une filiale de la Random House. Ou, je ne sais pas - une division, une annexe, une succursale. En tout cas, le fait pour moi de pouvoir accéder au toit de la Random House, il s'est avéré qu'il ne pouvait en être question. J'avais nourri certains espoirs, bien sûr - mais je pouvais dire que cela allait être une tout autre affaire, un immeuble si grand, si haut, tellement proche en quelque sorte d'un immeuble d'affaires. Quelle est cette organisation irrégulière à installer au sommet de la Random House qui ressemble plus à une multinationale qu'à une maison d'édition ? Gordon Lish, l'écrivain, prétend-il s'imposer aux géants de la finance ou chasser les marchands d'un nouveau temple ? Que complote-t-il sous cette apparence de romance, conçue comme un monologue improvisé lors d'un colloque d'écrivains ? Ma romance est un leurre. Cordon Lish a une autre histoire à raconter derrière ces semblants miroitants, une histoire très ancienne en forme de terrifiante bonne nouvelle. Levez les yeux, vous l'avez sous les yeux.
Date de parution
18/09/2003
Poids
200g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782914645393
Titre
MA ROMANCE
ISBN
2914645392
Auteur
LISH G
Editeur
NOESIS
Largeur
145
Poids
200
Date de parution
20030918
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Gordon Lish est le dandy insolent des " circonstances urbaines ", il n'a peur ni du vide, ni de la catastrophe immanente. Il appelle chacun par son prénom, Woody, Jerome-David ou J.D., Thomas, Philip, Bernard, Saul, Susan, Norman et Merv. Les noms sont cachés comme les cartes dans la manche du joueur. G. Lish, lui, écrit en son nom, c'est là sa mise, dernier des " Manhattoes ", insulaire dans la ville. Ses histoires ne sont pas des nouvelles au sens où une histoire courte viendrait illustrer la réalité. Ce triptyque d'histoires nouvelles se déploie depuis un axe pictural : Un, Deux, Trois, séries de tableaux. Lish est face au canevas de la langue, mais du mauvais côté de la toile, celui dont on ne veut rien voir ni entendre. Il n'est pas là pour dessiner du côté retourné de la toile, mais pour y jeter de la couleur comme un concentré de réalité : " Il n'y a pas d'histoire dans les phrases que je vais écrire, pas de programme pour y faire surgir des questions. Si des questions en sortent, alors c'est une résolution quelles accomplissent complètement d'elles-mêmes. " Voilà le pari, " tous les paris ". Ici, les erreurs sont connues et pointées, elles fatiguent et rassurent, elles sont le filigrane de nos habitudes têtues et de nos repentirs lâches. Or, G.L. dit que pour écrire un poème il faut de la terreur et pour écrire un roman il faut du temps.
Résumé : "Tous les miracles de la nature sont ordinaires ; or tout ce qui est ordinaire ne nous frappe point ; donc il y a des choses qui ne nous frappent point et qui sont des miracles de la nature".
Résumé : C'est dans un New York spectral, encore en proie aux secousses de l'après-11 Septembre, que s'amorce l'histoire de Zou Lei, une clandestine chinoise qui cumule petits boulots et séjours en prison, et de Brad Skinner, un vétéran de la guerre d'Irak meurtri par les vicissitudes des combats. Ensemble, ils arpentent le quartier du Queens, cherchant un refuge. L'amour fou de ses outlaws modernes les mènera au pire. Dans ce texte puissant et sombre, Atticus Lish décrit l'Amérique des bas-fonds, nous raconte la vie de ces femmes et de ces hommes qui font le corps organique de la grande ville - clandestins, main-d'oeuvre sous-payée, chair à canon -, achevant sous nos yeux les derniers vestiges du rêve américain. Une odyssée urbaine magistrale. Léonard Billot, Les Inrockuptibles. Un roman extraordinaire, il faut lui faire un triomphe. Didier Jacob, L'Obs. Un récit-monde ultracontemporain. Florence Noiville, Le Monde des livres. Un chef-d'oeuvre. Philippe Chevilley, Les Echos. Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Céline Leroy.
Résumé : Preparation for the next life est une tragédie contemporaine, puissante, lyrique. Le roman met en scène l'improbable histoire d'amour entre deux marginaux dans un New York spectral, encore en proie aux secousses de l'après 11 septembre. Zou Lei, une clandestine chinoise d'origine Ouïghour errant de petits boulots en rafles des Homeland security services rencontre Brad Skinner, un vétéran de la guerre en Irak meurtri par les vicissitudes des combats. Ensemble, ils arpentent le Queens et cherchent un refuge, un havre, au sens propre comme figuré. L'amour fou de ses outlaws modernes les mènera au pire, mais avant, Lish prend le soin de nous décrire magistralement cette Amérique d'en bas, aliénée, sans cesse confinée alors même qu'elle erre dans les rues. Il nous assène l'histoire de ces hommes et ces femmes qui font le corps organique de la grande ville : clandestins, main d'?uvre sous payée, chair à canon, achevant sous nos yeux les derniers vestiges du rêve américain. Avec cet incroyable premier roman, lauréat de nombreux prix dont le prestigieux Pen/Faulkner award, Atticus Lish s'est immédiatement hissé au rang des plus grands : puisant chez Dickens comme aux sources du modernisme, il livre un texte brutal et beau, incontournable.
Formules, dont Le Monde avait écrit qu'il était " urgent de se reporter à l'éditorial du premier numéro ", est devenue au fil des ans " LA revue des littératures à contraintes " (France Culture, Les Jeudis Littéraires). ArtPress a mis en relief qu'elle " réexamine le statut des littératures à contraintes, le défi qu'elles jettent au jugement esthétique " et La Quinzaine Littéraire a loué son " exceptionnelle puissance créatrice ". Quelques livres récents en parlent avec faveur : Le Dictionnaire de la Contestation au XXe siècle (Larousse) ou Salut les Anciens, Salut les Modernes de Christian Prigent (P.O.L), et d'autres s'en offusquent : le Dictionnaire de la poésie française de Jacques Charpentreau (Fayard) ou Célébration de la Poésie de Henri Meschonnic (Verdier). Formules. au début de sa deuxième décennie, adopte une nouvelle devise. S'occupant toujours de contraintes. mais aussi de programmes, comme dans sa dernière livraison sur le numérique, ou de procédés comme dans ce numéro sur le surréalisme, la revue continuera à explorer les " créations formelles ". toutes les créations formelles. bien au delà de la seule littérature. dans les domaines de l'art et de la réflexion esthétique.
Rome, automne 1570. On court les fêtes somptueuses des princes et des cardinaux. Le vin de Frascati coule à flot et les courtisanes sont belles.François - le héros de Meurtres à la pomme d'or, est devenu secrétaire de Bartolomeo Scappi, le cuisinier personnel du pape. Il l'aide à rédiger son Opera, recueil de quelque mille recettes, toutes plus délicieuses et innovantes les unes que les autres : tourte aux asperges, crème à la hongroise, gâteau d'aubergines, papardelles au bouillon de lièvre, pigeon a la sauge... François et ses amis, les peintres de la nouvelle maniera, des poètes et des chercheurs de merveilles s'adonnent à tous les plaisirs de la dolce vita. Mais des événements inquiétants se précipitent : le peintre Arcimboldo est enlevé, François est victime d'un odieux chantage, une fête amoureuse vire à l'orgie et au massacre. François saura-t-il déjouer les pièges d'un cardinal collectionneur d'art ? Echappera t-il à l'Inquisition. Le lecteur, friand d'aventures et de gastronomie, le suivra de Rome à Naples, puis jusqu'à Genève. Sa quête s'inscrit dans celle de l'Histoire, où les bouleversements de la fin de la Renaissance, les violences et la mort attisent le goût du beau et de la vie.