A San Francisco, on alterne les montées et les descentes pour finalement buter contre un mur qui barre la rue. Là il faut abandonner la machine pour retrouver le pas. Seuls des escaliers permettent de suivre la pente et raccorder deux tronçons de la même rue. Tout au long de ce trajet on enchaîne une vue de la rue montant vers le ciel dans un cadre de tours d'appartements, un panoramique de la ville dans son site, une descente vertigineuse entre des maisons en bois, une autre montée vers le ciel encadrée de maisonnettes décorées, puis un plan rapproché de jardins exubérants sur lesquels s'ouvrent des entrées privées avant de fi sur une vue saisissante de la baie et de l'Oakland Bay Bridge. A chaque sommet, la baie apparaît et souligne les limites du territoire. De colline en colline la cité se regarde dans un incessant jeu de miroir. Dans un paysage grandiose où ponts et autoroutes marient la mer et la terre et où chaque colline est un quartier, Nature et Architecture s'entremêlent pour composer une ville tour à tour triomphante, modeste et familière. Comme la plupart des villes américaines, San Francisco s'est développée suivant un système de grille orthogonale. Son site présentait pourtant une topographie mouvementée ne comptant pas moins de quarante-deux collines. La grille habituellement utilisée en terrain plat rencontre ici une nature rebelle et insoumise. Il en résulte un phénomène peu commun : les rues rectilignes jouent aux montagnes russes car ici l'outil du colonisateur et les reliefs sont entrés en guerre au mépris d'une rationalité évidente. Pourquoi la ville ne s'est-elle pas adaptée à son site comme le laissait prévoir le bon sens usuel ...
Date de parution
17/06/1999
Poids
756g
Largeur
240mm
Plus d'informations
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EAN
9782863640777
Titre
SAN FRANCISCO - LA GRILLE SUR LES COLLINES
Auteur
LIPSKY FLORENCE
Editeur
PARENTHESES
Largeur
240
Poids
756
Date de parution
19990617
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Florence Lipsky et Pascal Rouet appellent ici à une véritable prise de conscience des enjeux liés à l'espace que cristallise l'architecture. Mot après mot se révèlent cette conception du métier, cette méthode de travail et cette manière unique d'appréhender les lieux et les cultures qui ont fait leur renom. Avec émotion, nous les suivons aux quatre coins du globe, nous dévoilant - non sans humour - d'autres manières de penser le rapport entre un homme et son espace, entre un homme et un autre.
Lipsky David ; Foster Wallace David ; Recoursé Cha
Lors de la tournée promotionnelle d'Infinite Jest, le chef-d'oeuvre qui va lui conférer une gloire mondiale, David Foster Wallace digresse sur son époque - télévision, littérature, célébrité, sport, addictions. Au-delà d'un entretien, une passionnante confession, intime et artistique.
Patrick Bouchain est un architecte, urbaniste, maître d'oeuvre et scénographe français. C'est un pionnier du réaménagement de lieux industriels en espaces culturels (le Lieu unique à Nantes, la Condition publique à Roubaix, Le Channel à Calais...). Partisan d'une méthode collaborative avec les habitants, permettant de définir une stratégie collective pour aborder les questions urbaines, son action est guidée par sa liberté, son goût de l'expérimentation, son appétence pour les territoires et les sites. Son travail vise à promouvoir le " possible ignoré ", sortir des standards pour que le temporaire débloque des situations figées, en jonglant, si nécessaire, avec la législation. Et toujours conserver une forme d'inachèvement qui accueille l'imprévu.
Comment comprendre le paysage ? Dépassant l'idée d'un spectacle inerte ou d'un simple "objet", cette série d'études déploie au contraire celle d'un milieu dynamique : le paysage doit être considéré comme une "relation". A partir de la marche, de la danse, du mouvement en général, en dialogue avec le théoricien John Brinckerhoff Jackson, la danseuse Anna Halprin et l'architecte Lawrence Halprin, le collectif Stalker, les artistes Carl Andre, George Trakas ou Mattias Poisson, c'est l'expérience même du paysage qui est appréhendée et explorée ici. Une expérience qui s'enrichit des figures particulières de désorientation que l'art donne l'occasion de mieux révéler. Des formes de représentation comme la carte et la riche production créative qui l'accompagne, ou la photographie aérienne qui bouscule les échelles et la perception des territoires, offrent une manière différente de regarder. Dès lors, le déplacement horizontal se double implicitement d'une vision verticale ? une autre façon de traverser le paysage. Une même conviction parcourt ces écrits : pour comprendre et transformer nos paysages, pour y vivre et pour les aimer, il nous faut mobiliser un goût esthétique et un imaginaire productif, donnant à l'art, à la philosophie, à l'anthropologie un rôle essentiel.
Le 15 avril 2019, le spectacle de l'incendie de Notre-Dame de Paris émeut le monde entier. L'heure est aujourd'hui aux projets de reconstruction de son extraordinaire charpente et de sa flèche, entièrement détruites. Chef-d'oeuvre médiéval, la cathédrale n'en est pas à sa première réfection. Au début du XIXe, après deux siècles de dégradation continue, Notre-Dame voit son sort basculer. Viollet-le-Duc est alors chargé de sa restauration. Publié en 1856, la Description de Notre-Dame constitue un guide des différentes parties de la cathédrale et de l'ensemble de son appareil sculptural, tant extérieur qu'intérieur. C'est un vocabulaire précis et détaillé, enrichi, pour en faciliter la lecture et la compréhension, de dessins et de gravures de la main de l'architecte.
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