Ce roman se présente comme le journal tenu par un professeur de sciences naturelles, resté seul dans un appartement de São Paulo après la mort violente de Julia Marquezim Enona, qui partagea sa vie pendant trois ans. Pour ressusciter un passé - vécu ? imaginaire ? -, il entreprend de commenter le roman inédit laissé par la jeune femme. La composition énigmatique, comme chiffrée, du manuscrit le pousse à s'intéresser aux arts divinatoires et à la chiromancie. Le personnage central du texte commenté est Marie de France, "jeune ouvrière, ancienne dosmestique... qui n'a jamais eu toute sa tête". Son état mental s'aggrave, si bien qu'elle postule "une pension à vie, ou à défaut, temporaire" auprès de la Sécurité Sociale brésilienne. Nous assistons aux tribulations de la malheureuse aux prises avec un système aberrant et particulièrement inefficace, à ses pérégrinations entre Recife et Olinda, dont la topographie se brouille et se confond. Le temps lui-même se dissout en un temps aboli, celui où les Hollandais s'installaient sur la côte Nord-Est du Brésil, il y a quelques trois siècles. Aux yeux de cette héroïne du dénuement, les détritus et les épaves qui couronnent les tas d'ordures ou que charrient les fleuves en crue, deviennent de véritables trésors. La description détaillée, cinglante, de ses découvertes illustre bien cette esthétique de la pénurie particulière aux pays du Tiers Monde où sévit la faim. Elle est aussi une métaphore sur l'acte d'écrire, bricolage maniaque et superstitieux qui de tous les rebuts, de tous les fragments, fait texte.
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Nombre de pages
264
Date de parution
12/02/1980
Poids
320g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070285907
Titre
La reine des prisons de Grèce
Auteur
Lins O
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
320
Date de parution
19800212
Nombre de pages
264,00 €
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De Pierre Augustin Caron de Beaumarchais, on connaît le théâtre. Et encore ! La mère coupable qui clôt la trilogie avec Le Barbier de Séville et Le Mariage de Figaro est très rarement jouée de même que son opéra Tarare. Qui connaît ses drames bourgeois ou son théâtre de foire aujourd'hui disparus ? Celui qui est à l'origine de la SACD fut également homme d'affaires, espion, inventeur, agioteur, trafiquant d'armes, éditeur, courtisan et libertin. Ce qui lui valut beaucoup d'inimitiés et beaucoup de procès. Sa vie est un écheveau où tout s'entremêle et quel que soit le fil que l'on tire, il entraîne le reste en cascade. Toutefois cette pièce ne prétend pas être une exégèse de la vie du père de Figaro. Elle est le prétexte, en évoquant certains épisodes, à faire découvrir les multiples facettes d'un homme. Je propose un portrait qui doit permettre au spectateur de comprendre que la vie de Beaumarchais est indissociable de son oeuvre. Et que " Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur ". Durée : 1h15 1 comédien 1 lieu
Qu'il y avait-il dans les mystérieux carnets d'Albert Duleu ? Une martingale pour gagner au loto ? Une recette de jouvence ? Des révélations sur des placements financiers douteux de son employeur ? Ou le prochain prix Goncourt ? C'est ce que le commandant Jérôme Bourruy est chargé de découvrir car Duleu est mort et les carnets ont disparu. Flic "à l'ancienne", macho et grande gueule, il porte sur le monde son regard désabusé et traîne avec cynisme ses cinquante ans et sa carcasse cabossée par les coups vicelards de la vie. Seule une autodérision et un humour potache lui permettent de se maintenir là où l'alcool a failli le perdre définitivement. D'une société financière ayant pignon sur rue à l'arrière-boutique d'un trafiquant ukrainien en remontant dans les archives des camps de concentrations, ce flic désinvolte, assisté d'un jeune lieutenant tout juste sorti de l'école de police, va s'employer à découvrir la vérité tout en évitant les tentations réconfortantes des boissons alcoolisées.
Les gens ne comprennent pas. Ils pensent que j'exagère. Mais en fait, je cherche quelque chose qui a disparu. Quelque chose de pur, de limpide... qui n'existe plus". Qui est Romane Monnier ? D'elle, il ne reste qu'un téléphone portable. Des notes, des messages, des souvenirs, des enregistrements, autant de traces confiées à un inconnu, un samedi soir dans un bar.
Quatre adolescents, évadés de leur orphelinat prison, reprennent la lutte perdue par leurs parents quinze ans plus tôt. Leur combat, hymne grandiose au courage et à la liberté, semble désespéré. Et pourtant...Notes Biographiques : Jean-Claude Mourlevat est né en 1952 à Ambert en Auvergne, de parents agriculteurs. Il est le cinquième enfant de six (trois frères et deux soeurs). Il fait des études à Strasbourg, Toulouse, Bonn et Paris et exerce le métier de professeur d'allemand en collège pendant cinq ans avant de devenir comédien de théâtre. Il est notamment l'auteur et l'interprète du clown muet nommé «Guedoulde», spectacle joué plus de mille fois en France et un peu partout dans le monde. Il met en scène de nombreuses pièces de Brecht, Cocteau, Shakespeare¿ Depuis 1997, il publie des ouvrages pour la jeunesse. Il écrit tout d'abord des contes, puis un premier roman, "La Balafre". Depuis, les livres se sont succédé avec bonheur, plébiscités par les lecteurs, la critique et les prix littéraires. Jean-Claude Mourlevat réside près de Saint-Étienne, avec sa femme et leurs deux enfants.
De ces nuits et de ces vies, de ces femmes qui courent, de ces coeurs qui luttent, de ces instants qui sont si accablants qu'ils ne rentrent pas dans la mesure du temps, il a fallu faire quelque chose. Il y a l'impossibilité de la vérité entière à chaque page mais la quête désespérée d'une justesse au plus près de la vie, de la nuit, du coeur, du corps, de l'esprit. De ces trois femmes, il a fallu commencer par la première, celle qui vient d'avoir vingt-cinq ans quand elle court et qui est la seule à être encore en vie aujourd'hui. Cette femme, c'est moi". La nuit au coeur entrelace trois histoires de femmes victimes de la violence de leur compagnon. Sur le fil entre force et humilité, Nathacha Appanah scrute l'énigme insupportable du féminicide conjugal, quand la nuit noire prend la place de l'amour.
Le jour où, dans une square, Sam s'assoit sur le mauvais banc, il se fait arrêter par la police. Car Sam a la peau noire. Et en 1952, dans le sud des Etats-Unis, un Noir ne peut pas s'asseoir n'importe où. En grandissant, le jeune garçon s'accroche à un rêve : devenir juge afin de combattre les lois raciales. A travers le récit de Sam, plongez au coeur de la lutte non violente des Noirs américains.