Ce roman se présente comme le journal tenu par un professeur de sciences naturelles, resté seul dans un appartement de São Paulo après la mort violente de Julia Marquezim Enona, qui partagea sa vie pendant trois ans. Pour ressusciter un passé - vécu ? imaginaire ? -, il entreprend de commenter le roman inédit laissé par la jeune femme. La composition énigmatique, comme chiffrée, du manuscrit le pousse à s'intéresser aux arts divinatoires et à la chiromancie. Le personnage central du texte commenté est Marie de France, "jeune ouvrière, ancienne dosmestique... qui n'a jamais eu toute sa tête". Son état mental s'aggrave, si bien qu'elle postule "une pension à vie, ou à défaut, temporaire" auprès de la Sécurité Sociale brésilienne. Nous assistons aux tribulations de la malheureuse aux prises avec un système aberrant et particulièrement inefficace, à ses pérégrinations entre Recife et Olinda, dont la topographie se brouille et se confond. Le temps lui-même se dissout en un temps aboli, celui où les Hollandais s'installaient sur la côte Nord-Est du Brésil, il y a quelques trois siècles. Aux yeux de cette héroïne du dénuement, les détritus et les épaves qui couronnent les tas d'ordures ou que charrient les fleuves en crue, deviennent de véritables trésors. La description détaillée, cinglante, de ses découvertes illustre bien cette esthétique de la pénurie particulière aux pays du Tiers Monde où sévit la faim. Elle est aussi une métaphore sur l'acte d'écrire, bricolage maniaque et superstitieux qui de tous les rebuts, de tous les fragments, fait texte.
Nombre de pages
264
Date de parution
12/02/1980
Poids
320g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070285907
Titre
La reine des prisons de Grèce
Auteur
Lins O
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
320
Date de parution
19800212
Nombre de pages
264,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.