L'esquisse, en peinture, est un dessin préparatoire, un croquis, une ébauche avant l'oeuvre définitive. Et ici, effectivement, rien de définitif dans le propos de Valérie Linder, dont la plume et le trait ébauchent une esquisse plurielle. Ces "esquisses pour la terre" saturent l'image : elles emplissent les doubles pages, débordent du cadre ou se font multiples ; les personnages se fondent dans le paysage ; les végétaux sont luxuriants. Le texte commence par tutoyer le lecteur, pour entrer dans le livre-paysage, avant de glisser vers un nous plus collectif, l'invitant à aimer cette terre qui nous porte, à s'en étonner, s'en nourrir par les expériences du quotidien. Curiosité, humilité et simplicité guident le lecteur tout au long du livre. Car une fois encore, Valérie Linder nous invite à poser des gestes et des regards clairs - à nos pieds ou en levant les yeux. Le sol, le jardin, le potager, les graines, la montagne, le paysage... autant de thèmes qu'elle aborde dans chacun de ses livres, en gardant une sensibilité aiguisée et un souci de transmission. Cette terre qui nous entoure est revisitée par l'auteure dans un émerveillement conscient qui, par sa capacité à amener du beau et du bon sous nos yeux, nous aide à réfléchir à notre bien commun. Esquisser la terre devient alors une nécessité à la portée de toutes et tous
Nombre de pages
40
Date de parution
16/09/2022
Poids
232g
Largeur
200mm
Plus d'informations
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EAN
9782359841565
Titre
Esquisses pour la terre
Auteur
Linder Valérie
Editeur
ESPERLUETE
Largeur
200
Poids
232
Date de parution
20220916
Nombre de pages
40,00 €
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Une dizaine d'années après la parution de Grammaire de l'amante, voici le deuxième volet, avec exercices supplémentaires ! Assemblage hétéroclite de dessins, croquis, couleurs à l'aquarelle, tampons, collages, extraits de manuels de français, ce cahier est un vrai faux journal intime. Valérie Linder y explore les thèmes de la féminité, l'intimité du couple, la complicité et l'amour avec tendresse, malice et douceur. Sur un ton léger, ses dessins délicats témoignent d'une volonté de saisir l'identité féminine, au fil des transformations, des fragilités et des contradictions, à l'image de la vie qui est souvent plus fragmentée que lisse. Eloge du couple et déclinaison des relations les personnages représentés changent de visages, de corps, pour évoquer les différentes facettes et humeurs présentes en chacun. Valérie Linder utilise des bribes de manuels de grammaire qu'elle détourne et associe à ses propres mots. Cette grammaire dépaysée se fait alors limpide, elle communique sa joie de vivre et sa confiance en l'amour.
Quatre randonneurs se mettent en route, une famille ? des amis ? peu importe, ils s'unissent dans la marche et le paysage. Paysage aux points de vue mouvants, qui tantôt les domine, tantôt les engloutit mais que toujours ils redécouvrent. Le randonneur entre en montagne comme on entre en méditation ; doucement, un pas après l'autre, concentré sur sa foulée, sa respiration, ce qui l'entoure. La marche en montagne invite à l'introspection, à la réflexion. Le randonneur se moque du confort habituel, prend des chemins étroits, affronte ses peurs et ses faiblesses, entre solitude et entraide. Le chemin, sans autre ambition que de l'emmener vers l'ailleurs, le fait grandir.
Un vrai-faux journal intime qui évoque les rapports amoureux avec douceur, profondeur, subtilité et malice. Valérie Linder parle de l'attente, du sommeil et des jours perturbés, transfigurés. Elle parle des sentiments d'abandon et de complicité qui lient les amoureux et dit combien l'érotisme peut être liberté,éloge du désir, du plaisir, de la caresse, de la complémentarité et de la fusion. Une vraie-fausse grammaire où les conjugaisons dépaysées deviennent des chansons méditatives chuchotées.
Résumé : Dans ce rêve, il y a un dragon vert, un terrible monte-en-l'air, un chat qui n'est guère souriant et un ours noir, à collier blanc. Un enfant rêve et le monde s'ouvre. Sans queue ni tête, la tête à l'envers, les animaux chantent, les enfants volent, entre les arbres les lits deviennent nuages... Dans ce rêve, tout est intense et la nuit devient plus vibrante que le jour. En entrant dans l'intimité des pensées d'un enfant, nous l'accompagnons dans ses rencontres et aventures jusqu'à la pointe du jour. Tout est possible à qui se laisse guider par ses rêves, semble nous confier ce livre finement ciselé par les deux auteurs. Karen Hottois construit son texte comme une histoire-comptine. Elle propose une lecture qui nous emporte, avec ce brin de folie propre aux rêves et histoires inventées d'enfants. Les mots et leurs sens s'envolent et le champ des possibles s'ouvre. Sandra Dufour donne corps au rêve, en mêlant des tissus teintés selon la technique japonaise du shibori qui servent de support à ses broderies soigneusement réalisées. Le texte, brodé lui aussi, devient image. Le travail des couleurs, le contraste entre le tissu teinté et les couleurs vives de la broderie en font un chef d'oeuvre pour les yeux ? !
Faire ses blancs pains, au Pays des Collines, c'est pétrir le drap du lit comme pour préparer une offrande pour l'au-delà. Ce geste annonce alors que la mort est proche et que le mourant, doucement, se prépare. En trois textes qui s'enchaînent, Françoise Lison-Leroy interroge la place prise par chacun dans sa famille, les présents comme les absents, ceux à la longue vie ou les enfants partis trop tôt. Comme cette tante de deux ans, emportée par la fièvre dans un temps où la vie des enfants était plus fragile. Au cimetière du village, sa tombe côtoie celles d'autres enfants ; un respect sacré, partagé, inné, entoure ce petit coin du cimetière. Sa présence habite les pensées et les promenades de l'auteur. Evocations légères, souvenirs, bribes glanées au fil des pérégrinations, mémoire de la famille... ce qui reste de vie pour ceux qui grandissent. Précédée par cet enfant, l'auteure se sent aussi portée par celle qui lui offre alors une bienveillante attention. Elle tisse un monde où les sentiments se transmettent par delà les mots. Diane Delafontaine accompagne ce texte d'images qui, elles aussi, s'ancrent au passé comme au présent. Une manière de faire le lien et de donner au texte une tonalité faite de photos anciennes et de retouches à l'encre.
Cher arbre est un livre qui vient du coeur, une invitation à prendre soin de nos chers arbres. Cette réédition propose plusieurs lettres inédites supplémentaires, en plus des 36 lettres d'origine (publiées en 2022, ouvrage épuisé), ainsi qu'une toute nouvelle couverture. Avec rigueur et sensibilité, elle s'adresse à chacun de ces arbres choisis avec soin et s'attelle à les décrire, à dresser un bref portrait de leur histoire, leur provenance, leurs vertus, les mythes associés... Elle invite le lecteur, en douceur et sans jamais rien imposer, à la rejoindre dans cet hommage à la nature et au vivant, à ce qui nous entoure en silence. De sa plume poétique, elle nous convie à prendre le temps de s'arrêter un instant, le temps de considérer ces arbres qui nous entourent, les saluer, les remercier. Les textes d'Albane Gellé sont accompagnés de dessins en noir et blanc de Séverine Bérard. Avec délicatesse, elle s'attarde sur le détail d'un arbre, un bourgeon qui éclot, une feuille qui se déploie, une racine qui cherche son chemin sous la terre, une cîme qui se dresse vers la lumière du ciel, une branche en hiver prête à reprendre vie à l'arrivée du printemps.