Huit récits et un court roman de cent vingt pages qui donne son titre au recueil. Tous sont inspirés par la guerre et le nazisme. Il s'agit la plupart du temps de Juifs persécutés qui fuient, se cachent, en essayant de sauver ce qui leur reste de vie, au prix de toutes les abdications, au prix des pires déchéances. Le thème de chaque texte est une lutte acharnée pour la conservation d'une chair morcelée, mutilée, à demi morte, où l'esprit et la charité ont été à tout jamais anéantis. Ainsi, Une âme de bois retrace l'espoir d'un jeune garçon entièrement paralysé, sorte de monstre dont seuls les yeux et le cerveau vivent et que son majordome transporte dans une hutte de montagne après la déportation de ses parents. Ou encore, c'est l'histoire d'une famille d'émigrants incestueuse qui se nourrit de chair humaine (celle de ses propres enfants). Chaque page du recueil est lourde de l'expérience vécue de l'auteur dont l'adolescence a été irrévocablement marquée par la haine et la persécution.
Nombre de pages
264
Date de parution
23/10/1964
Poids
250g
Largeur
118mm
Plus d'informations
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EAN
9782070239658
Titre
Une Ame de Bois
Auteur
Lind Jakov
Editeur
GALLIMARD
Largeur
118
Poids
250
Date de parution
19641023
Nombre de pages
264,00 €
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Cette singulière autobiographie se termine à vingt-trois ans. Elle se découpe en trois périodes, présentées comme des périodes d'apprentissage. L'école de la métaphysique : à Vienne l'enfant apprend à être juif et découvre l'antisémitisme. Entre 1928 et l'écroulement du Reich : l'école de la politique, véritable roman picaresque qui se déroule en Hollande. Enfin l'école de l'alchimie : Lind part clandestinement pour la Palestine et rentre en Europe pour y accomplir sa vocation d'écrivain.
Quatre mois dans le ventre sécurisant d'un bateau de croisière, entouré de gens bien ordinaires. Plus de cerveaux, plus de génies, plus de prophètes ! Se dissoudre dans un océan d'humanité sans prétention - quelle bénédiction !" C'est ainsi qu'un écrivain anglais s'embarque pour un voyage de rêve vers les mers du Sud. Mais le rêve sombre vite dans le cauchemar et le narrateur échoue sur une île inconnue où il est accueilli - plutôt mal - par une étrange peuplade d'hommes-oiseaux bariolés. Qu'est-ce que ce Voyage chez les Enu ? Un conte philosophique, une allégorie fantastique, un récit de science-fiction, un voyage ethnologique, le procès de notre "civilisation", une satire à la Swift, qui n'épargne rien ni personne ? Une seule chose est sûre : le divertissement du lecteur.
L'héroïne mène à Cologne la vie banale d'une mère de deux petits garçons, délaissée par un mari cinéaste qui tourne aux Caraïbes. Sa vie bascule du jour au lendemain lorsqu'elle rencontre un jeune avocat, bien sous tous rapports. Quiproquo : elle fait appel à lui pour acheter la maison de ses rêves ; lui pense qu'elle a besoin de ses talents pour divorcer. Lorsqu'elle se rend compte du malentendu, il est trop tard. L'avocat a confié les notes écrites de sa cliente à sa maman. Emballée, celle-ci envoie le texte à une maison d'édition qui décide aussitôt de le publier. Le roman devient un best-seller, l'existence de notre héroïne un conte de fées. Auteur à succès, riche et reconnue, mère comblée, amante à ses heures, elle savoure pleinement sa joie de femme libre... Un livre qui pétille de drôleries quotidiennes, et un plaidoyer rafraîchissant pour le bonheur dans le divorce !
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.