La France rébellionnaire. Les résistances à la gendarmerie (1800-1859)
Lignereux Aurélien
PU RENNES
20,00 €
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EAN :9782753505803
Au terme d'une enquête menée sur soixante ans et portant sur toute la France, quelque 3 725 rébellions collectives et violentes contre des gendarmes ont pu être reconstituées. Envisagées une à une, ces affaires sont riches d'enseignement sur les points de friction, les modes de mobilisation, les rites de la violence ou encore les formes de la répression. Considérées dans leur ensemble, elles forment une masse statistique propre à revisiter les grands paradigmes qui modèlent le champ historiographique du XIXe siècle, comme la fin des terroirs, la civilisation des m?urs, la monopolisation de la violence légitime. Ce phénomène rébellionnaire est en effet indissociable de l'essor des forces et des fonctions de la gendarmerie, elle-même manifestation et moyen du développement de l'Etat post-révolutionnaire. Au fil d'une vingtaine de cartes déclinées aux échelles du département, de l'arrondissement et du canton, cet ouvrage suit le mouvement d'implantation des brigades et les résistances auxquelles elles peuvent se heurter. Au-delà des fractures politiques, cet atlas de l'ordre et des désordres dessine les fronts pionniers investis au nom de la civilisation. Au cours de cette période décisive, la gendarmerie conquiert sa légitimité dans l'espace national et dans la société rurale, en se constituant véritablement comme une force publique reconnue. L'acceptation de son autorité précipite dès lors le dépérissement des révoltes communautaires: le fait de société devient fait divers. Biographie: Aurélien Lignereux, ancien élève de l'Ecole Normale Supérieure (Ulm) et agrégé d'histoire, est actuellement Attaché Temporaire d'Enseignement et de Recherche (ATER) à l'université de Savoie. La thèse de Doctorat, sous la codirection de Nadine Vivier et de Jean-Noël Luc, "Force à la loi"? Rébellions à la gendarmerie et autorité de l'Etat dans la France du premier XIXe siècle (1800-1859), dont est issu ce livre, a obtenu le Prix de thèse de l'université du Maine et le Prix d'histoire militaire 2007.
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Nombre de pages
365
Date de parution
24/04/2008
Poids
565g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782753505803
Titre
La France rébellionnaire. Les résistances à la gendarmerie (1800-1859)
Auteur
Lignereux Aurélien
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
565
Date de parution
20080424
Nombre de pages
365,00 €
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L'histoire de la Révolution française est au coeur de l'étude de l'histoire française de la fin l'Ancien Régime et du début du XIXe siècle. Cet ouvrage souhaite proposer aux étudiants une fresque détaillée de cette période qui débute en 1789 et s'achève avec la naissance du Premier Empire en 1815. L'auteur présente les détails de la trame historique de cette période mais soumet également au lecteur les débats historiographiques et les questionnements innovants qu'elle ne cesse d'inspirer. Ce volume de la collection Portail offrira un manuel complet, enrichi d'illustrations et de cartes, destiné à faciliter aux étudiants la compréhension de ces 25 années décisives pour la France et pour l'Europe tout entière. En proposant des conseils méthodologiques dédiés et grâce à la présentation de documents commentés, de plans de dissertation, ainsi qu'à un atlas en 4 couleurs, cet ouvrage sera également un outil précieux de travail pour les enseignants.
Taillé à coups de sabre dans le continent pour nourrir les guerres et venir à bout de l'Angleterre, et pourtant destiné à offrir aux Européens un espace de droit et de civilisation, le Grand Empire de Napoléon fascine autant par ses proportions que par les tensions qui le parcouraient. Or que sait-on des fonctionnaires chargés de lui donner corps ? Les états d'âme de ces hommes, à la fois missionnaires impériaux et pères de famille désorientés par de tels déplacements, sont ceux de toute une génération partagée entre souci de stabilité et désir de mobilité, et reflètent les contradictions d'une France portée à 130 départements, qui se construit simultanément en Etat-Nation et en Etat-Empire. En s'attachant à l'expérience sensible, sociale et culturelle de l'expatriation, ce livre entend réintégrer l'ère napoléonienne au sein d'une histoire toujours plus ouverte et connectée des circulations d'hommes et de savoirs. L'enquête suit, pas à pas, une cohorte de 1 500 Impériaux, du préfet au préposé des douanes, depuis leur départ hors des vieilles frontières jusqu'à la mémoire d'un épisode ayant conjugué l'épreuve intime du dépaysement au sentiment gratifiant d'avoir écrit l'Histoire. Se dessinent alors une sociologie de ces agents happés par le marché impérial des emplois publics ainsi qu'une anthropologie de l'expatrié au fil d'une immersion au sein des correspondances privées. A leur retour en France, ces experts occupent des postes clefs dans les administrations fiscales, les Eaux et Forêts ou les Ponts et Chaussées ; la leçon qu'ils ont tirée de la domination napoléonienne contribue à redéfinir le rapport au monde de leurs compatriotes : ces praticiens du droit d'un peuple à disposer des autres se font, après 1815, les partisans du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, tout en poussant au rebond mondial de l'expansionnisme français.
Veiller au salut d'un Empire qui a fini par se dilater de Rome à Hambourg, sur fond de guerre et au sortir de la Révolution, tel a été le défi relevé par la police et la gendarmerie de Napoléon. Avant même de songer au maintien de l'ordre, ces institutions ont eu à imposer dans des contrées fraîchement conquises le nouveau régime forgé en France. C'est dire l'importance de cette autre armée de Napoléon, dont les membres, Français comme indigènes, ont été à la fois les acteurs d'une mission impériale et les témoins de l'intégration en cours des départements annexés. En dévoilant les hommes sous l'uniforme, ce livre réécrit la confrontation entre occupants et occupés, gendarmes et brigands, agents de la répression et populations en rébellion. Cette histoire totale des polices propose un autre regard sur une période que l'on ne saurait plus réduire à des étiquettes aussi polémiques qu'anachroniques. Si l'Etat policier napoléonien relève du mythe, un Empire des policiers n'en a pas moins existé : suivre tout autant l'exportation des modèles institutionnels que l'expatriation des personnels, reconstituer aussi bien leurs réseaux amicaux et familiaux que le maillage des commissariats et des brigades, envisager toute la gamme des interactions avec les populations, voilà autant de clefs pour aborder les débats qui animent désormais les études napoléoniennes : l'autoritarisme libéral et la naissance d'un Etat sécuritaire, l'impérialisme culturel des fonctionnaires français, ou les cadres de l'expression politique. Prenant acte de la dimension européenne de l'expérience napoléonienne, cet ouvrage offre ainsi pour la première fois une vue d'ensemble sur cette épine dorsale du Grand Empire que forment les 15 nouveaux départements français et que surveillent, en 1811, 400 commissaires et 6 000 gendarmes.
Humbert-Amemiya Hiroko ; Cabel Eflamm ; Numajiri R
Le japonais... comme au Japon. Chotto Nihongo vous offre : des explications en français facilitant l'auto-apprentissage, un lexique de plus de 1 300 mots et une centaine d'idéogrammes (Kanji) pour découvrir et pratiquer l'écriture japonaise ; un accès aux structures de base de la langue et de la grammaire japonaises avec des exercices corrigés ; des dialogues et de petits textes inspirés de la vie quotidienne avec les expressions usuelles pour se débrouiller dans la vie réelle. Ils sont suivis par des exercices de compréhension et leurs corrigés en fin de volume ; des présentations du contexte socioculturel japonais comme dans aucun autre manuel. Chotto Nihongo est un excellent outil interactif entre étudiants et enseignants dans un cursus d'apprentissage du japonais. C'est dans un tel cadre qu'il a été élaboré, au cours de plusieurs années, par l'auteur.
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Comment fabrique-t-on des héros et des héroïnes ? Comment expliquer que certains processus d'héroïsation aboutissent à la reconnaissance publique d'un individu comme supérieur, digne d'un culte (au sens propre ou métaphorique), alors que d'autres échouent ? Le livre qui étudie à la fois des textes et des images fixes ou en mouvement porte sur le phénomène de l'héroïsation conçu comme un processus de construction développé par un réseau d'acteurs. Il s'attache aux processus d'héroïsation eux-mêmes en examinant divers attributs, acteurs et obstacles. Il analyse différentes figures d'héroïnes et de héros à une période donnée, dans le temps long ou bien dans une perspective genrée. Il interroge la temporalité des héroïsations : certaines périodes historiques, certains régimes politiques, certaines sociétés ont été plus propices que d'autres au phénomène de l'héroïsation, et c'est précisément le cas de notre époque où l'on parle de plus en plus souvent de héros, comme on le constate depuis la Covid et la guerre en Ukraine. Il s'inscrit de façon pluridisciplinaire dans une vaste perspective chronologique, depuis l'Antiquité grecque, grande pourvoyeuse de héros, jusqu'à Zelenski, héros de la série télévisée "Serviteur du peuple" . Publié dans le cadre de la chaire Jean Monnet FABER de l'université Rennes 2
Fille aînée de Louis XV, Louise-Elisabeth (1727-1759), dite Madame Infante après son mariage avec Don Philippe, fils cadet de Philippe V d'Espagne, est sans doute l'une des princesses européennes les plus mystérieuses et les moins connues du XVIIIe siècle. Cette femme de tête connaît une destinée particulière en devenant, à l'issue de la guerre de Succession d'Autriche (1740-1748), duchesse de Parme, Plaisance et Guastalla. Cependant, Madame Infante ne voit dans ces Etats qu'un séjour de transition dans l'attente d'un établissement plus digne de sa naissance. Aussi n'a-t-elle qu'un seul souci, les échanger ou les agrandir. Jamais elle ne se résigne au rang modeste que lui assigne le traité d'Aix-la-Chapelle. Pour autant, elle ne se désintéresse pas des duchés et s'efforce d'y vivre en tentant de recréer la splendeur de la cour de Versailles, tout en cherchant à s'émanciper de la tutelle espagnole pour mieux défendre ses intérêts. Pour mener à bien sa politique de grandeur, elle cultive sans relâche son réseau de correspondants (ministres, diplomates, maîtresse royale) dont elle espère tirer les plus grands bienfaits. Eprise d'un amour filial, elle conserve aussi des relations très étroites avec sa famille et n'hésite pas à revenir à plusieurs reprises à Versailles pour plaider sa cause. Situé à la charnière de l'histoire des femmes de pouvoir et des relations internationales, l' ouvrage a pour ambition de dresser le portrait d'une souveraine en action, omniprésente tant dans la politique parmesane qu'européenne.
Les années Milliat" forment un moment particulier de l'histoire des femmes en France. Dans le contexte de la Grande Guerre et de ses suites, des femmes s'organisent de manière autonome pour braver les interdits qui pèsent sur leur corps, et revendiquent le droit au mouvement, au sport, à l'accès aux compétitions. Alice Milliat représente le pendant féminin, féministe et populaire de Pierre de Coubertin et d'un CIO hostile aux femmes. De l'échelle du club à celle de la fédération internationale, elle organise des réseaux de sportives permettant l'accès aux sports jugés trop masculins (football, rugby), au plein air, aux rencontres amicales ou de haut niveau, aux voyages... une vie plus libre pour les jeunes femmes des grandes villes provoquant l'ire des plus conservateurs. "La présidente" , comme on l'appelle, n'est pas seule. Elle sait s'entourer, et les sportives bénéficient aussi de l'aide de "la doctoresse" Marie Houdré, de la directrice de l'Ecole de haut enseignement commercial pour jeunes filles Louli Sanua, de la journaliste féministe Jane Misme, de la championne d'athlétisme et aviatrice Sophie Eliott-Lynn : toute une génération de militantes convaincues que l'égalité passera aussi par le sport.