Une femme dit non aux renoncements de la gauche. Une militante refuse l'unanimisme, la raison d'État et la bonne conscience. Une socialiste s'interroge sur l'avenir de ses idéaux, malmenés par une politique qui tourne le dos à l'audace et à l'imagination. Délaissant la langue de bois du monde politique, Marie-Noëlle Lienemann, députée de l'Essonne et maire d'Athis-Mons, se livre à une commémoration intime de son engagement. Il y a vingt ans, elle adhérait au Pari socialiste, celui d'Epinay, de la rénovation et de l'espoir. Il y a dix ans, elle fêtait dans l'allégresse l'élection de François Mitterrand à la présidence de la République. "On ne peut plus continuer de tout attendre d'un seul homme", écrit-elle aujourd'hui, en appelant la gauche à retrouver le chemin de ses révoltes et de ses rêves, contre l'injustice et l'habitude, l'ordre des choses et l'ordre du monde. Une parole fraîche et ouverte, sans sectarisme ni calcul. Une parole libre, comme ce geste d'indépendance qui conduisit Marie-Noëlle Lienemann à voter contre l'engagement français dans la guerre du Golfe. "Le 15 janvier 1991, quelque chose s'est brisé en moi. Une fracture. À l'image de celle qui traumatise la gauche, passée de l'opposition au pouvoir, de l'idéal au réel, de l'ambition à la gestion."
Nombre de pages
180
Date de parution
15/05/1991
Poids
240g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070723300
Titre
La Fracture
Auteur
Lienemann Marie-Noëlle
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
240
Date de parution
19910515
Nombre de pages
180,00 €
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Marie-Noëlle Lienemann n'a jamais fait de concessions sur ses convictions. Au Parti socialiste, cette proche de Jean-Luc Mélenchon fait partie du groupe des " frondeurs ". Bien décidée à se battre pour une " vraie gauche " et à nager à contre-courant de la ligne officielle du parti pour en faire infléchir la ligne officielle, l'actuelle sénatrice de Paris n'hésite pas critiquer les décisions prises par son parti, le chef de l'État et le gouvernement. D'abord maire, puis conseillère générale, députée, députée européenne, ministre et sénatrice, celle qui a occupé tour à tour toutes les fonctions électives de notre pays se place comme une observatrice privilégiée des politiques de gauche depuis plus de trente ans. Fine connaisseuse des rouages de la République et des méandres législatifs du parlement européen, Marie-Noëlle Lienemann a voulu, avec cet ouvrage, raconter ses vérités sur le quinquennat de François Hollande, les espoirs déçus de la gauche, les chantiers auxquels le PS n'a pas eu le courage de s'attaquer, mais aussi sur les solutions à court et moyen terme pour sortir notre pays du marasme économique ambiant. Marie-Noëlle Lienemann parle en toute franchise de ces années passées à côtoyer les arcanes du pouvoir. Un livre sincère, sans filtre, sur l'état actuel de notre République et son avenir.
Leinemann Alexander ; Hoffmann Bastian ; Spieler R
GuideÌe par un langage formel dadaiÌste, cineÌtique ou conceptuel, l'oeuvre de l'artiste de Cologne Bastian Hoffmann (1983) joue un jeu ambivalent avec le quotidien, entre murs animeÌs d'une vie et d'une dynamique propres et flaques dont la nature preÌtendument incidente est en fait soumise aÌ un plan coheÌrent. La dissolution des rapports d'exploi- tation connus du quotidien est omnipreÌsente dans son travail, chacune des oeuvres s'eÌloignant des positions d'attente fixeÌes pour laisser s'imposer une source d'inspiration artistique aÌ tendance partiellement joueuse et humoristique. Bastian Hoffmann remet en question le mateÌrialisme geÌneÌral des objets qu'il met en sceÌne, mais il montre aussi, et bien plus, que cette mateÌrialiteÌ est construite, tout comme l'est une contextualisation en apparence normale des objets, par la manipulation de ces meÌmes objets et le rapport aÌ eux. Ou encore, selon les mots de l'artiste : "j'utilise la liberteÌ d'occulter dans le processus creÌatif la raison d'eÌtre et la productiviteÌ d'un fait ou de contourner les compromis. Les pierres, les voitures et les flaques ont ainsi la possibiliteÌ de devenir objets de l'ana- lyse et de la reÌflexion, et plus encore, de toute aspiration aÌ la productiviteÌ, aÌ l'efficaciteÌ et aÌ la rentabiliteÌ. Les tra- vaux deÌfinitifs sont les produits de cette recherche expeÌri- mentale des formes de possibiliteÌ inconnues d'un objet ou d'une penseÌe". Il est notamment en train d'eÌcraser, aÌ la main et avec les moyens les plus simples, une Porsche Cayenne pour la transformer en pigment qui donnera naissance aÌ une peinture utilisable, qui elle-meÌme formera le fond de tableaux grand format.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.