Le fabuleux destin de la courbe de Phillips. Les théories de l'inflation et du chômage après Keynes
Liêm Hoang-Ngoc
PU SEPTENTRION
13,00 €
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EAN :9782859398910
Le projet keynésien était de construire une théorie générale marginalisant le cas classique comme un cas particulier. Il situait clairement le champ de la bataille contre le chômage hors du marché du travail que les néolibéraux entendent " assouplir ". La courbe de Phillips semblait compléter la théorie keynésienne d'une équation de prix indiquant qu'une politique de soutien à la demande combinée à une politique des revenus était de nature à assurer le plein-emploi tout en contenant les pressions inflationnistes pouvant accompagner la baisse du chômage. Cet ouvrage souligne l'actualité du projet keynésien, à l'heure où la macroéconomie dominante a restauré le point de vue classique sur le chômage et la monnaie. Révisant la relation inflation-chômage, les courbes de Phillips du deuxième et du troisième âge des monétaristes et des nouveaux keynésiens s'épuisent à recommander " réformes structurelles " et politiques macroéconomiques restrictives, inaptes à combattre le chômage de masse. La postface de Marc Lavoie explore la pertinence d'une courbe de Phillips du quatrième âge d'inspiration postkeynésienne, inédite en France, indiquant que la demande crée l'offre et que sa stimulation est susceptible de n'être aucunement inflationniste dans le contexte de sous-emploi des hommes et des machines.
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Nombre de pages
171
Date de parution
10/05/2007
Poids
160g
Largeur
109mm
Plus d'informations
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EAN
9782859398910
Titre
Le fabuleux destin de la courbe de Phillips. Les théories de l'inflation et du chômage après Keynes
Auteur
Liêm Hoang-Ngoc
Editeur
PU SEPTENTRION
Largeur
109
Poids
160
Date de parution
20070510
Nombre de pages
171,00 €
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Pour réduire les inégalités, la république avait conçu un impôt universel et progressif. Il était un attribut essentiel de la citoyenneté, l'ami de la croissance, le garant de notre modèle social et du service public. Qu'en reste-t-il? La fiscalité et ses injustices sont aujourd'hui dans l'ombre du débat politique. A l'heure où l'Etat social risque d'être sacrifié au profit d'une nouvelle société de rentiers, il devient urgent de réinventer l'impôt.
Biographie de l'auteur Né en 1964, Liêm Hoang Ngoc est maître de conférences à Paris I et chercheur au Centre d'économie de la Sorbonne, rattaché au CNRS. Initiateur en 1996 de l'Appel des économistes pour sortir de la pensée unique, il est l'auteur de plusieurs essais dont, chez Grasset, Vive l'impôt !
Résumé : Ce livre présente les principaux courants de la pensée économique et se démarque des manuels traditionnels en insistant sur la fonction idéologique des théories économiques. Il adopte ainsi une posture critique des théories orthodoxes qui contribuent aujourd'hui à légitimer les politiques économiques contemporaines, et montre comment les hétérodoxes, héritiers de Marx et de Keynes, construisent aujourd'hui des approches permettant notamment d'analyser la montée des inégalités. Ce manuel intègre également la réflexion des économistes autour de la persistance du chômage, l'épuisement de l'actuel modèle de développement, et le défi climatique.
Liêm Hoang-Ngoc est maître de conférences en économie à l'université Paris l-Panthéon Sorbonne. Il a 42 ans. Initiateur de l'"appel des économistes pour sortir de la pensée unique" en 1996, il est membre du Parti socialiste et auteur notamment de Vive l'impôt (Grasset, 2007) et Refermons la parenthèse libérale (La Dispute, 2005).
Qu'est-ce qu'être père ? Comment la paternité était-elle pensée et vécue au cours des derniers siècles ? Le présent ouvrage cherche à éclairer les profondes mutations de la figure paternelle en Occident du XV ? au XX ? siècle. S'intéressant aux relations personnelles et concrètes des pères avec leurs enfants, notamment tout-petits, aux émotions de même qu'aux enjeux de transmissions et de pouvoir, les contributeurs de ce volume donnent à voir les expériences paternelles et les modèles qui s'imposent aux pères dans toute leur diversité. Au profit d'un dépassement de stéréotypes et de simplifications communes, historiens et historiens de l'art mènent ici une série d'études variées qui révèlent des pans méconnus de la paternité d'hier et d'aujourd'hui.
Envois et Dédicaces constitue une réflexion sur le don du livre, qu'il se manifeste par un ex-dono, un envoi manuscrit ou une dédicace imprimée. Si cette dernière a été étudiée à propos de tel ou tel auteur, il nous manquait encore une réflexion d'ensemble sur celle-ci. Quant à l'envoi, jugé marginal et mondain, il n'a guère été abordé, hormis par les bibliophiles. On en trouvera ici un "bref traité" qui en souligne toute la richesse. Pas plus qu'il n'existe d'éléments insignifiants dans la vie psychique, ainsi que Freud nous l'a appris, il n'existe dans le livre de détail dépourvu de valeur. La modernité s'est intéressée longuement à la signature, beaucoup moins à l'envoi et à la dédicace, parce qu'elle estimait la littérature intransitive. Elle transite cependant et s'adresse à quelqu'un. Et ce qui semble à première vue accessoire joue un rôle non négligeable, sinon capital, dans la constitution du sens d'un livre. Telle est l'hypothèse d'Envois et Dédicaces, et son pari. Sa première partie, "Perspective cavalière" s'interroge, entre autres, sur la position en tiers du lecteur ainsi que sur la place de la dédicace, premiers mots d'un livre qui se révèlent souvent aussi ses derniers mots. La seconde, "Couleurs locales", examine la façon dont quelques auteurs se sont appropriés ce geste: un musicien, Bach, et cinq écrivains, Voltaire, Hugo, Baudelaire, Montherlant, Goffette, ce dernier nous offrant, en guise de conclusion, un poème inédit adressé "à ceux qui partent".
Habbard Anne-Christine ; Message Jacques ; Colette
Cet ouvrage, qui réunit chercheurs français et étrangers, présente un éclairage renouvelé sur la question de l'éthique chez Kierkegaard. Souvent présentée comme une étape intermédiaire entre l'esthétique et le religieux, l'éthique se révèle chez Kierkegaard à la fois la matière et le fruit d'une intense problématisation de ce que signifie être humain: est enjeu la possibilité d'une compréhension éthique de l'exigence d'un "rapport absolu à l'absolu". L'oeuvre étudiée, fondée sur des expériences déterminées autant que sur une culture immense, multiplie sources d'interrogation et terrains d'analyse. Sa forme même implique en matière éthique une réflexion irréductible à une doctrine, tout lecteur se trouvant engagé dans une relation originale avec les questions exigeantes qu'elle pose; cependant, aussitôt suscitée, cette relation échappe à la rassurante ordonnance de la communication entre deux entités finies, non qu'y jouent quelque subjectivisme (supposé par tous ceux qui n'ont pas compris le rationalisme de Kierkegaard) ou certaine haine du moi acclimatée en climat luthérien (alors que Kierkegaard analysa comme désespoir la haine du fini pour le fini), mais parce que les conditions uniques de sa mise en scène appellent un acte patient de lecture, et ouvrent le lecteur à son histoire propre. Que ce soit dans la vulnérabilité d'une relation à autrui, l'écoute musicale, la tension de l'amour, l'expérience du vertige, le travail d'écriture, l'épreuve du religieux ou même dans les échecs de la vie morale, les auteurs s'attachent à comprendre l'intensité paradoxale de cette expérience de soi fondamentale qu'est l'éthique, et que Kierkegaard a su, de façon lumineuse et inédite, magistralement penser.
En dehors des polémiques, cet ouvrage interroge les notions de rayonnement et de retenue appliquées à l'Allemagne contemporaine qui est accusée tour à tour d'être hégémonique et de pratiquer une trop grande retenue. Des spécialistes issus des sciences politiques, de l'histoire, de l'économie, des études littéraires et culturelles allemandes proposent un tableau nuancé et sans complaisance invitant à la réflexion.