Un épisode de constipation du président russe précipite la Russie dans un abîme diplomatique et économique aux conséquences insoupçonnées. Panique au Kremlin : le président est " indisposé " par des difficultés gastriques. L'inquiétude règne. Son médecin personnel tente de comprendre. Empoisonnement ? Simple constipation passagère ? Très vite, le personnel politique et administratif autour du Président se sent menacé, à la fois par le soupçon et par les représailles. Le gouvernement, l'armée et l'ensemble de la société russes se trouvent ainsi concernés par un étrange jeu de domino auquel assiste, impuissant, Iossip Soloviev, le malheureux docteur du maître du Kremlin. Tandis que la place Rouge sombre dans l'hystérie et la peur, le redoutable espion Piötr Goliashenko part pour sa mission la plus périlleuse : passer à l'Ouest en vue de se procurer les seuls laxatifs qui puissent " débloquer " la situation. Sébastien Liebus nous livre ici une satire mordante des régimes autocratiques. Mais son sens du détail, son art de la situation comique vont encore plus loin : Le Président est constipé se lit aussi (et pas seulement aux cabinets) comme un conte féroce sur les dérives du pouvoir. À l'ère de Poutine, Trump et consorts, il n'est pas interdit d'entendre un écho très réaliste dans ce roman. On rit ? beaucoup ? mais pas seulement.
Un portrait vivant et enlevé de Pierre Desproges, homme empli de contradictions et si attachant, dont l'humour politiquement incorrect manque cruellement à notre époque. En 1976, Pierre Desproges (1939-1988) décide de claquer la porte du légendaire Petit Rapporteur pour se laisser aller à des circonlocutions langagières capables de percuter le sens commun. Et c'est ainsi que surgit, il y a exactement un demi-siècle, la figure de proue du politiquement incorrect . La satire de haut vol, le stand up et la grande littérature révèlent alors chez ce " fils " de Pierre Dac, d'Alexandre Vialatte et de Michel Audiard une incarnation aboutie de l'humour noir jubilatoire. Desproges, c'est notre mauvaise conscience qui s'encanaille. Étonnant, non ... Ce même artiste, devenu plus tard procureur au Tribunal des flagrants délires , invente une rhétorique radiophonique ravageuse en nous gratifiant de mots taillés comme des diamants pour écorcher les bienpensants. Avec, en prime, le sentiment aigu de posséder une bouille d'enfant pour s'attirer toutes les indulgences. D'une plume vive et sensible, Jean-Michel Djian nous croque ici, plus qu'un saltimbanque torturé, la figure libre et emblématique d'une génération pour qui la montée en puissance de la bêtise humaine et de l' absurdité du monde justifiait tous les excès de langage.
Si le chanteur est prolifique, l?homme est plutôt discret et taiseux par nature. Francis Cabrel est tout sauf un exhibitionniste. Excepté sur une scène, il n?aime guère être en pleine lumière. Cabrel par Cabrel constitue un document rare: l?auteur-compositeur-interprète de Je l?aime à mourir, de Saïd et Mohamed, de La Dame de Haute-Savoie et de dizaines d?autres succès, s?y livre sans se dissimuler. Il parle de tout, à c?ur ouvert: de son enfance, de sa vie de famille, des sports qu?il prise, des artistes qui l?ont influencé, de ses goûts musicaux et littéraires, de la façon dont il écrit et compose, de son rapport à la politique et à l?argent, de ses enthousiasmes, de ses colères? Et même de sa vie « après la chanson »! Sous les confidences perce toute l?humanité de Francis Cabrel: sa sincérité et son humour. Et sous la simplicité du ton se révèle toute la richesse d?un artiste métissé et universel: « Je suis, dit-il, un immigré italien vivant en Occitanie, chantant en français des chansons américaines. »
Alain Chamfort, pour la première fois, se retourne sur son passé, ses aventures -musicales etamoureuses, ses rencontres (Claude François, Serge Gainsbourg, Véronique Sanson, Jane Birkin?),et fait le bilan d'un parcours, pointe ses blessures secrètes, ses regrets. En quelque sorte, il se met à nu dans une anti-biographie élégante où il sonde d'abord ses passions.
La joie de vivre d'Henri Salvador n'était pas qu'un ouragan d'éclats de rires! C'était aussi une gouaille, une lucidité sur la vie, la mort, et l'amour des mots, de la chanson, de l'être humain, des femmes et de demain! Un sentimental, pudique et solaire insufflant son légendaire optimisme. A travers ses pensées et répliques, nous découvrons un homme sensible doublé d'un éternel enfant farceur avec ses peines, ses peurs, son bonheur de vivre et de rire de tout et malgré tout. Des amis témoignent de sa fidélité, de sa générosité, de son amour pour la musique et la chanson françaises, de son humour potache et de sa simplicité de fantaisiste crooner. Il tisse ainsi au fil des mots le portrait d'un homme libre pour vivre toutes ses passions.
Notes de Trail est une bande dessinée culte autour de laquelle se retrouve la communauté des coureurs qui se reconnaissent par¬faitement dans les personnages et les situations mis en scène. Matthieu Forichon (Des bosses et des bulles) côtoie assidûment cet univers qu'il dépeint avec une justesse impressionnante, en s'ap¬puyant sur un humour corrosif et tendre qui fait mouche. Voici le best of des meilleures planches reprises parmi les 4 tomes publiés au fil des ans ainsi que des illustrations inédites dans un format agrandi.
Un auteur de bande dessinée, alors qu'il fait ses courses, réalise qu'il n'a pas sa carte de fidélité sur lui. La caissière appelle le vigile, mais quand celui-ci arrive, l'auteur le menace et parvient à s'enfuir. La police est alertée, s'engage alors une traque sans merci, le fugitif traversant la région, en stop et battant la campagne.Assez vite les médias s'emparent de l'affaire et le pays est en émoi. L'histoire du fugitif est sur toutes les lèvres et divise la société, entre psychose et volonté d'engagement, entre compassion et idées fascisantes. Car finalement on connaît mal l'auteur de BD, il pourrait très bien constituer une menace pour l'ensemble de la société.Voici le nouveau récit choral de l'imparable Fabcaro, entre road-movie et fait-divers, l'auteur fait surgir autour de son personnage en fuite, toutes les figures marquantes -et concernées- de la société (famille, médias, police, voisinage...) et l'on reste sans voix face à ce déferlement de réactions improbables ou, au contraire, bien trop prévisibles.Grand prix de la critique bande dessinée 2016 (ACBD)Prix des libraires de bandes dessinées 2016 (ALBD)Prix Libr'à nous 2016 (des librairies francophones)Prix Ouest-France / Quai des bulles 2015Prix Landernau BD "Coup de c?ur" 2015BD RTL du mois, mai 2015Prix SNCF du Polar 2016Prix Cézam Pays-de-Loire 2016
Formica, une tragédie en trois actes, le nouveau livre de Fabcaro (l'auteur de Zaï Zaï Zaï Zaï) est construit comme une pièce de théâtre, avec une unité de lieu et de temps, et découpé en trois actes. Formica rassemble, au delà de la famille protagoniste du récit, tout ce qu'on a jamais osé faire et dire lors de nos repas de famille.
La vélosophie se pratique sur une selle et dans la joie. Elle démontre que le vélo est avant tout un moyen de déplacement intérieur. A vélo, on ne se perd pas, on se trouve.