Le Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat (GIEC) a procédé à une évaluation des risques sur différents types de littoraux en estimant une élévation du niveau de la mer allant de +43A cm à 1, 10 mètre en moyenne mondiale par rapport à la situation actuelle, et d'ici 2100. Les résultats sont sans appel. Sans réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre à l'échelle mondiale, la plupart des littoraux bas de la planète pourraient faire face à des niveaux de risque élevés voire très élevés de submersion, mais aussi d'érosion, qui pourraient être alors irréversibles. Et cela ne concernera pas seulement les îles urbanisées des atolls ou des communautés arctiques, le phénomène touchera aussi toutes les côtes basses et sableuses françaises que ce soit les territoires métropolitains ou ceux d'outre-mer. A l'échelle mondiale, des centaines de millions de personnes seront touchées d'ici 2050 par la montée de eaux, et en France, 864A communes sont identifiées comme étant vulnérables aux submersions marines. Sachant que ces espaces sont éminemment stratégiques, quelles solutions existe-t-il pour les rendre habitables et résilients face aux risques accrus ? C'est ce à quoi tente de répondre cet ouvrage collectif réunissant universitaires, experts et praticiens autour de la question.
Alexandre Magnan propose ici de réviser deux idées reçues: les communautés les plus pauvres seraient les plus vulnérables au changement climatique eu égard à leurs faibles capacités d'adaptation, et une telle adaptation serait exclusivement une question de projection sur le temps long. Ces schémas de pensée sont trop généralistes pour retranscrire la complexité et la diversité des réalités nationales et locales de par le monde. Ils ne permettent pas d'élaborer des stratégies d'adaptation réalistes reposant sur l'ensemble des caractéristiques propres à chaque territoire. Il est urgent de les dépasser, car les conséquences du changement climatique sont désormais pour partie irréversibles. Toutes les sociétés, dans les pays en développement comme dans les pays développés, sont menacées, toutes devront s'adapter.
Environ 4 millions de personnes vivent aujourd'hui dans une île tropicale de moins de 1 km2 et d'aumieux 3 mètres d'altitude, soit dans une petite île corallienne. Voilà qui pose à l'évidence et de manièrecruciale la question du devenir de certaines populations dans le contexte du changement climatique,car l'élévation rapide du niveau de la mer qui se produira d'ici à la fin de ce siècle pourrait tout simplement submerger ces territoires. Cependant, si la communauté scientifique est relativement pessimiste, il n'en demeure pas moins que le scénario de la disparition pure et simple de l'ensemble de ces îles est très réducteur. Les archipels coralliens sont-ils forcément les plus vulnérables? Ils ont, parle passé, développé des stratégies d adaptation qui leur ont réussi, et qui ne passaient pas forcémentpar l exil. Aujourd hui, dans un contexte certes nouveau (mondialisation oblige), ils continuent à s adapter, et leurs stratégies pourraient inspirer notre propre adaptation au changement climatique...
Résumé : Xynthia, Katrina, Fukushima, Gorky... Penser que, les catastrophes naturelles sont la conséquence des colères de la nature et que nous n'y pouvons rien, c'est, tout simplement, se, voiler la face. Tempêtes, tremblements de terre et autres tsunamis ont certes une origine naturelle, mais les dégâts considérables qu'ils provoquent sont à mettre au crédit des sociétés humaines... Ce sont elles qui fabriquent des catastrophes, pour le coup plus si "naturelles" que ça... De La Nouvelle-Orléans au Japon en passant par la Charente-Maritime ou tes Maldives, les auteurs font apparaître les engrenages qui ont mené à la catastrophe. Des informations surprenantes dont certaines font rire jaune quand elles ne font pas froid dans le dos. Comprendre les catastrophes d'aujourd'hui, c'est se poser la question de comment éviter celles de demain, dans un contexte de changement climatique, qui devrait voir la multiplication de ces événements extrêmes. L'enjeu est de taille et les choix à opérer engagent la société tout entière, et pas seulement les acteurs politiques.
Les nano-aquariums sont de petits aquariums de 10 à 30 litres qui font actuellement l?objet d?unvéritable phénomène de mode, en raison de leur aspect très décoratif et de leur faible encombrement.Ils constituent de véritables mini-jardins aquatiques dans lesquels prospèrent des petits poissons etdes crevettes tropicales, également très à la mode. En raison de leur petite taille, ils requièrentnéanmoins un entretien particulier et des connaissances spécifiques quant aux plantes et aux animauxqui leur conviennent.
Une histoire personnelle et philosophique autour de ce qu´habiter le monde et la Terre signifie. Une rencontre avec les lieux, les territoires, la langue et les grands philosophes qui ont marqué la réflexion autour de la notion d´""exister""".
L'eau est une ressource trop souvent perçue comme une marchandise qui coule dans nos robinets, sert à notre consommation puis devient un déchet qui est recyclé avant d'être renvoyé au cours d'eau. Dans cet ouvrage Ivan Illich, invité à une conférence à Dallas où un projet de lac d'épuration est envisagé, présente l'eau comme un élément constitutif de notre histoire et de notre devenir. A travers une série d'anecdotes culturelles, l'auteur emmène le lecteur dans la découverte de la ressource en tant que matière, imaginaire, aura, technique, composante des religions mais également des usages culturels. Cet ouvrage illustre combien l'eau est indispensable pour ""habiter"" nos territoires. L'eau exprime la vie, sa valeur n'a pas de prix. "
Marcher constitue une expérience sensible de la ville. Chaque trajet est une découverte des autres et de soi-même. Une telle expérience s'avère à la fois unique et singulière : "On ne marche jamais deux fois dans la même rue", pourrait affirmer un Héraclite promeneur... Par la marche, nous comprenons mieux qui nous sommes en tant qu'êtres sensibles, vigoureux ou souffrants, disponibles ou non pour apprécier un lieu ou le fuir, saisir sa beauté ordinaire ou ses secrets cachés derrière un arbre ou dans l'anfractuosité d'un mur, la juste proportion du bâti, la diversité de son nuancier, la chorégraphie des corps... Jérémy Gaubert dessine les contours d'une déambulation piétonne, véritable fabrique d'urbanité, en s'attardant sur quelques figures telles que le flâneur des passages, le badaud des grands boulevards, le surréaliste s'abandonnant au "hasard objectif" ou encore le situationniste dérivant de bar en bar dans la nuit aux mille et une ambiances... Dès lors, l'expérience de la marche urbaine magnifie cette logique relationnelle, cet entrelacement du marcheur et de son environnement, sachant que l'un et l'autre se façonnent mutuellement. Ainsi, tout piéton participe à l'élaboration d'un espace public marchable, qui prend soin de la marche en son lieu et en son temps. La marchabilité est à l'urbanité ce que le vocabulaire est à la langue.
En plein essor dans un contexte écologique et sanitaire urbain, la bicyclette interroge nos usages, nos rapports sociaux à cette pratique séculaire, nos impressions et rapports au monde. Ce livre est très beau voyage qui permet de circuler tranquillement et d'errer joyeusement dans les pages d'un ouvrage inédit.