Le sang royal. La famille capétienne et l'Etat (France, X-XIVe siècles)
Lewis Andrew
GALLIMARD
24,80 €
Epuisé
EAN :9782070705146
Ce livre austère d'apparence et d'érudition sans concessions ne retiendra pourtant pas l'attention des seuls historiens, mais de tous ceux qu'intéressent les rapports du pouvoir et de l'État. Car s'il nous vient d'un jeune médiéviste américain, il va droit au coeur de ce qui a fait au départ notre unité nationale : la succession royale et la transmission de la couronne. La nouveauté consiste à conjoindre deux interrogations. L'une à caractère politique : qu'est-ce que la royauté, qu'est-ce que l'État entre le Xe et le XIVe siècle, d'Hugues Capet à Philippe le Bel ? L'autre à caractère anthropologique : que furent, à cette époque, dans l'aristocratie naissante, les relations de parenté ? Un problème très classique, notre affaire de famille, mais renouvelé par un regard ethnologique sur les stratégies des grandes familles et la formation des lignages. La famille capétienne ne cessera d'être une famille comme les autres qu'au premier quart du XIVe siècle, quand fut solennellement affirmé que seul un homme pouvait, sur le trône de France, occuper la place de Saint Louis et de Charlemagne. "Mais jusqu'alors, commente Georges Duby dans sa présentation, son destin avait été déterminé de manière drastique par des pratiques familiales en usage dans toute la classe dominante. Tout au long de cette histoire, ces pratiques avaient constitué le cadre formel d'une aventure politique." Des pratiques partagées, mais l'aventure politique de la France.
Nombre de pages
448
Date de parution
23/09/1986
Poids
475g
Largeur
140mm
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EAN
9782070705146
Titre
Le sang royal. La famille capétienne et l'Etat (France, X-XIVe siècles)
Auteur
Lewis Andrew
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
475
Date de parution
19860923
Nombre de pages
448,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Lewis John ; Aydin Andrew ; Powell Nate ; Nikolavi
Second volet de l'évocation de la lutte pour la conquête des droits civiques dans l'Amérique ségrégationniste, dans un registre vibrant. Ce grand récit réaliste relate la longue marche des Noirs américains pour l'égalité des droits. A travers le personnage de John Lewis, figure historique du mouvement aux côtés de Martin Luther King, les auteurs retracent le combat des militants pour les droits civiques au tournant des années cinquante et soixante. Le Sud ségrégationniste y est dépeint dans toute sa violence et son injustice.
Lewis John ; Aydin Andrew ; Powell Nate ; Béguerie
Le député John Lewis incarne, depuis plus de cinquante ans, une voix morale vibrante dans la quête de l'égalité et je suis enchanté qu'il partage aujourd'hui avec les jeunes leaders de l'Amérique ses souvenirs du mouvement des droits civiques. Avec Wake Up America, c'est une nouvelle génération qu'il entraîne à sa suite sur le pont Edmund Pettus, des poings serrés d'hier aux mains tendues de demain.
Lewis John ; Aydin Andrew ; Powell Nate ; Béguerie
Le bulletin de vote est l'instrument le plus puissant jamais inventé par l'homme pour combattre l'injustice et détruire les terribles murs qui emprisonnent les citoyens pour la seule raison qu'ils sont différents des autres John Lewis a fait de la lutte pour les droits civiques le combat de sa vie. C'est avec les mots et le dessin qu'il a poursuivi son action auprès des nouvelles générations, en leur transmettant sa farouche détermination et son désir viscéral de vivre libre, jusqu'à son dernier souffle en 2020. Wake Up America a reçu le National Book Award, l'une des distinctions littéraires les plus prestigieuses aux Etats-Unis.
Il y a ceux qui refusent d'aller plus loin dans la résistance et ceux qui considèrent que le changement n'est pas allé assez loin. Suite directe de Wake Up America, ce nouveau récit reprend en 1965, après la signature de la Loi sur les droits de vote. A ce moment-là, John Lewis et ses camarades sont de nouveau arrêtés alors que le Ku Klux Klan prépare sa plus grande marche masquée depuis des années. Méticuleusement documenté et mis à jour, Lewis raconte les combats gagnés et les doutes d'un mouvement de lutte pour sauvegarder les acquis juridiques durement gagnés et devenir une force électorale pendant que la guerre du Vietnam occupe le paysage médiatique américain. Bien souvent, l'Histoire ne va pas au-delà des victoires, John Lewis nous montre ici qu'elles ne sont en fait que le début d'autres combats à venir.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.