Savoirs locaux, éducation et formation. Les enjeux des politiques internationales
Lewandowski Sophie
KARTHALA
22,00 €
Epuisé
EAN :9782811114770
Dans les pays du Sud, l'éducation et la formation ne sont plus perçues comme un secteur non productif et secondaire. Elles sont utilisées comme un élément clé de la lutte contre la pauvreté pour la croissance. Les institutions financières internationales incitent ces pays à valoriser les savoirs locaux dans leurs écoles. Pour les besoins des nouveaux programmes, ces savoirs sont segmentés, transformés et associés aux autres savoirs scolaires, selon des logiques spécifiques et par une multitude d'intervenants : organisations internationales, États, ONG, associations de parents d'élèves, etc. Les nouveaux curricula engendrent donc des connaissances hybrides dont la dynamique n'est pas entièrement maîtrisée en amont. Cette hybridation se joue depuis l'élaboration des programmes scolaires officiels jusqu'à la mobilisation des connaissances par les apprenants, en passant par les savoirs réellement dispensés dans les salles de classe. Les politiques éducatives elles-mêmes sont investies par des acteurs transnationaux qui constituent un réseau dont les processus de décision opaques reposent sur un consensus relatif à l'importance du savoir. Pourtant, il n'en résulte pas d'uniformisation car les intérêts et les paradigmes des décideurs restent fort divergents. La question se pose de savoir comment les pays africains agissent face à ces politiques éducatives impulsées de l'extérieur. Le problème sera examiné à la lumière d'une approche sociocognitive des politiques éducatives. L'ouvrage décryptera, à différentes étapes, les procédés sociaux et cognitifs qui président à la transmission scolaire des savoirs en Afrique aujourd'hui, en se basant sur les exemples de Dakar et du Burkina.
Nombre de pages
214
Date de parution
18/04/2016
Poids
280g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782811114770
Auteur
Lewandowski Sophie
Editeur
KARTHALA
Largeur
135
Date de parution
20160418
Nombre de pages
214,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Nous le constatons tous : un débat sur le nucléaire tourne très souvent à l'échange entre spécialistes ou bien à la controverse, souvent peu étayée, entre tenants et opposants. Dix ans après Fukushima, le moment est venu de donner des clefs de lecture, objectives et accessibles, d'un sujet complexe et polémique. Après un historique de la saga scientifique de la radioactivité pendant la première moitié du XXe siècle et de ses développements industriels, Cédric Lewandowski offre un panorama de l'énergie nucléaire dans le monde en 2021. Coût du nucléaire, accidents majeurs et enseignements qui en ont été tirés, sûreté des centrales, démantèlement des installations, déchets... Autant d'aspects essentiels ici abordés pour mieux appréhender le nucléaire aujourd'hui. Quels sont les atouts de cette énergie dans le domaine de la lutte contre le réchauffement climatique ? Quel rôle joue-t-elle dans la souveraineté nationale ? Abordant aussi la question de l'acceptabilité par les citoyens, cette synthèse dresse les perspectives d'innovation attendues pour le nucléaire de demain.
Le e-learning arrive dans l'âge de la maturité, après la période des envolées lyriques et des espérances peut-être excessives, puis celle des désillusions. Un peu partout, des réalisations sont menées à bien, des initiatives se mettent en place, les projets foisonnent. Les premiers retours d'expérience sont disponibles. Les "nouvelles technologies éducatives" sont un vecteur de la transformation et du changement culturel. En questionnant et en réinventant les méthodes pédagogiques, elles peuvent être un moyen de faire bouger l'Education nationale, la formation professionnelle et la société tout entière. Les risques, pour autant, ne sont pas absents. Car, pour certains, le e-learning peut aussi constituer un danger si ses apports sont mal intégrés, dans le contexte plus large de l'avènement de la "société de la connaissance".
Lucien Bonaparte (1775-1840), troisième fils du couple après Joseph et Napoléon, est à bien des égards une énigme. Républicain de toute son âme, il est aussi le digne représentant d'une famille impériale. Proche de l'empereur au point de pouvoir lui dire ce que personne n'ose évoquer, il est protégé par son frère, qui ne cesse pourtant de s'en méfier. Député puis président du Conseil des Cinq-Cents, ministre de l'Intérieur en 1799 et tribun, il est ensuite fait prince afin qu'il prenne sa place dans le système impérial. Il ira pourtant jusqu'à s'opposer politiquement à son frère, et finira comme son meilleur opposant, lui déclarant en 1804 : " Ne crains-tu pas que la France ne se révolte contre l'indigne abus que tu fais du pouvoir ? " Afin de restituer les ombres et les lumières de ce parcours exceptionnel, Cédric Lewandowski a entrepris un considérable travail d'archives ; il livre ainsi un portait neuf et touchant du plus républicain des Bonaparte.
En 1808, Napoléon ordonne la construction du palais d'Orsay pour accueillir son ministère des Relations extérieures. Dès le début du chantier, les problèmes commencent : terrain marécageux, budget englouti par les guerres, etc. A la chute de l'Empire, en 1814, les murs ne s'élèvent que de quelques mètres. Délaissé sous la Restauration, l'édifice est sauvé, trente ans après la pose de la première pierre, par Louis-Philippe. En mai 1871, il est victime des incendies de la Commune. Le monument résiste aux flammes et sa restauration paraît possible, mais les tergiversations de la IIIe République le condamnent à des décennies de ruines. En 1898, il devient une gare bientôt baptisée "Orsay", ancêtre du musée que nous visitons aujourd'hui. Hélène Lewandowski peint à fresque la toute première histoire de ce symbole d'un temps où la démesure rimait avec modernité. Elle montre que le palais d'Orsay est l'objet d'admirations de grands écrivains, Victor Hugo, Emile Zola ou encore Théophile Gautier ; mais est aussi l'objet des rêves de Napoléon Bonaparte, des ambitions de Louis-Philippe, des atermoiements de la IIIe République et se confond finalement avec l'histoire du XIXe siècle.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.
Cent ans ont passé depuis la fondation de la République de Turquie. Les différents partis politiques qui se sont succédé au pouvoir, au rythme des élections et des coups d'Etat, ont imposé leurs politiques mémorielles. Dans le même temps, on a assisté à la publication quasi ininterrompue de mémoires des chefs du Comité Union et Progrès qui prirent le pouvoir dans l'Empire ottoman à la veille du Premier conflit mondial et furent les principaux responsables du génocide des Arméniens. Aujourd'hui, plus que jamais, ces livres constituent des succès de librairie, et leurs auteurs sont largement considérés en Turquie comme des héros, pères fondateurs de la nation. Duygu Tasalp propose de considérer ces ouvrages comme supports de la construction d'une mémoire publique en Turquie. La mise en contexte des différentes vagues de publications au cours du XXe siècle, associée à une analyse de discours, permet de repérer trois tournants - dans les années 1920, 1940 et 1990 correspondant à l'avènement de trois grands régimes mémoriels : kémaliste, inönüiste et, enfin, islamiste, qui se succèdent et se superposent. Le rôle fondamental des mémoires d'unionistes dans l'élaboration du discours officiel sur le passé témoigne de la force et de la persistance du négationnisme au fil des décennies. Au-delà de la Turquie, ce livre apporte une réflexion de sciences sociales sur les notions de secret et de mensonge, comme sur les effets durables des violences exterminatrices sur leurs auteurs et leurs descendants.