Cicero Academicus. Recherches sur les Académiques et sur la philosophie cicéronienne, 2e édition
Lévy Carlos
ECOLE ROME
20,00 €
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EAN :9782728312641
Les Academica de Cicéron sont généralement considérés uniquement comme un ouvrage majeur de la pensée sceptique. Le livre de C. Lévy montre qu'il s'agit de bien plus que cela. S'il est vrai que Cicéron fut un témoin majeur des tentatives d'élaboration d'une tradition sceptique, le concept même de scepticisme comme courant autonome de la philosophie ne sera théorisé qu'avec l'apparition du néo-pyrrhonisme d'Enésidème, qu'il ne semble pas connaître. L'identité philosophique de Cicéron est celle d'un Académicien, autrement dit d'un penseur pris entre le naturalisme de la période hellénistique et les premières manifestations d'un moyen platonisme assumant explicitement le retour à un Platon non-aporétique. Mais le choix de l'Académie permit aussi à Cicéron d'exprimer toute la richesse de sa culture philosophique et littéraire, ainsi que sa volonté de ne pas accepter passivement les cloisonnements traditionnels : monopole grec de la philosophie, séparation entre la philosophie et la rhétorique, opposition entre vie pratique et vie théorétique. Ce choix fut également, à la fin de sa vie, l'expression privilégiée de ses doutes, de ses drames personnels et de son désarroi devant la fin d'un monde, celui d'une res publica dont il se sentit toujours responsable.
Nombre de pages
697
Date de parution
22/06/2017
Poids
714g
Largeur
125mm
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EAN
9782728312641
Titre
Cicero Academicus. Recherches sur les Académiques et sur la philosophie cicéronienne, 2e édition
Auteur
Lévy Carlos
Editeur
ECOLE ROME
Largeur
125
Poids
714
Date de parution
20170622
Nombre de pages
697,00 €
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Résumé : Le projet de trouver enfin la connaissance certaine qui annihilerait le caractère universel du doute est présent depuis plus de deux millénaires dans la conscience philosophique de l'Occident : périodiquement, la défaite du scepticisme est donc annoncée. Mais de Pyrrhon à la philosophie analytique contemporaine en passant par Cicéron, Augustin ou Montaigne, les traditions sceptiques sont nombreuses, parfois contradictoires, et il est peu de doctrines qui auront autant contribué à la transformation historique, scientifique et culturelle de l'Occident. En revenant sur cette philosophie du doute protéiforme, cet ouvrage montre qu'il est erroné de se représenter le scepticisme comme un système anhistorique. C'est dans la plasticité de la pensée sceptique que se trouve l'explication de son efficacité et de ses limites.
Le projet de trouver enfin la connaissance certaine qui annihilerait le caractère universel du doute est présent depuis plus de deux millénaires dans la conscience philosophique de l'Occident périodiquement, la défaite du scepticisme est donc annoncée. Mais de Pyrrhon à la philosophie analytique contemporaine en passant par Cicéron, Augustin ou Montaigne, les traditions sceptiques sont nombreuses, parfois contradictoires, et il est peu de doctrines qui auront autant contribué à la transformation historique, scientifique et culturelle de l'Occident. En revenant sur cette philosophie du doute protéiforme, cet ouvrage montre qu'il est erroné de se représenter le scepticisme comme un système anhistorique. C'est dans la plasticité de la pensée sceptique que se trouve l'explication de son efficacité et de ses limites.
Fureur et mystère des hiéroglyphes : la fabrique d'un mythe. Les hiéroglyphes sont bien plus qu'une écriture. Au-delà de la vallée du Nil, et longtemps après la fin de la civilisation pharaonique, ils suscitèrent étonnement, interrogations et fantasmes. Les Grecs furent les premiers à les parer des atours du mythe et à les concevoir comme une écriture idéale, purement symbolique et dissimulant d'indicibles secrets. Champollion fera voler en éclats ce mythe, sans toutefois dissiper l'envoûtement qu'exercent encore sur nous l'Egypte et ses mystères. Le Traité sur les Hiéroglyphes du philosophe grec Horapollon, au centre de cette mythification, nous sert ici de fil conducteur. Prétendument écrit en Egypte, au moment où les hiéroglyphes disparaissaient, il fut redécouvert dans une île des Cyclades en 1419, puis rapporté en Italie, où il nourrit une véritable "hiéroglyphophilie" dont Rome serait longtemps l'épicentre. Mais ce livre, le seul que l'Antiquité gréco-romaine nous ait transmis sur les hiéroglyphes, ne serait-il pas à son tour un mythe à déconstruire ?
Le déploiement désordonné de la cruauté infernale semble rétif à toute mesure et à toute chronologie. Il s'agit pourtant, dans cet ouvrage, d'historiciser les conceptions et les représentations de l'enfer. Le livre montre que l'importance des représentations infernales ne cesse de s'accentuer au cours de la période étudiée. On ne bascule pas dans le "christianisme de la peur", car l'enfer s'inscrit toujours dans une séquence et le faire peur n'est que le point de départ d'un faire agir. L'image de l'enfer invite à se libérer de la faute qu'elle fait voir, grâce aux moyens de salut offerts par l'Eglise. L'analyse de plusieurs centaines d'oeuvres permet de situer au Camposanto de Pise, dans les fresques de Buonamico Buffalmacco, l'épicentre d'une mutation décisive. S'impose alors un compartimentage des lieux infernaux et une logique pénale prenant pour base principale le septénaire des péchés capitaux. C'est le signe d'une recherche accrue d'efficacité, en rapport étroit avec la pratique de la confession. Dès lors, la figuration de l'enfer est à la fois une incitation à avouer ses fautes et une préparation à l'examen de conscience dont elle anticipe la forme.
En combinant une histoire sociale de la région à une anthropologie historique du christianisme moderne, cet ouvrage constitue une introduction à l'histoire des chrétiens du Proche-Orient à partir du XVIIe siècle. Il offre des clés pour saisir leur situation concrète et légale dans l'islam et dans le régime politique ottoman. Il met en lumière la proximité structurelle des chrétiens avec leur entourage musulman, mais il démontre aussi la nécessité d'une réflexion sur l'organisation interne des Eglises et des communautés. L'ouvrage porte également sur les conditions de la rencontre et de l'interaction entre les chrétiens locaux et le catholicisme moderne. Terre Sainte, Croisade et Réforme de l'Eglise forment le cadre idéologique et spirituel dans lequel se déploie l'activité missionnaire sur le terrain, selon des méthodes qui s'apparentent à celles des missions en direction des catholiques européens, et s'adaptent mieux aux dissidents de l'islam qu'aux sunnites. A travers le développement de l'enseignement et de l'alphabétisation, ou la constitution de confréries, émerge progressivement un catholicisme oriental, différencié de l'orthodoxie et de l'islam, et caractérisé par une mentalité dévote, une mort "christianisée", un nouveau culte des saints, une pratique matrimoniale transformée.
L'établissement de la domination romaine sur le monde grec ne relève pas seulement de l'histoire politique et militaire, mais aussi d'une histoire culturelle qui conduira à la mise en place d'un véritable empire bilingue. Centré sur la période allant de 200 à 85 av J-C, cet ouvrage aborde les thèmes suivants : la liberté des Grecs dans la propagande romaine et l'écho qu'il rencontra ; la réflexion sur la conquête et l'empire de Rome menée par les historiens et les philosophes grecs ; le contenu des messages que les Grecs adressèrent tant aux Romains qu'à leurs compatriotes ; la signification politique et proprement culturelle du philhellénisme de certains aristocrates romains.