L'acte de naissance de Benny Lévy - la publication d'entretiens avec Jean-Paul Sartre sous le titre " L'Espoir maintenant " - fut suivi d'une tentative de mise à mort. Le bruit du scandale recouvrit les voix en dialogue des deux hommes. La volonté d'élaborer une " pensée à deux ", caricaturée en " détournement de vieillard ", fut vilipendée sans examen par les sartriens. La naissance d'une orientation de pensée, partant de la pensée de Sartre et développant certaines de ses intuitions dans un sens inattendu, mais dont Sartre reconnut la pertinence, fut immédiatement ensevelie par La Cérémonie des adieux. L'inattendu était inacceptable. Si les tensions s'apaisèrent avec le temps, le parfum du scandale resta attaché au nom de Benny Lévy, lorsqu'il n'était pas purement et simplement tu. Le scandale ne saurait interrompre la pensée. L'orientation avait été donnée par les entretiens, durant de longues années, entre Sartre et Benny Lévy. Ce dernier s'efforça pour sa part, loin de toute polémique, de réaliser le programme esquissé dans " L'Espoir maintenant ". Les textes réunis ici témoignent de ce travail. Grâce à Sartre, Benny Lévy était né, abandonnant les pseudonymes pour revenir à la " réalité juive " (Sartre). Tout restait cependant à faire pour sortir de l'ignorance de cette réalité. La naissance de Benny Lévy eut lieu dans la confusion. Il dut s'arracher à cette confusion et, pour cela, quitter Sartre grâce à Sartre. L'ouvrage s'achève par un extrait de cours dans lequel Benny Lévy revient, en 2002, sur sa relation avec le philosophe, et dessine le trajet qui le conduisit à la décision de rompre avec la cérémonie de la naissance pour faire retour au réel du Juif.
Nombre de pages
118
Date de parution
03/02/2005
Poids
186g
Largeur
139mm
Plus d'informations
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EAN
9782864324317
Titre
La cérémonie de la naissance
Auteur
Lévy Benny ; Hanus Gilles
Editeur
VERDIER
Largeur
139
Poids
186
Date de parution
20050203
Nombre de pages
118,00 €
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Benny Lévy fut le compagnon des dernières années de Jean-Paul Sartre et, ensemble, ils publièrent une série d'entretiens qui renversaient le sens de l'?uvre sartrienne. Ancien chef mystérieux de la Gauche prolétarienne - qui dut choisir de s'auto-dissoudre pour éviter la dérive terroriste -, Benny Lévy continua, après la mort de Sartre, à méditer seul cette question vitale : pourquoi la nécessité de l'engagement politique mène-t-elle à l'impasse ? Cette interrogation - qui fait l'objet de ce livre - commence avec " le véritable art politique " de Socrate et se déploie à travers le champ de la philosophie comme politique - de Hobbes et Spinoza jusqu'à Freud. Et elle mène l'auteur au-delà de la philosophie, au pied d'une petite montagne où 600 000 Hébreux découvrirent ensemble l'unicité de chacun. Là se dit le secret qui, nécessairement, se trahit dans la vision politique du monde : Qu'en est-il du lien social ? Comment aller de soi à tous ? Dès le début, Platon avait, dans le mythe, soupçonné le secret : seul le Pasteur devait être le politique. Or, c'est précisément cela qui est impossible...
Benny Lévy (1945-2003) fut le compagnon des dernières années de Jean-Paul Sartre et, ensemble, ils publièrent une série d'entretiens qui renversaient le sens de l'oeuvre du philosophe. Ancien chef mystérieux de la Gauche prolétarienne - qui dut choisir de s'auto-dissoudre pour éviter la dérive terroriste -, Benny Lévy continua, après la mort de Sartre, à méditer seul cette question vitale: pourquoi la nécessité de l'engagement politique mène-t-elle à l'impasse ? Cette interrogation, qui fait l'objet du livre, commence avec " le véritable art politique " de Socrate et se déploie à travers le champ de la philosophie comme politique - de Hobbes et Spinoza jusqu'à Freud. Et elle mène l'auteur au-delà de la philosophie, au pied d'une petite montagne où 600 000 Hébreux découvrirent ensemble l'unicité de chacun. Là se dit le secret qui, nécessairement, se trahit dans la vision politique du monde : qu'en est-il du lien social ? comment aller de soi à tous ? Dès le début, Platon avait, dans le mythe, soupçonné le secret : seul le Pasteur devait être le politique. Or c'est précisément cela qui est impossible...
Laure Murat, autrice et professeure à l’UCLA, définit dans ce court ouvrage les termes de récriture, de réécriture et/ou de censure en littérature pour que le débat soit fécond. Une base très intéressante pour nourrir votre réflexion.
Léonor a quatre ans lorsque son père, le peintre Félix de Récondo, lui raconte l'exil d'Espagne en 1936 ; il avait quatre ans lui aussi, et fuyait avec sa mère et ses frères la guerre civile et les franquistes. En 2015, à la mort de son père, la question de la nationalité espagnole surgit, alors que la violoniste se mue en écrivaine : lui suffirait-il d'entreprendre les démarches, longues, pénibles, pour panser par le droit le sens de la filiation ? Habitée par les images de Goya (Les Désastres de la guerre) et celles de son père, qui y font écho (Prison), Léonor de Récondo lit et relie les mots et les souvenirs, l'art, la littérature et l'histoire. Entre la musicienne et le peintre, une mémoire, enfouie, trouée, se fait jour. Léonor de Récondo est née en 1976. Elle est l'autrice notamment de Amours (Sabine Wespieser, 2015), La Leçon de ténèbres (Stock, 2020) et Marcher dans tes pas (L'Iconoclaste, 2025).
Car un laque décoré à la poudre d'or n'est pas fait pour être embrassé d'un seul coup d'oeil dans un endroit illuminé, mais pour être deviné dans un lieu obscur, dans une lueur diffuse qui, par instants, en révèle l'un ou l'autre détail, de telle sorte que, la majeure partie de son décor somptueux constamment caché dans l'ombre, il suscite des résonances inexprimables. De plus, la brillance de sa surface étincelante reflète, quand il est placé dans un lieu obscur, l'agitation de la flamme du luminaire, décelant ainsi le moindre courant d'air qui traverse de temps à autre la pièce la plus calme, et discrètement incite l'homme à la rêverie. N'étaient les objets de laque dans l'espace ombreux, ce monde de rêve à l'incertaine clarté que sécrètent chandelles ou lampes à huile, ce battement du pouls de la nuit que sont les clignotements de la flamme, perdraient à coup sûr une bonne part de leur fascination. Ainsi que de minces filets d'eau courant sur les nattes pour se rassembler en nappes stagnantes, les rayons de lumière sont captés, l'un ici, l'autre là, puis se propagent ténus, incertains et scintillants, tissant sur la trame de la nuit comme un damas fait de ces dessins à la poudre d'or." Publié pour la première fois en 1978 dans l'admirable traduction de René Sieffert, ce livre culte est une réflexion sur la conception japonaise du beau.