Carnets de la Strandja. 1989-2019 d'un mur l'autre
Lévy Alexandre
BUCHET CHASTEL
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EAN :9782283032909
Il y a, à la périphérie de l'Europe, une frontière démantelée, jetée au rebut de l'histoire, puis érigée à nouveau. Jadis, elle était surtout destinée à empêcher ceux qui ne croyaient pas à l'avenir radieux du communisme de se faire la belle ; aujourd'hui, elle est censée empêcher les migrants d'Asie et d'Afrique de se rendre dans l'eldorado occidental. Trente ans après la chute du mur de Berlin, l'ancien Rideau de fer est devenu la frontière sud de l'Union européenne. La Strandja, ces monts arides aux confins de l'Europe, à cheval entre la Bulgarie et la Turquie, est le théâtre de cette curieuse facétie de l'histoire. Au volant d'une vieille Subaru Forester, l'auteur nous emmène sur cette frontière balayée par les vents d'Anatolie. On y découvre, au fil de ses rencontres, des personnages attachants, lumineux, mais aussi particulièrement inquiétants, à l'instar de ces chasseurs de migrants et miliciens nationalistes. Comme souvent dans les Balkans, les histoires se télescopent à l'infini et le voyage devient beaucoup plus personnel et intime, sur les traces d'une jeunesse perdue dans les dernières années de la Guerre froide. Alexandre Lévy est rédacteur en chef du magazine Books et collabore au quotidien suisse Le Temps. Ancien du Monde et de Courrier international, il a publié Le Gang des barbares (Hachette Littératures, 2009), une enquête choc sur l'affaire Ilan Halimi. Il est né en Bulgarie, pays qu'il quitte à l'âge de 21 ans, peu après avoir, lui aussi, effectué son service militaire à la frontière turque.4e de couverture : Il y a, à la périphérie de l'Europe, une frontière démantelée, jetée au rebut de l'histoire, puis érigée à nouveau. Jadis, elle était surtout destinée à empêcher ceux qui ne croyaient pas à l'avenir radieux du communisme de se faire la belle ; aujourd'hui, elle est censée empêcher les migrants d'Asie et d'Afrique de se rendre dans l'eldorado occidental. Trente ans après la chute du mur de Berlin, l'ancien Rideau de fer est devenu la frontière sud de l'Union européenne. La Strandja, ces monts arides aux confins de l'Europe, à cheval entre la Bulgarie et la Turquie, est le théâtre de cette curieuse facétie de l'histoire. Au volant d'une vieille Subaru Forester, l'auteur nous emmène sur cette frontière balayée par les vents d'Anatolie. On y découvre, au fil de ses rencontres, des personnages attachants, lumineux, mais aussi particulièrement inquiétants, à l'instar de ces chasseurs de migrants et miliciens nationalistes. Comme souvent dans les Balkans, les histoires se télescopent à l'infini et le voyage devient beaucoup plus personnel et intime, sur les traces d'une jeunesse perdue dans les dernières années de la Guerre froide. Alexandre Lévy est rédacteur en chef du magazine Books et collabore au quotidien suisse Le Temps. Ancien du Monde et de Courrier international, il a publié Le Gang des barbares (Hachette Littératures, 2009), une enquête choc sur l'affaire Ilan Halimi. Il est né en Bulgarie, pays qu'il quitte à l'âge de 21 ans, peu après avoir, lui aussi, effectué son service militaire à la frontière turque.Notes Biographiques : Alexandre Lévy est rédacteur en chef du magazine Books et collabore au quotidien suisse Le Temps. Ancien du Monde et de Courrier international, il a publié Le Gang des barbares (Hachette Littératures, 2009), une enquête choc sur l'affaire Ilan Halimi. Il est né en Bulgarie, pays qu'il quitte à l'âge de 21 ans, peu après avoir, lui aussi, effectué son service militaire à la frontière turque.
Où soigner les pratiques. et comment ? De ce qui se transmet, en particulier lors de la formation du futur professionnel soignant, que reste-t-il sur le terrain ? Ce qui se transmet entre acteurs engagés dans les institutions, comment le traduire et l'interpréter ? Quels sont les apports aujourd'hui issus de la psychologie clinique ? Outre la place réservée à l'enseignement, qu'en est-il du ressort de l'expérience ? Ne sommes-nous pas confrontés, chacun, à ce point de la praxis - l'invention d'une pratique originale - articulée aux savoirs de nos pères ? Et que transmettons-nous à nos patients ? Et que nous enseignent-ils ? N'y a-t-il pas à faire le deuil d'un idéal pour revenir à une réalité aménageant un espace de compromis qui permet de supporter l'impossible confrontation avec ce qui se trame du côté de l'autre, de l'étrangeté, du réel de la folie ? Pris dans le transfert à un autre idéalisé, comment se déprendre de cette aliénation, et qu'en reste-t-il ? Certains diront que c'est dégagé de ses idéaux qu'un clinicien a une chance de réussir dans sa rencontre avec un patient. Les pratiques soignantes perdurent et mutent à la fois, au gré des mouvements de pensée, des idéaux de société, de la politique en oeuvre, des discours... quels que soient les formes et les " styles " que cela prend. A chacun son style pourrait-on dire ! Lequel style se transmet. De quoi se soutient la transmission qui ne peut pas être une transposition ? Comment, dans notre expérience de psychologue, allons-nous passer d'une posture imaginaire à une position permettant la rencontre ?
Books n°105 - mars 2019 Deux dossiers dans ce numéro 1. Testostérone et masculinité toxique On prête beaucoup de vertus et de vices à la testostérone. Dans un livre récent, deux universitaires américaines déclinent les "mythes" qui sont d'après elles associées à cette hormone. Pour résumer : ce n'est pas l'hormone masculine, ni même une hormone spécifiquement masculine. Elle ne joue pas de rôle significatif dans les agressions masculines et la violence sexuelle. Augmenter le niveau de testostérone dans le corps ne procure pas de vigueur particulière, ni chez les hommes ni chez les femmes. Elle n'est pas en cause dans ce qu'on appelle la masculinité toxique. Mais que faut-il entendre au juste par ce dernier concept ? Là nous donnons la parole à un sociologue australien. Il en montre l'intérêt mais aussi les dangers, celui en particulier de caricaturer la condition masculine. A l'arrière-plan de ces discussions se profile la vieille question de la part de la nature et de celle de la culture dans la détermination des comportements. Notre dossier illustre la diversité des points de vue sur cette question troublante. 2. Les illusions de l'éolien Sous la pression des pouvoirs publics et des industriels, la France se couvre d'éoliennes. Quelles sont les véritables justifications de cette politique ? Books présente les analyses de divers spécialistes. Ils montrent que dans notre pays les éoliennes ne servent en rien à lutter contre le changement climatique mais renchérissent les coûts de l'électricité et sont un désastre environnemental.
Lévy Alexandre ; Kanaan Jean-Sélim ; Ockrent Chris
Résumé : " Jean-Sélim Kanaan croit aux vertus de l'action et de la concertation. Son droit est celui de l'ingérence pour mieux protéger victimes et malheureux. Il n'est ni planqué ni résigné, et quand il dénonce, c'est pour réussir un monde meilleur. Avec sincérité, avec naïveté parfois, et générosité toujours, il nous confie ici les aspirations d'un jeune homme valeureux, de ceux dont a besoin le monde d'aujourd'hui. " Christine Ockrent. Après dix années passées comme humanitaire volontaire, Jean-Sélim Kanaan, fonctionnaire à l'ONU, vide son sac sur les coulisses parfois peu réjouissantes de l'action des ONG (Organisations non gouvernementales). Français, d'origine égyptienne, né et ayant grandi à Rome, diplômé de Harvard, Jean-Sélim Kanaan a été témoin et acteur des pires conflits de la décennie, de la Somalie à Sarajevo, en passant par le Kosovo où il fut le "ministre des Sports" de Bernard Kouchner. Il a aujourd'hui trente-deux ans.
Gilles ne se balance pas, il est assis sur le mur du jardin et il regarde devant lui. Il ne regarde pas sa soeur ; il ne l'accompagne pas comme il le fait parfois en imitant le mouvement de ses jambes pour se donner de l'élan. Claire sent qu'il est là sans être là, comme s'il avait le pouvoir de sortir de son corps quand il le veut, ou quand il a peur. Il n'a peut-être pas envie de revenir ; il n'est pas encore revenu avec elle, avec eux, à la ferme, dans la cour, dans le soir de juin. Une ferme comme une île ; Claire et son frère, Gilles. Cinquante années de leur vie.
Tu es ma vie, chante la femme à l'épaisse chevelure noire maintenue en un chignon gonflé. Elle a un mouchoir à la main, comme ma grand-mère, des lunettes fumées, comme ma grand-mère, elle parle arabe, comme ma grand-mère". 1956, Besançon : un jeune homme venu d'Algérie découvre la France. 6 octobre 1973, Paris, jour de Kippour : une enfant comprend confusément qu'une guerre vient d'éclater. Au fil du texte, la chanson Enta Omri d'Oum Kalsoum devient fil d'Ariane : une musique-mémoire pour dire l'exil, la langue, la transmission, la traduction – et ce " douanier " imaginaire qui laisse passer les mots mais retient la culture. Avec une justesse éblouissante, Agnès Desarthe signe un récit la fois intime et ample où la musique ouvre les portes du passé et éclaire la complexité d'une appartenance.
Pendant des siècles, étudier était le meilleur investissement possible. Ce monde-là est mort. L'intelligence devient gratuite et infiniment disponible. Les études, telles qu'on les connaît, sont devenues contre-productives. Ce livre est un appel au sursaut. En exposant les effets destructeurs de la révolution cognitive en cours et en proposant des chemins pour apprendre autrement, il répond à la question fondamentale : que nos enfants devront-ils apprendre demain ? Ne faites plus d'études n'est pas un pamphlet contre le savoir. Il invite à se préparer à une société où l'apprentissage sera une activité exigeante, permanente et profondément personnelle.
Résumé : Nigeria, fin des années 1960. Timide et introverti, rongé par une culpabilité ancienne, Kunle voit dans la guerre civile qui éclate une possible rédemption. En apprenant que son frère a fui la maison pour rejoindre l'armée biafraise, Kunle se lance à sa poursuite, dans un pays en proie au chaos, au coeur d'une lutte qu'il ne comprend pas. En chemin, le jeune homme découvrira l'amour et l'amitié mais aussi les limites de la compassion humaine, et ouvrira les yeux sur son propre destin. En confirmant sa voix unique entre lyrisme, mysticisme et réalité crue d'un conflit oublié de l'histoire, Chigozie Obioma signe une odyssée d'amour, de fraternité et de courage.
Aurélien Barrau, célèbre atrophysicien, nous révèle avec ce livre une autre facette d'Alexandre Grothendieck : Au-delà du grand mathématicien, c'est un homme qui a osé défier tous les attendus systémiques, par courage et par probité. Il est une conscience et une intelligence écologique, décoloniale, pacifiste et libertaire qui nous offre une chance face aux effondrements en cours. La biographie inspirée et politique d'un homme qui a choisi de rompre avec la communauté scientifique.
Depuis la victoire de Deep Blue sur le champion du monde d'échecs Garry Kasparov en 1997, l'IA a connu une progression exponentielle. Les IA génératives produisent aujourd'hui textes, images et vidéos avec des performances qui dépassent celles des humains les plus talentueux. Cette révolution suscite des questions cruciales pour l'avenir de l'espèce humaine : quel sera l'impact de l'IA sur le travail, la création, la médecine ? Les machines deviendront-elles conscientes ? Est-ce le début de l'immortalité ? Comment réguler l'IA ? Avec clarté et profondeur, Luc Ferry explore les promesses, les enjeux et les limites de cette technologie fascinante. Un ouvrage stimulant et accessible qui offre un regard lucide sur les défis existentiels, politiques et métaphysiques inédits que nous lance l'IA.
Dans la grotte de Lascaux, juste en dessous de la peinture d'un grand cerf, se trouve un dessin aussi discret que fascinant : un simple rectangle. Cette figure nous rappelle que l'aube de l'humanité est aussi celle de la géométrie. Les premiers humains, avant d'esquisser des dessins réalistes, n'ont cessé, partout dans le monde, de tracer des motifs géométriques : carrés, rectangles, cercles ou spirales, lignes parallèles ou perpendiculaires... D'où viennent ces archétypes communs à toutes les cultures ? L'espèce humaine est-elle la seule à maîtriser la géométrie ? Et si oui, pourquoi ? Passionné de mathématiques, Stanislas Dehaene en cherche la source dans le cerveau. Selon lui, toute figure géométrique, même aussi élémentaire qu'un rectangle, traduit une caractéristique fondamentale de la cognition humaine : la capacité de former des pensées symboliques et de construire sur cette base une pyramide infinie de concepts. Ces formes correspondent aux expressions les plus simples du langage universel de la pensée dont tous les cerveaux humains sont dotés. Ce qui nous distingue des autres espèces animales, c'est la faculté de composer les idées entre elles. Nous commençons à comprendre comment le cerveau représente le langage – parlé, mathématique ou musical. La recherche du code neuronal qui fait de nous une espèce unique, l'" espèce symbolique ", est l'une des questions les plus passionnantes des neurosciences contemporaines. Une formidable enquête neurobiologique, à la recherche du propre de l'homme.
On dit que la réalité dépasse parfois la fiction, et rien n'est plus vrai dans le cas des trous noirs". Stephen Hawking Ce sont les objets les plus mystérieux de notre cosmos, des monstres si denses qu'ils engloutissent à jamais tout ce qui passe à leur portée, même la lumière. Du moins le croyait-on, jusqu'à ce que Stephen Hawking montre que les trous noirs s'évaporaient en émettant des particules dans l'espace... Pourquoi les trous noirs ne sont-ils pas si noirs ? Que deviennent les astres qui ont le malheur de s'en approcher de trop près ? Se pourrait-il qu'ils soient la porte d'entrée vers d'autres univers ? C'est bien ce que suggère le grand physicien qui nous livre ici le fruit d'une vie de recherche et les dernières et stupéfiantes nouvelles de ces entités fascinantes.