Le contact et la distance. Le journalisme politique au risque de la connivence
Lévrier Alexis
PETITS MATINS
16,00 €
Epuisé
EAN :9782363832092
Lors de l'entrée en fonction de François Hollande, quatre de ses ministres, en plus du Président lui-même, vivaient avec des femmes journalistes. Ces unions sont particulièrement fréquentes depuis les années 1960 et suscitent depuis longtemps l'étonnement, voire la sidération, des médias étrangers. Fait nouveau, elles sont désormais dénoncées, en France même, par un nombre croissant d'observateurs. Mais ce phénomène est révélateur d'une proximité plus profonde et plus ancienne : depuis l'avènement de la presse, la tradition anglo-saxonne exige l'éloignement entre médias et pouvoir, alors que ces deux milieux entretiennent en France des relations étroites et ambiguës. La devise d'Hubert Beuve-Méry - " le journalisme, c'est le contact et la distance " - montre cependant toute la difficulté du travail des journalistes politiques, qui doivent en permanence concilier deux exigences contradictoires. Un homme politique étant aussi une source d'information, où s'arrête l'enquête et où commence la connivence ? La réponse à cette question est peut-être en train de changer, même en France. Depuis quelques années, de plus en plus d'hommes et surtout de femmes journalistes soulignent le danger de ces liaisons entre presse et pouvoir. Mais les habitudes ont la vie dure, et de nombreux exemples prouvent que l'endogamie de ces deux mondes demeure une étonnante singularité française.
Nombre de pages
192
Date de parution
20/10/2016
Poids
232g
Largeur
141mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782363832092
Titre
Le contact et la distance. Le journalisme politique au risque de la connivence
Auteur
Lévrier Alexis
Editeur
PETITS MATINS
Largeur
141
Poids
232
Date de parution
20161020
Nombre de pages
192,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Au moment de son élection, Emmanuel Macron a été présenté comme l'homme d'un " nouveau monde " qui devait remplacer les pratiques anciennes. Mais, du point de vue des rapports avec la presse, c'est au contraire avec un très ancien monde que ce jeune président a d'emblée voulu renouer. Par son caractère impérieux et sa verticalité assumée, sa communication s'inscrit en effet dans une histoire longue des relations entre pouvoir et médias. Emmanuel Macron marche dans les pas des monarques républicains qui l'ont précédé - le nom " Jupiter " est d'ailleurs emprunté au double septennat de François Mitterrand. Mais ses modèles se situent aussi plus en amont, puisqu'il a lui-même revendiqué à plusieurs reprises sa fidélité à un héritage monarchique et impérial. Après un quinquennat marqué par des échanges incessants entre la presse et un président trop " normal ", la volonté d'Emmanuel Macron de tenir à distance les journalistes a dans un premier temps été bien accueillie. Cet ouvrage montre cependant les dangers que présente une telle attitude. Elle a conduit l'actuel président à un extrême verrouillage de sa communication et, comme en témoignent l'affaire Benalla et le mouvement des Gilets jaunes, certaines dérives ont fini par susciter la lassitude ou la colère. L'expression " président jupitérien ", qu'Emmanuel Macron n'a pourtant employée qu'une seule fois, est ainsi associée désormais à son quinquennat et à une conception du pouvoir jugée trop autoritaire. Il est vrai qu'il ne peut exister d'équilibre parfait dans les relations entre un président et la presse : du général de Gaulle à François Hollande, tous les prédécesseurs d'Emmanuel Macron ont hésité entre la bienveillance et la dureté, entre la séduction et la défiance. Cet essai montre en outre que chacun d'entre eux, à un moment ou à un autre, a été tenté de mettre les journalistes au pas. Mais le risque est réel, lorsque Jupiter cherche à imposer ses vues à Mercure, de saper les fondements de sa propre légitimité. La capacité d'Emmanuel Macron à réinventer sa relation avec la presse sera ainsi l'un des enjeux de la fin de son quinquennat, et plus encore de son éventuelle réélection.
Les spectateurs ont constitué, tout au long du XVIIIe siècle, un phénomène journalistique d'une extraordinaire vitalité. Des dizaines de périodiques se sont inspirés, en France, du Spectator de Steele et Addison, qui venait de connaître en Angleterre un succès sans précédent dans l'histoire de la presse. Le Spectateur français de Marivaux est le seul de ces journaux dont l'audience dépasse aujourd'hui le cercle des spécialistes. Ces périodiques oubliés méritent pourtant d'être redécouverts. Qu'ils se baptisent censeur , misanthrope , spectatrice , spectateur suisse ou inconnu , les auteurs de ces feuilles volantes ont largement contribué à renouveler le ton du journalisme littéraire. Les trois périodiques de Marivaux occupent, bien entendu, une place centrale dans l'histoire de ces journaux. Mais, aux yeux mêmes de ses confrères, l'auteur du Spectateur français est demeuré un modèle insaisissable, trop singulier pour être vraiment imité. C'est la naissance de ce monde des spectateurs , dominé par la figure inclassable de Marivaux, que cet ouvrage tente de raconter. . . Docteur en littérature française du XVIIIe siècle, Alexis Lévrier est maître de conférences à l'Université de Reims. Ses recherches portent sur le journalisme littéraire au XVIIIe siècle, et notamment sur les spectateurs d'expression française.
Art médiatique conciliant l'image et le texte, la bande dessinée est née au creuset du journal : elle a dès l'origine exploité les enjeux de l'actualité, et a très vite imaginé des personnages qui sont eux-mêmes journalistes. Le lecteur croisera ainsi dans ce livre les parcours de nombreux héros reporters connus (Tintin, Lefranc, Fantasio, Jeannette Pointu) et moins connus (Marc Dacier, Guy Lebleu et bien d'autres), il se plongera dans l'histoire mouvementée des magazines (Pilote, Vaillant, Spirou?) et il pourra saisir les multiples interactions (historiques, culturelles, professionnelles, économiques) entre la bande dessinée et la presse. Si la perspective retenue concerne essentiellement la BD franco-belge, elle n'est pas exclusive : deux chapitres évoquent la tradition des comics anglo-saxons qui, depuis la naissance de Superman, a elle aussi vu naître un imaginaire du journalisme particulièrement riche.Le but de cet ouvrage est par ailleurs de montrer qu'en dépit de la mort de revues comme Pilote ou Tintin, la généralisation de l'album n'a fait disparaître ni les héros reporters ni la presse de bande dessinée. La troisième partie envisage ainsi le succès du reportage graphique et de magazines tels que La Revue dessinée, qui témoigne de la vivacité intacte des échanges entre le journalisme et le neuvième art.Maître de conférences à l'Université de Reims, Alexis Lévrier est spécialiste de l'histoire de la presse. Il a notamment publié Le Contact et la distance. Le journalisme politique au risque de la connivence (Paris, Les Petits Matins, 2016) et, avec Adeline Wrona, Matière et esprit du journal, du Mercure galant à Twitter (Paris, Sorbonne Université Presses, 2013). Guillaume Pinson est professeur au Département de littérature, théâtre et cinéma de l'Université Laval. Ses recherches portent sur l'histoire de la culture médiatique et il codirige le projet Médias 19. Son dernier ouvrage s'intitule La Culture médiatique francophone en Europe et en Amérique du Nord, de 1760 à la veille de la Seconde Guerre mondiale (Québec, PUL, 2016).
Hannezo Guillaume ; El Karoui Hakim ; Pech Thierry
En 2030, la France est dirigée par une extrême droite vieillissante, ayant exclu jeunesse et immigrés. Le pays sombre dans l'autoritarisme, la crise sanitaire et économique. Des résistances émergent. Sans eux dépeint une dystopie glaçante mêlant satire et politique-fiction, proche d'un futur possible. France 2030 : extrême droite, chaos, résistance.
La guerre d'Algérie est une guerre coloniale." Ainsi commence le manifeste du Mouvement anticolonialiste français, diffusé en 1960. Et il se termine par ces mots: "Français, Françaises! Plus un homme, plus un sou pour le colonialisme. Plus de morts à vingt ans. Guerre à la guerre coloniale." Il figure dans ce livre aux côtés du célèbre Manifeste des 121 et d'un tract du Parti socialiste unifié enjoignant aux jeunes soldats de désobéir aux ordres si on leur demande de pratiquer la torture... On y trouvera également des textes de chansons, des articles de journaux et d'émouvantes lettres de jeunes appelés, telle celle d'Henri Maillot, qui a livré des armes aux Algériens "en ayant conscience d'avoir servi les intérêts de son pays". En préface, l'historien Tramor Quemeneur contextualise ces textes et donne les clés nécessaires à leur compréhension. En postface, l'éditeur Nils Andersson revient sur les auteurs et éditeurs censurés durant la guerre d'Algérie, tel Jérôme Lindon, des éditions de Minuit, publiant La Question d'Henri Alleg en 1958. C'est Nils Andersson lui-même qui, alors que ce témoignage sur la torture avait été interdit par le gouvernement français, le rééditera en Suisse (La Cité-Éditeur) avec le texte de Jean-Paul Sartre Une victoire.