Beethoven, toujours. Trente-deux Sonates pour quel infini ?
Levinas Michaël ; Cohen-Levinas Danielle
CERF
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EAN :9782204141000
Peut-on imaginer un dialogue entre un musicien contemporain et Beethoven ? La scène se passe dans l'atelier de Michaël Levinas, là où le pianiste travaille et explore depuis plusieurs décennies l'oeuvre de cet immense compositeur. Son incessante interprétation des Trente-deux Sonates, qu'il ajoutées plusieurs fois en concert et auxquelles il a consacré une partie de son enseignement au Conservatoire national supérieur de musique de Paris, est ancrée dans une tradition dont il remonte le temps et dans un avenir qui est encore à écrire. Ces entretiens sont l'occasion pour le lecteur, musicien ou mélomane, de suivre en temps réel le mouvement d'une lecture/relecture infinie. Michaël Levinas est un pianiste-concertiste et compositeur français internationalement reconnu. Il est Professeur émérite au Conservatoire national supérieur de musique de Paris et membre de l'Institut de France, l'Académie des Beaux-Arts. En France, il est le premier Michaël Levinas pianiste-interprète de sa génération après Yves Nat à avoir enregistré l'intégrale des Trente-deux Sonates de Beethoven entre 1988 et 1991.
Nombre de pages
232
Date de parution
15/04/2021
Poids
290g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782204141000
Titre
Beethoven, toujours. Trente-deux Sonates pour quel infini ?
Auteur
Levinas Michaël ; Cohen-Levinas Danielle
Editeur
CERF
Largeur
135
Poids
290
Date de parution
20210415
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Levinas Michaël ; Castanet Pierre Albert ; Cohen-L
A l'aube du XXe siècle, les Ecrits de Michaël Levinas proposent vingt-cinq ans de réflexion pertinente sur l'art musical et sur la philosophie du sonore. Les Ecrits remontent généralement des conditions du geste artistique vers l'unité de la pensée esthétique. Les questionnements fusent autour de la notion phare de « l'instrumental » et de ses multiples dérivés. L'auteur s'inscrit dans l'Histoire en dressant un bilan porteur de la modernité musicale dans le dernier tiers du XXe siècle.
L'interrogation sur le livre n'a cessé de nourrir la philosophie d'Emmanuel Levinas. L'absence de cette question dans la tradition philosophique en marque les limites, tout en intimant d'en accroître le territoire. Un préalable critique s'impose: d'abord rompre avec une définition matérielle, instrumentale du livre, "chose parmi les choses', être-sous-la-main, ustensile de la transmission ou de la communication. Poser la question du livre n'exige-t-il pas aussi d'aller au-delà de la définition aristotélicienne de l'homme, animal doué de langage? Il faut encore interroger le rapport religieux au livre. En tant qu'animal doué de langage, l'homme en proie à l'inspiration n'est-il pas animal prophétique? Comment rendre compte du Livre des livres, la Bible? Au-delà de ce questionnement, Emmanuel Levinas fait place à une phénoménologie du livre tel que ce dernier apparaît dans ce qui a pour nom littérature. Doit-on mettre cet objet, qui est plus qu'un objet, du côté de l'ontologie, au point d'envisager une ontologie du livre, ou bien le livre tend-il à interrompre le cours de l'être?"
«J'ai passé avec Chopin plus d'heures que je n'en ai passé avec aucun auteur», confiait André Gide à une jeune pianiste en janvier 1951. Pianiste lui-même, et fin musicologue, l'écrivain avait à c'ur de restituer Chopin à ses contemporains, tant il sentait que l'interprétation qu'en donnaient certains virtuoses de son temps en voilait les accents singuliers et contrevenait à son chant le plus intime. Il fallait revenir aux ?uvres, à leurs «intentions». C'est comme critique qu'il choisit de faire part de sa «lecture» de Chopin, en proposant un fructueux rapprochement entre le compositeur des Scherzos et le poète des Fleurs du Mal. Gide se souvenait de ses années de jeunesse, où Baudelaire et Chopin étaient tenus l'un et l'autre pour infréquentables, et leurs ?uvres pour également «malsaines». Mais qu'avaient-elles vraiment en commun qui pût laisser craindre un tel ravissement des esprits ? N'était-ce pas à leur égale perfection que l'on devait ce «secret d'émerveillement auquel l'âme aventureuse s'expose sur des chemins non tracés d'avance» ? Il s'agissait dès lors que les interprètes ne vinssent pas gâter, par trop d'assurance, la «révélation» Chopin, cette pure disponibilité à l'inouï que recèle l'écriture.
Exposant les notions fondamentales de la philosophie phénoménologique de Husserl, ce livre - l'un des premiers - a contribué à le faire connaître en France. Il dégage ces notions à partir d'une théorie de l'intuition qui est une théorie de la vérité. La vérité équivaut à la manifestation - en original - par delà images et mots - des " choses elles-mêmes ", à leur apparaître " en chair et en os ". La phénoménologie serait un " retour aux choses elles-mêmes " et l'analyse de leur essentiel " se montrer ". Les notions husserliennes principales dégagées dans la présente étude - basée sur les ouvrages publiés du vivant du philosophe -, permettent d'accéder et à son ?uvre posthume, si importante, et aux recherches de l'ensemble de la pensée de notre temps, si profondément influencée dans sa problématique, ses débats et son langage, par la phénoménologie.
La Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.
Depuis la vague d'attentats de janvier 2015 jusque dans des tragédies plus récentes, une incompréhension mine notre société : comment des jeunes, français ou installés en France de longue date, peuvent-ils adopter des positions haineuses à l'égard de ceux qu'ils décrivent comme leurs ennemis ? Comment des campagnes de harcèlement peuvent-elles se développer sur les réseaux sociaux pour dénoncer les contenus de certains cours ? Les questions sont complexes, et n'appellent pas des réponses simplistes. Cet ouvrage - élaboré dans une perspective interdisciplinaire (droit, philosophie, psychologie, sciences de l'éducation, sociologie, théologie) - aborde concrètement les difficultés et les actions possibles, associant chercheurs et acteurs du terrain éducatif. Le monde éducatif est, en effet, confronté à la problématique du décalage entre discours se voulant scientifiques et dogmes religieux, menant dans certains cas au dysfonctionnement de l'institution scolaire (avec notamment le refus de participer à certains cours). La réflexion et l'action sur ce thème supposent donc de ne pas prendre de position surplombante, mais de pallier la méconnaissance du phénomène religieux chez une partie de ceux qui se confrontent à ses manifestations contemporaines, et de prendre la mesure des failles psychiques, intellectuelles, voire spirituelles de nos dispositifs collectifs d'éducation et de transmission du savoir. Les expressions religieuses contemporaines les plus extrêmes seraient alors à penser dans ce cadre du déficit des valeurs symboliques partagées qui feraient lien...