Plusieurs fois exposé, notamment en 1994 par les services culturels de l'Ambassade française à New York et en 2003 à la Bibliothèque nationale de France, cet ensemble de 90 photographies a été publié en 2017 sous la forme d'un livre d'artiste. Soignant la qualité de photogravure, les Editions de la Villette en proposent une nouvelle édition plus accessible. Les republier aujourd'hui s'impose dans le contexte actuel de retour des frontières en Europe, sur fond de crise pandémique et de guerres. Inaugurant la collection " Point visuel " des Editions de la Villette, ce recueil restitue dans son intégralité un important projet du photographe franco-américain Mikael Levin. Réalisé en 1993, celui-ci documente une situation singulière du continent européen. Au moment où les accords de Schengen, de 1985 et 1990, abolissent les barrières douanières, la guerre en Yougoslavie, à partir de 1991, remet au contraire en tension la question des identités nationales. De Bray-dune, au bord de la Mer du Nord, jusqu'à Offmarsheim en Alsace, Levin a longé la frontière entre la France et, successivement, la Belgique, le Luxembourg, l'Allemagne et la Suisse. Sur ce long tronçon, il a systématiquement photographié les traces qui subsistaient de l'ancienne démarcation : postes de douanes abandonnés, commerces transfrontaliers désaffectés, signalétique et marquages au sol obsolètes... Entre une tradition européenne de la limite conflictuelle entre Etats-nations et un imaginaire américain de la conquête progressive d'un monde meilleur, la frontière est saisie par Levin dans toute sa complexité culturelle et politique, dans une vision traversée par les sentiments ambivalents de mélancolie, d'optimisme et d'inquiétude. Résolument documentaire, son enquête photographique s'inspire de celles de la Mission Héliographique dans la France des années 1850 ou de la Farm Security Administration dans l'Amérique des années 1930. Plusieurs fois exposé, notamment en 1994 par les services culturels de l'Ambassade française à New York et en 2003 à la Bibliothèque nationale de France, cet ensemble de 90 photographies noir et blanc a été publié en 2017 sous la forme d'un luxueux livre d'artiste tiré en série limitée. Soignant la qualité de photogravure et d'impression, les Editions de la Villette en proposent une nouvelle édition intégrale plus accessible, accompagnée d'un texte de présentation de Mikael Levin et d'un essai critique inédit de l'historien de l'architecture Luc Baboulet. Republier aujourd'hui ces photographies s'impose dans le contexte actuel de retour des frontières en Europe, sur fond de crise pandémique, de montée des populismes et de guerre en Ukraine.
Nombre de pages
184
Date de parution
24/11/2022
Poids
1 166g
Largeur
240mm
Plus d'informations
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EAN
9782375560464
Titre
Au bord
Auteur
Levin Mikael ; Baboulet Luc
Editeur
VILLETTE
Largeur
240
Poids
1166
Date de parution
20221124
Nombre de pages
184,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Popper (1976) est un drame conjugal ayant pour point de départ un doigt dans le nez. Alors que Shvartziska se cure le nez, son mari, Shvartz, entre. A peine a-t-elle le temps de retirer son doigt que, pour des raisons obscures, son mari souhaite absolument l'embrasser. Shvartziska refuse ; Shvartz, qui ignore la raison de son refus, s'en offusque. Le soir, paniquée, Shvartziska demande conseil à Popper, le meilleur ami du couple. Lorsqu'il l'apprend, Shvartz enrage de savoir Popper, ce célibataire malheureux, au courant de leur intimité. Ce qui n'était qu'une colère devient une obsession. Qui sera la première victime de l'hystérie de Shvartz ? Dans Popper, archétype des comédies absurdes de Levin, l'auteur alterne dialogues courts et tirades, mêle le burlesque aux mots d'esprit, l'humour au tragique. Il ajoute même de la fantaisie avec des chansons de variété. Voici une pièce d'Hanokh Levin, mariage de la comédie et du drame, où les personnages, qu'ils soient amants, amis, amoureux, s'ennuient avec gaieté, pleurent en riant, se haïssent en chantant.
Les histoires d'amour finissent mal... en général. Sous ses dehors de jeune femme solitaire sans histoire, Constance cache de lourds secrets. Une chose est sûre, Constance porte bien son nom : quand elle aime quelqu'un, c'est pour la vie. Le jour où elle rencontre Samuel, le nouveau médecin du cabinet où elle travaille comme secrétaire, elle s'éprend de cet homme séduisant qui occupe toutes ses pensées. À l'affût de ses moindres faits et gestes, Constance développe une véritable obsession amoureuse et, dès les débuts de leur relation, elle n'imagine plus son avenir sans lui. Samuel, lui, est simplement en quête d'une agréable parenthèse. Lorsqu'il met fin à leur liaison, Constance refuse de se rendre à l'évidence. Pour elle, l'histoire ne fait que commencer. L'idylle laisse bientôt place à une traque sans relâche... « Une histoire captivante, remarquablement bien écrite. L'un des meilleurs romans que j'aie lus, qui s'inscrira facilement dans la lignée de La Fille du train. » Ruth Jones « Avec son humour noir et sa plume acérée, Levin signe un premier roman dont on ne fait qu'une bouchée. » Laura Marshall « Charlotte Levin écrit avec tant de justesse sur la solitude, l'attente, l'amour et la perte que je ne suis pas prête d'oublier ce roman. » Emma Flint
Au cours du processus de mise en forme, il est décisif que le projeteur puisse faire apparaître de façon explicite la pertinence de ses choix (un dessein) pour mieux en assurer la maîtrise. C'est le rôle des catégories architecturales, dans lesquelles on range des principes, des caractères, des relations et des opérations de même genre et de même domaine. Le domaine ici traité est celui de la morphologie des ouvrages et des espaces bâtis décrits par un dessin, muni de ses codes de représentation. Ces caractères morphologiques s'exercent par rapport à deux pôles opposés : celui des quantités spatiales, en partie mesurables, et celui des qualités spatiales, peu mesurables ou non mesurables, que nous désignons par l'adjectif topologique. Les caractères de position-situation en relation avec des limites spatiales matérialisées entrent ici en jeu. Quant aux propriétés et relations euclidiennes, elles résultent de la confrontation entre les deux polarités de quantité et de qualité. La forme euclidienne du contour d'un tracé apparaît comme une clef de composition entre les caractères morphologiques de taille avec ceux de position-situation des ouvrages bâtis, associés aux espaces qui leur correspondent. L'espace de l'architecture se présente alors comme un ensemble de lieux habités, délimités, où l'on peut se situer. Les catégories de la mise en forme suscitent trois questions fondamentales que le concepteur se pose dans tout processus de projet pour définir : — La forme du contour des espaces et des ouvrages bâtis, examinés en fonction de leurs caractères de régularité (propriétés et relations euclidiennes réglées par l'opérateur de groupe expérimental des déplacements dans la description de l'espace du projet). Le concept de régularité incorpore celui d'irrégularité, qui permet de faire apparaître par opposition, afin d'en évaluer le sens. — Les positions relatives de ces ouvrages et espaces, leur distribution et leur accessibilité ainsi que les relations entre aires et régions distinctes, notamment intérieures et extérieures, perçues en rapport à des limites identifiables (propriétés et relations topologiques, sous-jacentes à celles que l'on vient de mentionner). — Les dimensions de ces ouvrages et espaces dans un système d'évaluation des quantités quel qu'il soit (propriétés et relations de taille, de mesure et de proportion). Les catégories de la mise en forme du projet dessiné expriment les conditions d'existence de la conception et de la production architecturale ; elles s'inscrivent dans un mode de pensée et de faire hérité d'une histoire.
Au tournant des années 1990, la ville de Lille fut le théâtre d'une des opérations d'urbanisme les plus commentées et les plus controversées de la fin du xxe siècle, non seulement à l'échelle locale, mais aussi nationale et internationale. Baptisée Euralille, celle-ci portait sur un secteur de 70 hectares autour de la nouvelle gare Tgv qui allait bientôt mettre la capitale des Flandres à une heure des grandes métropoles européennes : Paris, Londres ou Bruxelles. Avec une trentaine d'années de recul, Valéry Didelon revient sur Euralille, devenu le troisième quartier d'affaires en France, en s'intéressant non pas tant à ses formes urbaines ou à son style architectural qu'au processus qui l'a généré et qui reflète le tournant néolibéral de l'aménagement des villes : mélange de déclin de l'Etat-providence, de montée en puissance des opérateurs privés et de crise du statut de l'architecte-urbaniste. L'ouvrage est ainsi organisé autour des trois personnages principaux de cette histoire, acteurs majeurs et pionniers de leurs domaines respectifs : Rem Koolhaas, architecte néerlandais de réputation mondiale qui deviendra l'une des plus grandes stars de l'architecture, Pierre Mauroy, maire socialiste de la ville et homme politique d'envergure nationale mais surtout Jean-Paul Baïetto, véritable manager de ce projet, créateur de la société d'économie mixte qui le finança, et inventeur en France, à cette occasion, de la figure mi-publique mi-privée de l'" aménageur ", aujourd'hui centrale dans les opérations urbanistiques. Armé d'une bibliographie et d'un index, le livre est complété par un entretien inédit avec Rem Koolhaas, réalisé par l'auteur.
Résumé : Ne requérant aucune connaissance préalable, l'ouvrage de l'ingénieur et l'architecte Marc Leyral vise à instruire tout lecteur sur les principes simples qui sous-tendent les structures les plus complexes. L'ouvrage prend forme d'un dialogue socratique entre un jeune élève et son maître qui l'introduit pas à pas aux notions fondamentales de l'art de bâtir. Les objets qui nous entourent, depuis le simple nid d'une hirondelle jusqu'à la halle d'un marché couvert, ne cessent de nous interroger sur les liens étroits et parfois mystérieux qui unissent formes, forces et matières. Mais la science des structures, indispensable à l'architecte qui les dessine tout comme à l'amateur qui cherche à les comprendre, peut s'avérer d'un abord intimidant. Ne requérant aucune connaissance préalable (outre les quatre opérations mathématiques de base), l'ouvrage de l'ingénieur et l'architecte Marc Leyral vise à instruire tout lecteur sur les principes simples qui sous-tendent les structures les plus complexes. Guidé par une volonté didactique affichée, l'ouvrage prend forme d'un dialogue socratique entre un jeune élève et son maître qui l'introduit pas à pas aux notions fondamentales de l'art de bâtir : Qu'est-ce qu'une force ? Comment les charges se répartissent dans les éléments d'une structure ? A quelles conditions celle-ci est-elle à l'équilibre ? Comment se comportent les matériaux soumis à différents types d'efforts ? Jusqu'à quel point résistent-ils ? Qu'est-ce qu'un arc, une voûte, un porte-à-faux ou une membrane sous-tendue ? Toutes ces questions sont systématiquement associées à l'analyse d'exemples précis, anciens ou contemporains, monumentaux ou ordinaires : du Centre Georges Pompidou à Paris aux abris vernaculaires en terre crue au Cameroun, du Panthéon de Rome à la grande toiture en béton de l'hippodrome de la Zarzuela à Madrid, des ponts de singe des Indiens des Andes au dôme géodésique de l'exposition universelle de Montréal en 1967. Accompagnés d'une riche iconographie, incluant près de 400 illustrations didactiques réalisées spécialement pour l'ouvrage, tous les chapitres se terminent par une fiche synthétique et une application pratique. La leçon apprise, il ne reste qu'un pas entre comprendre " pourquoi ça tient " et pouvoir imaginer de nouvelles structures.
En vue de bâtir, concrètement et immédiatement, une société modèle, ou du moins commencer à le faire, Jean-Baptiste André Godin, l'inventeur du célèbre poêle en fonte, associe de manière inédite le travail, le capital et le talent. Influencée par Charles Fourier, la solution sociale qu'il met en pratique se veut non seulement une tentative personnelle mais aussi un exemple à suivre et à améliorer. Sa critique du capitalisme industriel en plein essor est principalement morale. Elle ne peut aboutir que dans la construction d'une société autre, plus harmonieuse. Parce qu'il y a là une tentative de vivre et de travailler autrement, parce qu'il y a là une utopie, l'oeuvre de Godin interpelle et impose, plus que jamais, de l'étudier. Une série d'articles, de récits et de témoignages complète ce volume en rendant compte des jugements émis par des chroniqueurs, des réformateurs sociaux ou des écrivains parmi lesquels figure Émile Zola, au regard de l'expérience novatrice et audacieuse de Godin.