Hemingway professa toujours une admiration particulière pour l'œuvre de Meyer Levin (1906-1981). Parce que cette œuvre s'entendait à aller loin dans le registre de la sincérité : là où ça fait vraiment mal. Et parce qu'elle s'employait à cette fin avec un art bien propre à le séduire : un art attentif à effacer ses propres traces. De cela, le lecteur a déjà eu la preuve en découvrant le légendaire Crime (1956), qui inspira un film célèbre avec Orson Welles. Et il en aura la confirmation, éclatante, en lisant Frankie & Johnnie (1930), bref roman bizarrement en avance sur son époque (jamais traduit chez nous à ce jour) et qui se donne surtout l'air de n'avoir l'air de rien. Du Salinger avant la lettre, si l'on veut. Le thème de ce petit livre, écrit délibérément avec les mots de l'adolescence, traite du thème le plus banal en apparence (le seul, pourtant, selon Hitchcock) : Boy meets girl... On est à Chicago au début des années 30, dans une Amérique déjà très permissive, mais où il est posé (non sans peine) qu'on ne " couche " pas avant d'être prêt à épouser. Johnnie rencontre Frances (dite Frankie) dans une surprise-partie. Ils " sortent " ensemble ; et lui voudrait bien pousser l'affaire un peu plus loin, sans attendre... Las, depuis Tristan, on sait que ces histoires toutes simples ne demandent qu'à se compliquer.
Nombre de pages
169
Date de parution
18/03/2000
Poids
185g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782859406394
Titre
FRANKIE ET JOHNNIE
Auteur
Levin Meyer
Editeur
PHEBUS
Largeur
140
Poids
185
Date de parution
20000318
Nombre de pages
169,00 €
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Dans le Chicago des années vingt, deux jeunes promis à un brillant avenir sont persuadés de pouvoir exécuter un crime parfait. Une fois leur action minutieusement planifiée, ils iront jusqu'au bout. Un petit garçon est capturé. Une demande de rançon est exigée... Le narrateur, un camarade d'université et apprenti journaliste, n'est autre que Meyer Levin lui-même, qui s'est inspiré d'un fait divers authentique dans lequel il a été personnellement impliqué. Au-delà de la précision du reportage policier, le roman de Meyer Levin captive par sa force psychologique. Les protagonistes, après avoir défrayé la chronique en 1924, exercent toujours aujourd'hui une fascination qui dépasse l'horreur du crime.
Cette fiction (1956), qui fit comparer Meyer Levin à une sorte de Dostoïevski américain, se fonde sur un fait-divers authentique auquel l'auteur en sa jeunesse avait été mêlé malgré lui. Dans le Chicago des années 20, deux garçons surdoués, promis à un brillant avenir, croient pouvoir exécuter un crime parfait... et y réussissent presque. Crime, qui suscita l'enthousiasme de Hemingway (et inspira un film fameux avec Orson Welles), avait disparu des tables de la librairie. Sa remise au jour en 1996 fut saluée par toute la presse.
« La fois où Frankie et Johnnie se rencontrèrent, c'était ce jour où Steve, un bras passé sur les épaules de Johnnie, et l'autre sur le dossier du fauteuil de Frankie, lui avait dit : - C'est ma frangine. Johnnie l'avait regardée, il avait regardé son visage, puis ses pieds et essayé d'en sortir une bien bonne. Du genre : « Hou, le vilain cachottier ! » Mais en fait de vanne, rien n'était sorti. C'était ça qui le paralysait ; il n'avait pas trouvé mieux, et la sienne aurait pu être marrante, mais à la regarder ça ne semblait pas le genre de la fille. Il s'était contenté du « Hou ! » et avait affiché un air perplexe. C'était un beau brin de fille, dans ce fauteuil rembourré ; ça grouillait tellement de filles et de garçons dans la pièce qu'à un moment Johnnie fit un pas en arrière pour laisser le passage. Frankie dut se tordre le cou pour ne pas le perdre de vue. Elle avait les cheveux bruns, comme son frère, avec des reflets roux. Un roux qui ressortait quand la lumière y jouait... »
Dans le nord du Danemark, un homme et une femme courent dans la forêt. Ils se croisent par hasard alors que la nuit les surprend. Ils se perdent, se retrouvent, passent la nuit dans un abri à souffrir du froid et de la soif, à parler beaucoup. Hors de toute couverture réseau, la forêt de conte semble se refermer sur eux.4e de couverture : Dans le nord du Danemark, un homme et une femme courent dans la forêt. Ils se croisent par hasard alors que la nuit les surprend. Ils se perdent, se retrouvent, passent la nuit dans un abri à souffrir du froid et de la soif, à parler beaucoup. Hors de toute couverture réseau, la forêt de conte semble se refermer sur eux.Notes Biographiques : Née en 1965, diplômée de l'école des écrivains de Copenhague, Helle Helle rencontre le succès dès ses premiers livres. Traduite en plus de vingt langues, au programme des lycées et de l'université, récipiendaire de la plupart des grands prix danois et scandinaves, elle est l'une des figures majeures de la scène littéraire nordique
Le troisième et dernier tome de cette Intégrale regroupe les nouvelles écrites par Edgar Allan Poe de 1844 à sa mort en 1849. Pendant cette période crépusculaire d'errance, de drames et de maladie, sa productivité ne faiblit pas. Il compose plusieurs chefs-d'oeuvre, dont "Un récit aux monts Crénelés", "La lettre dérobée" , "Les faits concernant le cas Valdemar" ou encore "Saute-Grenouille". Présenté de manière chronologique, fruit du travail érudit et passionné de Christian Garcin et Thierry Gillybceuf, cet ultime volume clôt l'une des grandes entreprises de retraduction d'aujourd'hui. Il est augmenté de nombreuses notes et rythmé par des illustrations originales de Sophie Potié.
Paru en 1978, La Fuite extraordinaire de Johannes Ott est le roman qui a rendu Drago Jancar célèbre. Devenu culte, traduit en plusieurs langues, il paraît pour la première fois en français. Un mystérieux inconnu, Johannes Ott, sème le trouble dans une communauté agitée par les hérésies religieuses et menacée par une épidémie de peste toute proche. Rapidement, on finit par se convaincre que l'homme cache quelque chose. Arrêté, torturé, il avoue une emprise démoniaque. Il réussit néanmoins à s'échapper et commence une fuite éperdue dans une Europe centrale médiévale que Drago Jancar restitue ici avec la puissance et l'invention qu'on lui connaît.4e de couverture : Paru en 1978, La Fuite extraordinaire de Johannes Ott est le roman qui a rendu Drago Jancar célèbre. Devenu culte, traduit en plusieurs langues, il paraît pour la première fois en français. Un mystérieux inconnu, Johannes Ott, sème le trouble dans une communauté agitée par les hérésies religieuses et menacée par une épidémie de peste toute proche. Rapidement, on finit par se convaincre que l'homme cache quelque chose. Arrêté, torturé, il avoue une emprise démoniaque. Il réussit néanmoins à s'échapper et commence une fuite éperdue dans une Europe centrale médiévale que Drago Jancar restitue ici avec la puissance et l'invention qu'on lui connaît.Notes Biographiques : Né le 13 avril 1948 à Maribor, en Slovénie, Drago Jan¿ar connaît la prison en 1974 comme jeune journaliste opposé au régime communiste de Yougoslavie. Devenu scénariste puis éditeur, ses premiers romans l'imposent rapidement sur la scène littéraire slovène. Aujourd'hui traduit en plus de vingt langues, il est reconnu dans le monde entier. Lauréat de nombreux prix (Prix Herder en 2003, Prix européen de littérature en 2011), c'est avec Cette nuit, je l'ai vue (Phébus, Prix du meilleur livre étranger 2014) qu'il rencontre un large public en France. Son dernier roman paru est Six mois dans la vie de Ciril (Phébus, 2016).
Résumé : Micah Mortimer, la petite quarantaine routinière, coule des jours heureux dans un quartier tranquille de Baltimore. En voiture, au travail ou avec sa petite amie, il ne dévie jamais de sa route toute tracée ? jusqu'au jour où il trouve Brink Adams qui l'attend sur le pas de sa porte. Car l'adolescent fugueur en est sûr, Micah est son père biologique... Pour l'homme qui aimait ses habitudes, cette seconde chance sonne comme une malédiction.